On parle beaucoup d’investissement, de croissance, de compétitivité, de fiscalité, de grands projets. Mais celui qui paie, celui qui subit les hausses, celui qui voit son panier se réduire, reste souvent au bout de la chaîne : visible dans les statistiques, mais trop peu entendu dans les décisions.
La question n’est pas de nier les contraintes économiques. Les prix peuvent augmenter pour des raisons réelles : sécheresse, transport, énergie, importations, tensions internationales. Mais lorsque chaque crise devient une occasion d’élargir certaines marges, lorsque les circuits restent opaques, lorsque la concurrence paraît faible, le doute s’installe. Et ce doute est dangereux.
Un marché ne peut fonctionner durablement que s’il inspire confiance. Or la confiance suppose trois choses : des règles claires, des contrôles crédibles et des sanctions visibles. Sans cela, le citoyen a le sentiment que l’économie fonctionne toujours dans le même sens : les risques pour lui, les bénéfices pour d’autres.
Défendre le consommateur, ce n’est pas s’attaquer à l’entreprise. C’est protéger le marché contre ses propres excès. Une entreprise qui produit, innove, investit et crée de l’emploi mérite d’être soutenue. Mais une rente qui profite de l’opacité ne mérite pas d’être confondue avec l’esprit d’entreprise.
C’est ici que le politique doit revenir. Non pour administrer chaque prix, mais pour garantir que personne ne puisse transformer la liberté économique en permis d’abuser. L’État doit être arbitre, pas spectateur. Régulateur, pas simple commentateur. Protecteur du citoyen, pas gardien silencieux des déséquilibres.
Le Maroc a besoin d’un nouveau contrat de confiance économique : liberté d’entreprendre, oui ; concurrence réelle, oui ; transparence des marges, oui ; lutte contre la spéculation, oui ; protection du pouvoir d’achat, absolument.
Car au fond, la question est simple : un marché qui oublie le citoyen peut-il encore prétendre servir le pays ?
La question n’est pas de nier les contraintes économiques. Les prix peuvent augmenter pour des raisons réelles : sécheresse, transport, énergie, importations, tensions internationales. Mais lorsque chaque crise devient une occasion d’élargir certaines marges, lorsque les circuits restent opaques, lorsque la concurrence paraît faible, le doute s’installe. Et ce doute est dangereux.
Un marché ne peut fonctionner durablement que s’il inspire confiance. Or la confiance suppose trois choses : des règles claires, des contrôles crédibles et des sanctions visibles. Sans cela, le citoyen a le sentiment que l’économie fonctionne toujours dans le même sens : les risques pour lui, les bénéfices pour d’autres.
Défendre le consommateur, ce n’est pas s’attaquer à l’entreprise. C’est protéger le marché contre ses propres excès. Une entreprise qui produit, innove, investit et crée de l’emploi mérite d’être soutenue. Mais une rente qui profite de l’opacité ne mérite pas d’être confondue avec l’esprit d’entreprise.
C’est ici que le politique doit revenir. Non pour administrer chaque prix, mais pour garantir que personne ne puisse transformer la liberté économique en permis d’abuser. L’État doit être arbitre, pas spectateur. Régulateur, pas simple commentateur. Protecteur du citoyen, pas gardien silencieux des déséquilibres.
Le Maroc a besoin d’un nouveau contrat de confiance économique : liberté d’entreprendre, oui ; concurrence réelle, oui ; transparence des marges, oui ; lutte contre la spéculation, oui ; protection du pouvoir d’achat, absolument.
Car au fond, la question est simple : un marché qui oublie le citoyen peut-il encore prétendre servir le pays ?