S&P Global Ratings a explicitement relevé en juillet la sélection de Tanger Med comme port-hub au sein de Gemini Cooperation, l’alliance opérationnelle constituée par Maersk et Hapag-Lloyd. Les outils de réseau publiés par Hapag-Lloyd confirment par ailleurs la présence de Tanger Med sur plusieurs services Gemini reliant notamment l’Europe, l’Asie, l’Inde et le Moyen-Orient.
Cette information est beaucoup plus importante qu’une nouvelle escale de navire.
Dans le transport maritime moderne, les grandes compagnies organisent leurs réseaux autour d’un nombre limité de hubs principaux. Les grands navires y déposent des milliers de conteneurs, ensuite redistribués par d’autres lignes vers des dizaines de ports secondaires.
Être choisi comme hub signifie donc attirer du trafic. Mais surtout devenir indispensable à l’organisation du trafic des autres.
Tanger Med possède pour cela un avantage géographique évident : le détroit de Gibraltar, au croisement de la Méditerranée et de l’Atlantique, à quelques kilomètres seulement de l’Europe et à l’entrée des routes vers l’Afrique occidentale.
Ce positionnement géographique ne suffirait pourtant pas sans efficacité portuaire, capacités de transbordement et connexions industrielles.
La véritable force de Tanger Med réside justement dans l’association entre port et industrie.
Un conteneur peut y transiter. Mais une voiture peut aussi être produite à proximité, exportée et intégrée directement aux chaînes logistiques mondiales.
C’est ici que la question dépasse le maritime.
Plus les grandes alliances considèrent Tanger Med comme un nœud indispensable, plus le Maroc améliore indirectement son attractivité industrielle. Une usine installée au Royaume bénéficie alors d’un accès plus fréquent et plus diversifié aux marchés mondiaux.
Hapag-Lloyd utilisait déjà Tanger Med comme passerelle vers plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment pour des services reliant Mauritanie, Guinée, Sierra Leone, Liberia, Sénégal, Ghana ou Côte d’Ivoire.
Le port devient ainsi une sorte de rond-point maritime entre l’Europe, l’Afrique et les grandes lignes est-ouest.
Mais le succès produit aussi sa propre contrainte : capacité, congestion, disponibilité foncière, infrastructures ferroviaires et routières devront continuer à suivre.
La prochaine bataille de Tanger Med ne sera donc plus seulement celle des records de conteneurs. Elle sera celle de la valeur créée autour de chaque conteneur. Car un grand pays portuaire fait passer les marchandises.
Une puissance logistique parvient, elle, à construire de l’industrie autour de leur passage.
Cette information est beaucoup plus importante qu’une nouvelle escale de navire.
Dans le transport maritime moderne, les grandes compagnies organisent leurs réseaux autour d’un nombre limité de hubs principaux. Les grands navires y déposent des milliers de conteneurs, ensuite redistribués par d’autres lignes vers des dizaines de ports secondaires.
Être choisi comme hub signifie donc attirer du trafic. Mais surtout devenir indispensable à l’organisation du trafic des autres.
Tanger Med possède pour cela un avantage géographique évident : le détroit de Gibraltar, au croisement de la Méditerranée et de l’Atlantique, à quelques kilomètres seulement de l’Europe et à l’entrée des routes vers l’Afrique occidentale.
Ce positionnement géographique ne suffirait pourtant pas sans efficacité portuaire, capacités de transbordement et connexions industrielles.
La véritable force de Tanger Med réside justement dans l’association entre port et industrie.
Un conteneur peut y transiter. Mais une voiture peut aussi être produite à proximité, exportée et intégrée directement aux chaînes logistiques mondiales.
C’est ici que la question dépasse le maritime.
Plus les grandes alliances considèrent Tanger Med comme un nœud indispensable, plus le Maroc améliore indirectement son attractivité industrielle. Une usine installée au Royaume bénéficie alors d’un accès plus fréquent et plus diversifié aux marchés mondiaux.
Hapag-Lloyd utilisait déjà Tanger Med comme passerelle vers plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment pour des services reliant Mauritanie, Guinée, Sierra Leone, Liberia, Sénégal, Ghana ou Côte d’Ivoire.
Le port devient ainsi une sorte de rond-point maritime entre l’Europe, l’Afrique et les grandes lignes est-ouest.
Mais le succès produit aussi sa propre contrainte : capacité, congestion, disponibilité foncière, infrastructures ferroviaires et routières devront continuer à suivre.
La prochaine bataille de Tanger Med ne sera donc plus seulement celle des records de conteneurs. Elle sera celle de la valeur créée autour de chaque conteneur. Car un grand pays portuaire fait passer les marchandises.
Une puissance logistique parvient, elle, à construire de l’industrie autour de leur passage.