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🎵 LA ROSE DE JÉRICHO


​Née du désert et de la lune,
Une fleur se souvient.
Elle ploie sous la nuit,
Mais refuse de mourir.




Jadis courtisée par les divinités lunaires,
La rose de Jéricho vit en Palestine.
Elle vacille dans les affres du génocide,
Chancelle dans le chagrin sans terre,
Puis rejoint les âmes nues de Gaza.

La rose plie, mais ne rompt pas.
Sous la cendre, elle attend.
La rose plie, mais ne rompt pas.
Elle survit au temps,
Et à la mort.

La rose de Jéricho est fleur d’éternité,
Elle croît dans la légende et le poème.
Parmi les palmiers et la tour épierrée,
Comme le roseau du fleuve Jourdain,
La rose de Jéricho plie mais ne rompt pas.

La rose plie, mais ne rompt pas.
Même blessée, elle tient.
La rose plie, mais ne rompt pas.
Mémoire vivante
Du possible.

Sisyphe végétal des saisons de la cruauté,
La rose de Jéricho déjoue la mort.
Albert Camus nous implore outre-tombe :
« Il faut, un jour ou peut-être une nuit,
Imaginer Sisyphe heureux en Palestine. »

La rose est un drapeau.
Poème rouge au cœur,
Sourire vert à la bouche,
Luth blanc dans les mains du temps,
Fleuron noir de la mémoire.
Couleurs mêlées aux vagues
De la mer de Gaza.

La rose plie, mais ne rompt pas.
Ni la pierre, ni le fer.
La rose plie, mais ne rompt pas.
Elle traverse l’enfer
Et reste.

Voyez la Palestine éternelle,
Dans sa capitale de douleur.
Ses horizons sont de pierre et de fer,
Ses tentes sont apatrides.
Gaza défait ses ruines encore chaudes.
Le désespoir est profond.
Profond.

Ce poème fait de la rose de Jéricho le symbole central de la Palestine : une fleur d’éternité, fragile en apparence mais capable de survivre aux pires saisons de la cruauté.

Jadis associée aux divinités lunaires et aux légendes du Proche-Orient, elle vacille aujourd’hui sous le poids du génocide, du chagrin et de la dépossession, avant de rejoindre les âmes meurtries de Gaza. Comme Sisyphe, la rose défie la mort et recommence sans cesse, pliant sans jamais rompre, incarnant une résistance obstinée à l’absurde.

Le poème tisse un réseau de références philosophiques, historiques et symboliques — de Camus aux dynasties islamiques — pour transformer la fleur en drapeau vivant, fait de couleurs, de mémoire et de culture. Face à une Palestine décrite comme une cage de douleur, aux horizons de pierre et de fer, la rose de Jéricho demeure une promesse : celle d’une vie qui persiste, même dans l’enfer, et refuse de disparaître.



Samedi 21 Février 2026

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