​Casablanca et Istanbul veulent créer un corridor financier : l’accord devra encore produire des résultats


Rédigé par La rédaction le Dimanche 12 Juillet 2026



Casablanca Finance City Authority et Istanbul Financial Center ont signé, le 23 juin 2026 à Istanbul, un mémorandum d’entente destiné à renforcer les relations financières entre le Maroc, la Türkiye et les marchés africains. L’accord prévoit des échanges d’expertise, la promotion d’opportunités d’investissement et des initiatives communes dans la finance verte, la finance numérique et la formation.

Sur le papier, le rapprochement possède une logique. Casablanca se positionne comme une porte d’entrée vers l’Afrique, tandis qu’Istanbul cherche à consolider son rôle de carrefour entre l’Europe, l’Asie centrale, le Moyen-Orient et les économies du Golfe. Relier les deux places peut faciliter l’installation d’entreprises, les financements croisés et le développement de services spécialisés.

Il faut toutefois rappeler ce qu’est un mémorandum : un cadre de coopération, pas encore un flux d’investissements. Son efficacité devra être mesurée à travers des projets identifiables, des entreprises effectivement accompagnées et des capitaux mobilisés. Sans indicateurs publics, le « corridor financier » risque de rester une expression séduisante.

Casablanca Finance City accueille déjà environ 240 entreprises et revendique plus de 7.000 emplois. Sa montée en puissance ne fait pourtant pas disparaître les critiques sur l’impact réel de ces hubs sur l’emploi local, les PME ou la réduction des inégalités.

Le partenariat avec Istanbul ouvre une piste crédible. La suite dira s’il crée un pont économique concret ou une nouvelle ligne dans la longue collection des accords institutionnels bien intentionnés.




Dimanche 12 Juillet 2026
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