Quand les stars du cinéma passent à l’écriture
Après l’écran, place à l’écriture. Début 2026 marque l’arrivée en français des premiers romans de deux figures majeures du cinéma nord-américain : l’Américain Tom Hanks et le Canadien Keanu Reeves. Deux ouvrages très différents, mais qui témoignent d’un même désir de prolonger la narration au-delà du grand écran.
Paru aux États-Unis en 2023, "Naissance d’un chef-d’œuvre du cinéma" (Seuil) arrive en librairie en France le 16 janvier. À 69 ans, Tom Hanks y plonge le lecteur dans les coulisses mouvementées du tournage d’un film de super-héros au budget démesuré. L’acteur de "Forrest Gump" et "Apollo 13" y porte un regard d’initié sur l’industrie du cinéma, dévoilant les efforts humains, techniques et artistiques nécessaires à la fabrication d’un film spectaculaire. Un hommage au septième art, nourri par une expérience de plusieurs décennies à Hollywood.
Keanu Reeves, 61 ans, ajoute quant à lui une nouvelle corde à son arc. Acteur, réalisateur et musicien, il signe son premier roman avec Le livre d’ailleurs (Au diable vauvert), co-écrit avec l’écrivain britannique China Miéville, figure reconnue de la science-fiction et du fantastique. Le récit suit le parcours d’un guerrier immortel et prolonge l’univers de BRZRKR, série de comics créée et scénarisée par Reeves. Une incursion assumée dans la science-fiction, où se mêlent mythologie, violence et questionnements existentiels.
Une rentrée littéraire étrangère dense et engagée
Ces deux parutions s’inscrivent dans une rentrée littéraire de janvier particulièrement riche en traductions anglo-saxonnes et européennes. Parmi les titres attendus figure "La voie" (Gallmeister), le nouveau roman de l’Américain Gabriel Tallent, auteur du best-seller "My Absolute Darling". Il y explore une histoire d’amitié sur fond de désert des Mojaves, en Californie.
Le prestigieux Booker Prize est également à l’honneur avec "Chair" (Albin Michel), du Britanno-Hongrois David Szalay, tandis qu’Anna Hope s’intéresse aux tensions et aux héritages d’une famille d’aristocrates anglais dans "Nos héritages" (Gallimard).
Un recueil posthume de l’écrivain américain Russell Banks, "American Spirits" (Actes Sud), réunit trois nouvelles ancrées dans les États-Unis de Donald Trump, offrant un regard critique sur une société en pleine fracture. Toujours sous forme de nouvelles, la Mexicaine Dahlia de la Cerda livre, avec "Mexico Médée" (Éditions du sous-sol), un récit brutal et sans concessions sur le sort des adolescents enrôlés par les cartels de la drogue.
Du côté de l’Italie, Sandro Veronesi, l’un des écrivains les plus reconnus de sa génération, publie "Septembre noir" (Grasset), un drame familial situé dans une station balnéaire en 1972. Enfin, très remarqué dans son pays, le premier roman du Hongrois Gábor Zoltán, "L’ivresse de la violence" (Belfond), revient sur les crimes de la milice fasciste des Croix-Fléchées à Budapest en 1944.
Entre récits intimes, fresques historiques et fictions engagées, cette rentrée littéraire de janvier s’annonce comme un panorama dense et contrasté de la création étrangère contemporaine.
Après l’écran, place à l’écriture. Début 2026 marque l’arrivée en français des premiers romans de deux figures majeures du cinéma nord-américain : l’Américain Tom Hanks et le Canadien Keanu Reeves. Deux ouvrages très différents, mais qui témoignent d’un même désir de prolonger la narration au-delà du grand écran.
Paru aux États-Unis en 2023, "Naissance d’un chef-d’œuvre du cinéma" (Seuil) arrive en librairie en France le 16 janvier. À 69 ans, Tom Hanks y plonge le lecteur dans les coulisses mouvementées du tournage d’un film de super-héros au budget démesuré. L’acteur de "Forrest Gump" et "Apollo 13" y porte un regard d’initié sur l’industrie du cinéma, dévoilant les efforts humains, techniques et artistiques nécessaires à la fabrication d’un film spectaculaire. Un hommage au septième art, nourri par une expérience de plusieurs décennies à Hollywood.
Keanu Reeves, 61 ans, ajoute quant à lui une nouvelle corde à son arc. Acteur, réalisateur et musicien, il signe son premier roman avec Le livre d’ailleurs (Au diable vauvert), co-écrit avec l’écrivain britannique China Miéville, figure reconnue de la science-fiction et du fantastique. Le récit suit le parcours d’un guerrier immortel et prolonge l’univers de BRZRKR, série de comics créée et scénarisée par Reeves. Une incursion assumée dans la science-fiction, où se mêlent mythologie, violence et questionnements existentiels.
Une rentrée littéraire étrangère dense et engagée
Ces deux parutions s’inscrivent dans une rentrée littéraire de janvier particulièrement riche en traductions anglo-saxonnes et européennes. Parmi les titres attendus figure "La voie" (Gallmeister), le nouveau roman de l’Américain Gabriel Tallent, auteur du best-seller "My Absolute Darling". Il y explore une histoire d’amitié sur fond de désert des Mojaves, en Californie.
Le prestigieux Booker Prize est également à l’honneur avec "Chair" (Albin Michel), du Britanno-Hongrois David Szalay, tandis qu’Anna Hope s’intéresse aux tensions et aux héritages d’une famille d’aristocrates anglais dans "Nos héritages" (Gallimard).
Un recueil posthume de l’écrivain américain Russell Banks, "American Spirits" (Actes Sud), réunit trois nouvelles ancrées dans les États-Unis de Donald Trump, offrant un regard critique sur une société en pleine fracture. Toujours sous forme de nouvelles, la Mexicaine Dahlia de la Cerda livre, avec "Mexico Médée" (Éditions du sous-sol), un récit brutal et sans concessions sur le sort des adolescents enrôlés par les cartels de la drogue.
Du côté de l’Italie, Sandro Veronesi, l’un des écrivains les plus reconnus de sa génération, publie "Septembre noir" (Grasset), un drame familial situé dans une station balnéaire en 1972. Enfin, très remarqué dans son pays, le premier roman du Hongrois Gábor Zoltán, "L’ivresse de la violence" (Belfond), revient sur les crimes de la milice fasciste des Croix-Fléchées à Budapest en 1944.
Entre récits intimes, fresques historiques et fictions engagées, cette rentrée littéraire de janvier s’annonce comme un panorama dense et contrasté de la création étrangère contemporaine.