Et tu enlèves ce que les jours
Ont laissé dans mon cœur.
Tu chasses les absents, les étrangers,
Les colonisateurs et les pièges amers.
Je suis celle vers qui vient la douleur,
Celle qui ne craint pas
Les furies de la mer.
Je tiens la douleur,
Sans la fuir.
Je tiens la douleur,
Pour qu’elle ne me détruise pas,
Mais me traverse.
Ton visage se lève des décombres,
Ton être interroge les ruines.
Dans ta main meurtrie,
Tu tiens les épines de la Nakba.
Quand l’histoire ou l’oubli te foudroie,
Je recueille
Les fragments de ta douleur.
Je tiens la douleur,
Sans détourner les yeux.
Je tiens la douleur,
Pour que la mémoire reste,
Vivante.
Les mots tant désirés
Tissent la clémence de la nuit.
Ton ombre se brise dans ma main
Comme une blessure du corps.
La guerre et le froid ravagent
Les collines blanches alentour.
Le langage se défait,
La métaphore fuit la douleur.
Dans la nuit sans âme,
Quelque chose attend l’aurore.
Je tiens la douleur,
Jusqu’au matin.
Je tiens la douleur,
Pour que l’aube
Puisse venir.
La nuit écoute.
Le silence respire.
Et l’aube,
Attend.
Ont laissé dans mon cœur.
Tu chasses les absents, les étrangers,
Les colonisateurs et les pièges amers.
Je suis celle vers qui vient la douleur,
Celle qui ne craint pas
Les furies de la mer.
Je tiens la douleur,
Sans la fuir.
Je tiens la douleur,
Pour qu’elle ne me détruise pas,
Mais me traverse.
Ton visage se lève des décombres,
Ton être interroge les ruines.
Dans ta main meurtrie,
Tu tiens les épines de la Nakba.
Quand l’histoire ou l’oubli te foudroie,
Je recueille
Les fragments de ta douleur.
Je tiens la douleur,
Sans détourner les yeux.
Je tiens la douleur,
Pour que la mémoire reste,
Vivante.
Les mots tant désirés
Tissent la clémence de la nuit.
Ton ombre se brise dans ma main
Comme une blessure du corps.
La guerre et le froid ravagent
Les collines blanches alentour.
Le langage se défait,
La métaphore fuit la douleur.
Dans la nuit sans âme,
Quelque chose attend l’aurore.
Je tiens la douleur,
Jusqu’au matin.
Je tiens la douleur,
Pour que l’aube
Puisse venir.
La nuit écoute.
Le silence respire.
Et l’aube,
Attend.
​Ce poème explore une relation intime à la douleur, non comme une fuite mais comme un acte d’accueil et de partage.
La voix poétique se présente comme celle qui accepte de porter ce que les jours ont laissé : les absences, les blessures de l’histoire, les pièges de la domination et de l’exil. Elle ne craint ni la mer ni la tempête, affirmant une force intérieure face aux furies du monde.
Au cœur des décombres et des ruines, l’autre surgit, tenant dans sa main meurtrie les épines de la Nakba. La douleur devient alors collective, fragmentée, mais partagée, refusant l’oubli. Les mots, longtemps désirés, tentent de retisser une clémence nocturne, même lorsque le langage se brise et que la métaphore échoue à dire l’horreur.
La guerre, le froid et le silence envahissent le paysage, mais le poème se conclut sur une attente fragile : celle de l’aurore, symbole d’un possible apaisement et d’une renaissance intérieure.
Au cœur des décombres et des ruines, l’autre surgit, tenant dans sa main meurtrie les épines de la Nakba. La douleur devient alors collective, fragmentée, mais partagée, refusant l’oubli. Les mots, longtemps désirés, tentent de retisser une clémence nocturne, même lorsque le langage se brise et que la métaphore échoue à dire l’horreur.
La guerre, le froid et le silence envahissent le paysage, mais le poème se conclut sur une attente fragile : celle de l’aurore, symbole d’un possible apaisement et d’une renaissance intérieure.