Le 18 mai 2026 a marqué un tournant décisif dans l’histoire du commerce extérieur marocain. À Casablanca, le lancement du Guichet Unique Unifié PortNet a réuni une mobilisation exceptionnelle de responsables gouvernementaux, d’institutionnels et de représentants du secteur privé, venus porter une vision commune : celle d’un commerce extérieur plus fluide, digitalisé et compétitif.
Dans un contexte international en pleine mutation, tous les intervenants ont insisté sur un changement de paradigme : la performance ne dépend plus uniquement des infrastructures, mais de la capacité à intégrer les systèmes, à fluidifier les procédures et à exploiter efficacement la donnée.
Nizar Baraka : la convergence logistique et digitale comme socle stratégique
Parmi les interventions les plus structurantes, celle de M. Nizar Baraka a posé les bases d’une vision claire. Le ministre de l’Équipement et de l’Eau a rappelé les investissements massifs réalisés par le Maroc dans les infrastructures portuaires et logistiques, ayant permis de positionner le Royaume comme un carrefour stratégique des échanges.
Mais il a surtout insisté sur une évolution majeure : la compétitivité repose désormais sur la fluidité des chaînes logistiques et la coordination entre les acteurs. « Le secteur portuaire joue un rôle stratégique en tant que levier essentiel de souveraineté économique », a-t-il affirmé.
Il a mis en avant le rapprochement entre l’Agence nationale des ports et Tanger Med Port Authority comme une avancée décisive, permettant de bâtir un écosystème intégré et cohérent. Pour lui, PortNet est appelé à devenir un outil structurant, capable de centraliser, harmoniser et simplifier les procédures, tout en réduisant les ruptures d’information.
La digitalisation, dans cette optique, n’est pas seulement un levier technique, mais un pilier stratégique pour améliorer la performance collective et renforcer la compétitivité nationale.
Une convergence gouvernementale autour de la digitalisation
Les autres membres du gouvernement ont renforcé cette vision. M. Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce, a souligné l’importance du capital immatériel, estimant que les infrastructures doivent être accompagnées de systèmes performants pour être pleinement efficaces. Il a inscrit PortNet dans la continuité des réformes engagées depuis deux décennies.
Le ministre du Transport et de la Logistique, M. Abdessamad Kayouh, a qualifié le projet de « projet national structurant », mettant en avant ses impacts concrets : réduction des délais, fluidification des flux et amélioration des conditions logistiques.
Mme Zakia Driouich, secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime, a insisté sur les bénéfices pour un secteur fortement exportateur, évoquant des gains en efficacité et la nécessité de démocratiser l’usage de la plateforme auprès des opérateurs.
M. Omar Hejira, secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, a pour sa part souligné le caractère stratégique de la transformation numérique. Il a évoqué des gains de 20 à 50 % sur les délais et insisté sur l’ampleur du projet, capable de fédérer des dizaines de milliers d’utilisateurs et de traiter des millions de documents.
Youssef Ahouzi : une transformation opérationnelle en profondeur
Le directeur général de PORTNET S.A., M. Youssef Ahouzi, a apporté une lecture opérationnelle du projet. Il a décrit les limites du système actuel, marqué par la fragmentation des procédures, et présenté le nouveau portail comme une « rupture claire ».
Avec une interface unique, une saisie simplifiée et un accès en temps réel, PortNet vise à transformer l’expérience des opérateurs. Il a également insisté sur le rôle de la donnée et des technologies avancées dans le pilotage du commerce extérieur.
Pour lui, ce lancement constitue un véritable « point de bascule », marquant l’entrée dans une nouvelle ère où l’administration s’efface au profit du service.
Le secteur privé en attente de simplification et de performance
Du côté des opérateurs économiques, M. Mehdi Tazi, président de la CGEM, a plaidé pour une simplification radicale des procédures. Il a dénoncé les inefficacités liées au manque d’interopérabilité, évoquant un coût réel pour les entreprises.
Il a également appelé à renforcer la dynamique exportatrice, en élargissant la base des entreprises exportatrices et en augmentant la valeur ajoutée des produits marocains.
Hassan Sentissi : la simplification comme levier de compétitivité internationale
Dans ce paysage, l’intervention de M. Hassan Sentissi apporte un éclairage central. Le président de l’ASMEX a insisté sur une réalité incontournable : la simplification des procédures est désormais un levier stratégique de compétitivité.
« La performance d’un pays exportateur se mesure à la fluidité de ses procédures et à la rapidité de ses échanges », a-t-il affirmé, traduisant les attentes concrètes des opérateurs.
Il a salué le Guichet Unique Unifié comme une avancée majeure, permettant de centraliser les démarches, de réduire les coûts et d’améliorer la lisibilité pour les entreprises. Ce dispositif répond directement aux contraintes rencontrées par les exportateurs, notamment la multiplicité des interlocuteurs et les redondances administratives.
Toutefois, M. Hassan Sentissi a appelé à approfondir cette transformation. Il plaide pour une extension de l’interopérabilité à tous les modes de transport et pour une ouverture vers les partenaires internationaux, notamment africains. L’enjeu est de construire une chaîne logistique globale, intégrée et compétitive.
Il a également insisté sur l'importance d’inscrire cette plateforme dans une logique évolutive, en intégrant les retours des utilisateurs pour en garantir la performance dans la durée.
Des partenariats structurants pour accompagner la transformation
L’événement a été marqué par la signature de conventions stratégiques, notamment entre PORTNET, l’ANP et Tanger Med. Ces accords visent à renforcer les capacités de la plateforme et à bâtir une infrastructure intégrée, conforme aux standards internationaux.
