Poème, version mise en musique, à écouter
Pour ceux qui aiment encore lire : L’Enfant que le Monde n’a pas Protégé
Je cherche un enfant de Gaza,
Aux cheveux blonds, aux cheveux noirs,
Aux cheveux bruns, aux cheveux bouclés,
Aux cheveux de martre.
Je l’ai aperçu, assis dans un coin, par terre,
Recroquevillé sur lui-même comme un bouquet de roses.
Je l’ai aperçu à travers les pieds des passants,
À travers les cris, les gémissements,
À travers les larmes et les blessures,
À travers l’oppression et le tourment.
Je cherche l’innocence, la beauté,
Je cherche l’enfant de Gaza.
S’il nous voit depuis l’autre côté,
Qu’il nous fasse signe,
Qu’il nous lance encore
Un bouquet de violettes.
Ses yeux regardaient la dévastation
Avec le calme ancien d’un sage.
Peut-être songeait-il
À quel point ce monde est criminel.
Je n’ai pas été créé pour voir la destruction,
Ni pour entendre les cris.
Je n’ai pas été créé pour qu’on me coupe les membres,
Ni pour mourir sous les décombres.
Je cherche l’innocence, la beauté,
Je cherche l’enfant de Gaza.
S’il nous voit depuis l’autre côté,
Qu’il nous fasse signe,
Qu’il nous lance encore
Un bouquet de violettes.
J’ai été créé pour la vie, moi.
Pour fleurir comme les feuilles d’olivier.
J’ai été créé pour jouer,
Et apprendre à aimer.
Ô comme le monde alentour demeurait froid et dur.
Il était seul, vraiment seul.
Puis il remarqua le photographe,
Et dans ce chaos, il sourit.
Il leva la main, légère,
Comme on offre une fleur.
Un geste simple, fragile,
Pour nous, derrière nos écrans,
Derrière la brume de nos yeux.
Je cherche l’innocence, la beauté,
Je cherche l’enfant de Gaza.
Si vous le trouvez, dites-lui
Que nous regardons encore,
Et que nous attendons
Son bouquet de violettes.
Aux cheveux blonds, aux cheveux noirs,
Aux cheveux bruns, aux cheveux bouclés,
Aux cheveux de martre.
Je l’ai aperçu, assis dans un coin, par terre,
Recroquevillé sur lui-même comme un bouquet de roses.
Je l’ai aperçu à travers les pieds des passants,
À travers les cris, les gémissements,
À travers les larmes et les blessures,
À travers l’oppression et le tourment.
Je cherche l’innocence, la beauté,
Je cherche l’enfant de Gaza.
S’il nous voit depuis l’autre côté,
Qu’il nous fasse signe,
Qu’il nous lance encore
Un bouquet de violettes.
Ses yeux regardaient la dévastation
Avec le calme ancien d’un sage.
Peut-être songeait-il
À quel point ce monde est criminel.
Je n’ai pas été créé pour voir la destruction,
Ni pour entendre les cris.
Je n’ai pas été créé pour qu’on me coupe les membres,
Ni pour mourir sous les décombres.
Je cherche l’innocence, la beauté,
Je cherche l’enfant de Gaza.
S’il nous voit depuis l’autre côté,
Qu’il nous fasse signe,
Qu’il nous lance encore
Un bouquet de violettes.
J’ai été créé pour la vie, moi.
Pour fleurir comme les feuilles d’olivier.
J’ai été créé pour jouer,
Et apprendre à aimer.
Ô comme le monde alentour demeurait froid et dur.
Il était seul, vraiment seul.
Puis il remarqua le photographe,
Et dans ce chaos, il sourit.
Il leva la main, légère,
Comme on offre une fleur.
Un geste simple, fragile,
Pour nous, derrière nos écrans,
Derrière la brume de nos yeux.
Je cherche l’innocence, la beauté,
Je cherche l’enfant de Gaza.
Si vous le trouvez, dites-lui
Que nous regardons encore,
Et que nous attendons
Son bouquet de violettes.
Ce poème mis en musique par Adnane Benchakroun met en scène une quête simple et bouleversante : celle d’un enfant de Gaza, silhouette fragile au cœur de la dévastation.
À travers un regard presque documentaire, le texte traverse les ruines, les cris et l’indifférence du monde pour s’arrêter sur une présence silencieuse, recroquevillée, mais étonnamment lumineuse. L’enfant observe la destruction avec le calme d’un sage, comme s’il savait déjà que la violence n’est pas sa vocation. Il rappelle, sans discours ni accusation, que l’enfance est faite pour la vie, le jeu, l’amour et la croissance, non pour les décombres et la mutilation.
Dans un geste final d’une force symbolique rare, l’enfant sourit et tend la main, offrant un bouquet imaginaire de violettes à ceux qui regardent de loin, derrière leurs écrans. Le poème interroge ainsi notre position de témoins passifs et nous renvoie une question muette : que faisons-nous de cette innocence qui nous appelle encore ?
Dans un geste final d’une force symbolique rare, l’enfant sourit et tend la main, offrant un bouquet imaginaire de violettes à ceux qui regardent de loin, derrière leurs écrans. Le poème interroge ainsi notre position de témoins passifs et nous renvoie une question muette : que faisons-nous de cette innocence qui nous appelle encore ?