En Espagne, une proposition de loi visant à faciliter l’accès à la nationalité espagnole pour des Sahraouis nés avant le 26 février 1976 continue d’alimenter le débat politique. Le texte, porté par des forces de gauche, se fonde sur la période où l’Espagne administrait encore le territoire. Il ne s’agit donc pas, à ce stade, d’une décision gouvernementale actée ni d’un droit automatiquement ouvert.
Cette nuance compte. Présenter Madrid comme déjà prête à naturaliser massivement les personnes concernées serait aller trop vite. Le texte reste soumis aux arbitrages parlementaires et aux rapports de force entre partis. Le PSOE, notamment, s’est montré réservé face à une initiative dont les implications diplomatiques avec le Maroc sont évidentes.
Au-delà du droit de la nationalité, cette affaire réactive une question plus large : celle de la responsabilité historique de l’Espagne dans le dossier du Sahara.
Pour Rabat, tout dispositif administratif qui donnerait une lecture politique distincte du statut des provinces du Sud serait observé avec attention. Pour Madrid, l’équation est délicate : répondre à une revendication mémorielle sans fragiliser le rapprochement diplomatique engagé avec le Maroc.
Cette nuance compte. Présenter Madrid comme déjà prête à naturaliser massivement les personnes concernées serait aller trop vite. Le texte reste soumis aux arbitrages parlementaires et aux rapports de force entre partis. Le PSOE, notamment, s’est montré réservé face à une initiative dont les implications diplomatiques avec le Maroc sont évidentes.
Au-delà du droit de la nationalité, cette affaire réactive une question plus large : celle de la responsabilité historique de l’Espagne dans le dossier du Sahara.
Pour Rabat, tout dispositif administratif qui donnerait une lecture politique distincte du statut des provinces du Sud serait observé avec attention. Pour Madrid, l’équation est délicate : répondre à une revendication mémorielle sans fragiliser le rapprochement diplomatique engagé avec le Maroc.