Une offre iranienne en cours d’évaluation
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a indiqué que la proposition est « en cours d’examen », sans en dévoiler les détails. Selon le secrétaire d’État américain Marco Rubio, l’offre iranienne serait « meilleure que prévu », mais Washington insiste sur une exigence centrale : empêcher définitivement l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire.
Dans le même temps, Téhéran affirme que les États-Unis ne sont plus en position de « dicter leur politique » aux nations indépendantes, selon le porte-parole du ministère iranien de la Défense, Reza Talaei-Nik.
Téhéran réclame des garanties de sécurité
L’Iran conditionne tout accord à des garanties crédibles de sécurité, notamment contre toute attaque américano-israélienne. Son représentant à l’ONU, Amir Saeid Iravani, a insisté sur la nécessité d’une cessation durable des hostilités et du respect des droits souverains de l’Iran.
De son côté, le Qatar met en garde contre un scénario de « conflit gelé » dans la région, estimant qu’une instabilité prolongée pourrait raviver les violences à tout moment.
Une région déjà sous pression militaire
Sur le terrain, les tensions restent vives. Au Liban, des frappes israéliennes ont fait au moins quatre morts et 51 blessés, malgré le cessez-le-feu en vigueur. L’armée israélienne a également ordonné l’évacuation de 17 villages dans le sud du Liban, intensifiant la pression sur les zones frontalières.
Dans le même temps, le Mossad affirme avoir mené des opérations « révolutionnaires » en Iran et au Liban, évoquant des avancées stratégiques dans ses activités de renseignement.
Conséquences économiques et tensions énergétiques
Le conflit commence à peser sur les marchés mondiaux. Plusieurs compagnies aériennes low cost ont annulé des vols en raison de la hausse du prix du kérosène. Les cours du pétrole poursuivent également leur hausse, avec un Brent dépassant les 109 dollars.
Par ailleurs, un navire chargé de gaz naturel liquéfié a franchi le détroit d’Ormuz, une première depuis les perturbations liées au conflit, signalant une reprise partielle mais fragile des flux énergétiques.
Une situation toujours instable
Alors que les combats et les négociations diplomatiques se poursuivent en parallèle, la région reste marquée par une forte incertitude. Les acteurs internationaux multiplient les appels à la désescalade, mais aucune issue durable ne semble encore se dessiner.