Par Rachid Boufous
Les Chleuhs, il paraît que cela fait 2976 ans que vous existez officiellement !
On vous a collé un nouvel an comme si vous n’existiez pas avant cette date. Ighoud était votre ancêtre il y’a 315.000 ans. Les hahas qui fabriquaient des colliers à la grotte de Bozmoune à 115.000 ans aussi. Ainsi que les beni-snassen de la grotte du chameau à Tafoghalt qui s’amusaient à ouvrir le crâne d’un des leurs et le recoudre il y’a 40.000 ans aussi.
Sans oublier les Zemmours qui cultivaient les terres à oued beht près de Khemisset il ya 10.000 ans. Il est prouvé aujourd’hui que des bidaouis se baladaient tranquillement du côté de la grotte Thomas à Casablanca il y’a 700.000 ans.
Bref le marocain a toujours été là sur cette terre bénie du Maroc, et que forcément il ne pouvait être qu’Amazigh, Homosapiens ou Neandertal. Il n’est venu ni du Yémen comme ont voulu nous le faire croire les arabisants férocement attachés au Machrek, ni du Yabane (Japon). Vous êtes marocains et marocaines issus de cette terre. Vous n’êtes pas venus de l’est.
S’il fallait vous dater, vous seriez, à juste titre, le plus ancien peuple sur terre. Vous êtes l’aube de l’humanité intelligente, et vous avez prospéré et diffusé à travers le globe. Les européens descendent de vous, puisque vous avez traversé le détroit de Gibraltar il y’a plus de 6000 ans quand celui-ci ne faisait que 6 kilomètres avec une île au milieu. Vos enfants ont blanchi à cause de la dernière glaciation.
Les gènes le prouvent et le prouveront encore et encore. Mais bon il fallait vous donner une date de début. pas trop ancienne pour être crédible et pas trop récente pour ne pas vous recaler parmi les autres peuples apparus depuis le déluge. Donc les bonnes âmes se sont mises d’accord sur la prise de pouvoir d’un des vôtres du trône des pharaons, un certain Shosheng, il y’a 2976 ans. Soit.
Va pour Shosheng et ses potes venus de Tinjdad ou de Melaab pour prendre l’Égypte, même si les dernières découvertes attestent que des mecs de chez nous étaient en Égypte il y’a 4000 ans avant même l’émergence de l’Égypte des pharaons. Peut-être que ce sont vos ancêtres qui ont bâti cette extraordinaire civilisation du Nil. On ne sait jamais !
Bref, maintenant vous avez un nouvel an, un 14 janvier, qui correspond au Yennayer, date des semences en pays amazigh depuis la nuit des temps, et célébré chez les amazighs par moult réjouissances. C’est magnifique de voir aujourd’hui un consensus autour de cet événement qui célèbre l’identité marocaine.
Nous le devons à la volonté inébranlable de Sa Majesté le Roi, depuis vingt ans de réconcilier les marocains avec leurs origines et leur identité commune. Cette justice rendue aux amazighs est fondamentale et importante. Elle devrait s’accompagner de plus de justice sociale et de développement du pays Amazigh, qui reste en majorité en marge de la formidable mutation économique du Maroc.
Les Amazighs ont besoin aussi de leur quotepart de développement pays. Reconnaître leur langue et leur identité est important. Leur offrir plus de dignité et de partage des richesses nationales, c’est indispensable. Mais toutes ses célébrations et réjouissances sont un bon début. On ne peut pas tout avoir en même temps.
Cela fait des siècles que les Amazighs attendent cette reconnaissance, que tous les marocains partagent aujourd’hui. Aujourd’hui un saoudien et sa famille passent leurs vacances dans les hautes montagnes de l’Atlas, invités par un berger du nom de Rachid Ouebbass, dans ce pays Amazigh des cimes, oublié, sans réseau, sans routes et à l’Internet partiel. Le saoudien goûte avec joie à cette vie simple, boit l’eau de la neige qui fond au soleil, donne à manger aux chèvres de Rachid, les «Kharabich », comme les surnomme ce dernier. Il filme cette vie simple, chez des gens qui se contentent de peu, bravant les éléments de la nature, mais qui sont si heureux, car libres. Le mot Amazigh justement veut dir Homme Libre. Une belle leçon d’humanité et de vie. C’est cela le Maroc, c’est cela les Amazighs, on aime les autres humains du moment qu’ils nous respectent.
Aujourd’hui le Maroc nous fête, nous les Amazighs, mais cette fête et celle de tous les marocains et marocaines. C’est celle d’une humanité retrouvée, apaisée, sereine et enfin heureuse, car redevenue elle-même….
Bonne année Amazigh !
Bonne année les marocains d’où que vous venez, de quelques religion et langue que vous pratiquez : Nous sommes une seule et même Nation !