Un point de bascule pour le modèle marocain
À travers l’ensemble des interventions, un message fort se dégage : le lancement de PortNet marque un changement de modèle. Il consacre le passage d’un système fragmenté à un écosystème intégré, fondé sur la coordination, la transparence et la performance.
Dans un contexte international en pleine mutation, tous les intervenants ont insisté sur un changement de paradigme : la performance ne dépend plus uniquement des infrastructures, mais de la capacité à intégrer les systèmes, à fluidifier les procédures et à exploiter efficacement la donnée.
Nizar Baraka : la convergence logistique et digitale comme socle stratégique
Parmi les interventions les plus structurantes, celle de M. Nizar Baraka a posé les bases d’une vision claire. Le ministre de l’Équipement et de l’Eau a rappelé les investissements massifs réalisés par le Maroc dans les infrastructures portuaires et logistiques, ayant permis de positionner le Royaume comme un carrefour stratégique des échanges.
Mais il a surtout insisté sur une évolution majeure : la compétitivité repose désormais sur la fluidité des chaînes logistiques et la coordination entre les acteurs. « Le secteur portuaire joue un rôle stratégique en tant que levier essentiel de souveraineté économique », a-t-il affirmé.
Il a mis en avant le rapprochement entre l’Agence nationale des ports et Tanger Med Port Authority comme une avancée décisive, permettant de bâtir un écosystème intégré et cohérent. Pour lui, PortNet est appelé à devenir un outil structurant, capable de centraliser, harmoniser et simplifier les procédures, tout en réduisant les ruptures d’information.
La digitalisation, dans cette optique, n’est pas seulement un levier technique, mais un pilier stratégique pour améliorer la performance collective et renforcer la compétitivité nationale.
Une convergence gouvernementale autour de la digitalisation
Les autres membres du gouvernement ont renforcé cette vision. M. Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce, a souligné l’importance du capital immatériel, estimant que les infrastructures doivent être accompagnées de systèmes performants pour être pleinement efficaces. Il a inscrit PortNet dans la continuité des réformes engagées depuis deux décennies.
Le ministre du Transport et de la Logistique, M. Abdessamad Kayouh, a qualifié le projet de « projet national structurant », mettant en avant ses impacts concrets : réduction des délais, fluidification des flux et amélioration des conditions logistiques.
Mme Zakia Driouich, secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime, a insisté sur les bénéfices pour un secteur fortement exportateur, évoquant des gains en efficacité et la nécessité de démocratiser l’usage de la plateforme auprès des opérateurs.
M. Omar Hejira, secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, a pour sa part souligné le caractère stratégique de la transformation numérique. Il a évoqué des gains de 20 à 50 % sur les délais et insisté sur l’ampleur du projet, capable de fédérer des dizaines de milliers d’utilisateurs et de traiter des millions de documents.
Youssef Ahouzi : une transformation opérationnelle en profondeur
Le directeur général de PORTNET S.A., M. Youssef Ahouzi, a apporté une lecture opérationnelle du projet. Il a décrit les limites du système actuel, marqué par la fragmentation des procédures, et présenté le nouveau portail comme une « rupture claire ».
Avec une interface unique, une saisie simplifiée et un accès en temps réel, PortNet vise à transformer l’expérience des opérateurs. Il a également insisté sur le rôle de la donnée et des technologies avancées dans le pilotage du commerce extérieur.
Pour lui, ce lancement constitue un véritable « point de bascule », marquant l’entrée dans une nouvelle ère où l’administration s’efface au profit du service.
Le secteur privé en attente de simplification et de performance
Du côté des opérateurs économiques, M. Mehdi Tazi, président de la CGEM, a plaidé pour une simplification radicale des procédures. Il a dénoncé les inefficacités liées au manque d’interopérabilité, évoquant un coût réel pour les entreprises.
Il a également appelé à renforcer la dynamique exportatrice, en élargissant la base des entreprises exportatrices et en augmentant la valeur ajoutée des produits marocains.
Hassan Sentissi : la simplification comme levier de compétitivité internationale
Dans ce paysage, l’intervention de M. Hassan Sentissi apporte un éclairage central. Le président de l’ASMEX a insisté sur une réalité incontournable : la simplification des procédures est désormais un levier stratégique de compétitivité.
« La performance d’un pays exportateur se mesure à la fluidité de ses procédures et à la rapidité de ses échanges », a-t-il affirmé, traduisant les attentes concrètes des opérateurs.
Il a salué le Guichet Unique Unifié comme une avancée majeure, permettant de centraliser les démarches, de réduire les coûts et d’améliorer la lisibilité pour les entreprises. Ce dispositif répond directement aux contraintes rencontrées par les exportateurs, notamment la multiplicité des interlocuteurs et les redondances administratives.
Toutefois, M. Hassan Sentissi a appelé à approfondir cette transformation. Il plaide pour une extension de l’interopérabilité à tous les modes de transport et pour une ouverture vers les partenaires internationaux, notamment africains. L’enjeu est de construire une chaîne logistique globale, intégrée et compétitive.
Il a également insisté sur l'importance d’inscrire cette plateforme dans une logique évolutive, en intégrant les retours des utilisateurs pour en garantir la performance dans la durée.
Des partenariats structurants pour accompagner la transformation
L’événement a été marqué par la signature de conventions stratégiques, notamment entre PORTNET, l’ANP et Tanger Med. Ces accords visent à renforcer les capacités de la plateforme et à bâtir une infrastructure intégrée, conforme aux standards internationaux.
Un point de bascule pour le modèle marocain
À travers l’ensemble des interventions, un message fort se dégage : le lancement de PortNet marque un changement de modèle. Il consacre le passage d’un système fragmenté à un écosystème intégré, fondé sur la coordination, la transparence et la performance.