Bonne année les Chleuhs !
Rachid Boufous
14/01/2026
On vous a collé un nouvel an comme si vous n’existiez pas avant cette date. Ighoud était votre ancêtre il y’a 315.000 ans. Les hahas qui fabriquaient des colliers à la grotte de Bozmoune à 115.000 ans aussi. Ainsi que les beni-snassen de la grotte du chameau à Tafoghalt qui s’amusaient à ouvrir le crâne d’un des leurs et le recoudre il y’a 40.000 ans aussi.
Sans oublier les Zemmours qui cultivaient les terres à oued beht près de Khemisset il ya 10.000 ans. Il est prouvé aujourd’hui que des bidaouis se baladaient tranquillement du côté de la grotte Thomas à Casablanca il y’a 700.000 ans.
Bref le marocain a toujours été là sur cette terre bénie du Maroc, et que forcément il ne pouvait être qu’Amazigh, Homosapiens ou Neandertal. Il n’est venu ni du Yémen comme ont voulu nous le faire croire les arabisants férocement attachés au Machrek, ni du Yabane (Japon). Vous êtes marocains et marocaines issus de cette terre. Vous n’êtes pas venus de l’est.
S’il fallait vous dater, vous seriez, à juste titre, le plus ancien peuple sur terre. Vous êtes l’aube de l’humanité intelligente, et vous avez prospéré et diffusé à travers le globe. Les européens descendent de vous, puisque vous avez traversé le détroit de Gibraltar il y’a plus de 6000 ans quand celui-ci ne faisait que 6 kilomètres avec une île au milieu. Vos enfants ont blanchi à cause de la dernière glaciation.
Les gènes le prouvent et le prouveront encore et encore. Mais bon il fallait vous donner une date de début. pas trop ancienne pour être crédible et pas trop récente pour ne pas vous recaler parmi les autres peuples apparus depuis le déluge. Donc les bonnes âmes se sont mises d’accord sur la prise de pouvoir d’un des vôtres du trône des pharaons, un certain Shosheng, il y’a 2976 ans. Soit.
Va pour Shosheng et ses potes venus de Tinjdad ou de Melaab pour prendre l’Égypte, même si les dernières découvertes attestent que des mecs de chez nous étaient en Égypte il y’a 4000 ans avant même l’émergence de l’Égypte des pharaons. Peut-être que ce sont vos ancêtres qui ont bâti cette extraordinaire civilisation du Nil. On ne sait jamais !
Bref, maintenant vous avez un nouvel an, un 14 janvier, qui correspond au Yennayer, date des semences en pays amazigh depuis la nuit des temps, et célébré chez les amazighs par moult réjouissances. C’est magnifique de voir aujourd’hui un consensus autour de cet événement qui célèbre l’identité marocaine.
Nous le devons à la volonté inébranlable de Sa Majesté le Roi, depuis vingt ans de réconcilier les marocains avec leurs origines et leur identité commune. Cette justice rendue aux amazighs est fondamentale et importante. Elle devrait s’accompagner de plus de justice sociale et de développement du pays Amazigh, qui reste en majorité en marge de la formidable mutation économique du Maroc.
Les Amazighs ont besoin aussi de leur quotepart de développement pays. Reconnaître leur langue et leur identité est important. Leur offrir plus de dignité et de partage des richesses nationales, c’est indispensable. Mais toutes ses célébrations et réjouissances sont un bon début. On ne peut pas tout avoir en même temps.
Cela fait des siècles que les Amazighs attendent cette reconnaissance, que tous les marocains partagent aujourd’hui. Aujourd’hui un saoudien et sa famille passent leurs vacances dans les hautes montagnes de l’Atlas, invités par un berger du nom de Rachid Ouebbass, dans ce pays Amazigh des cimes, oublié, sans réseau, sans routes et à l’Internet partiel. Le saoudien goûte avec joie à cette vie simple, boit l’eau de la neige qui fond au soleil, donne à manger aux chèvres de Rachid, les «Kharabich », comme les surnomme ce dernier. Il filme cette vie simple, chez des gens qui se contentent de peu, bravant les éléments de la nature, mais qui sont si heureux, car libres. Le mot Amazigh justement veut dir Homme Libre. Une belle leçon d’humanité et de vie. C’est cela le Maroc, c’est cela les Amazighs, on aime les autres humains du moment qu’ils nous respectent.
Aujourd’hui le Maroc nous fête, nous les Amazighs, mais cette fête et celle de tous les marocains et marocaines. C’est celle d’une humanité retrouvée, apaisée, sereine et enfin heureuse, car redevenue elle-même….
Bonne année Amazigh !
Bonne année les marocains d’où que vous venez, de quelques religion et langue que vous pratiquez : Nous sommes une seule et même Nation !
Bonne année les Chleuhs !
Rachid Boufous
14/01/2026