La guerre n’a pas besoin de justifications,
Elle crée ses propres raisons.
Elle s’embrase ici et là,
Se déchaîne, déambule sans nom.
Elle détruit, elle tue,
Elle brûle et extermine,
Sans visage, sans mémoire,
Sans autre loi que la ruine.
La guerre se glorifie,
De ce qu’elle détruit.
Mais au cœur des décombres
La vie résiste encore,
La vie résiste.
Fière de sa force, de ses crimes,
Fière de la boue rouge sanglante,
Fière des maisons effondrées,
Des cœurs des mères, des pères, des enfants brisés.
Par la faim et la soif,
Par l’oppression et la lassitude,
Fière d’anéantir
Le poème même de la vie.
La guerre se glorifie,
De ce qu’elle détruit.
Mais au cœur des décombres
La vie résiste encore,
La vie résiste.
Fière de voir des vieillards et des femmes
Courir comme des rats affamés,
Là où chaque direction
Devient une tombe ouverte.
Fière de regarder des enfants
Sans bras, sans jambes,
Fière de ruiner les rêves,
De changer les souvenirs en cendres.
Ô peuple opprimé, je t’entends, je te vois.
Je vois Anas, je vois Fatena.
Je vois Ashraf, je vois Bara’a.
Je vois David et Rachel.
Je vois les médecins, la presse,
Les hôpitaux, les écoles.
Je vois les chats, les fleurs, les arbres.
La guerre se glorifie,
Mais elle ne gagne pas tout.
Car même blessée,
Même brisée,
La vie est plus forte.
Je vois l’humanité,
Le droit, la justice.
Je vois les victimes sacrifiées,
Et je crie à sa face :
La vie est plus forte.
Elle crée ses propres raisons.
Elle s’embrase ici et là,
Se déchaîne, déambule sans nom.
Elle détruit, elle tue,
Elle brûle et extermine,
Sans visage, sans mémoire,
Sans autre loi que la ruine.
La guerre se glorifie,
De ce qu’elle détruit.
Mais au cœur des décombres
La vie résiste encore,
La vie résiste.
Fière de sa force, de ses crimes,
Fière de la boue rouge sanglante,
Fière des maisons effondrées,
Des cœurs des mères, des pères, des enfants brisés.
Par la faim et la soif,
Par l’oppression et la lassitude,
Fière d’anéantir
Le poème même de la vie.
La guerre se glorifie,
De ce qu’elle détruit.
Mais au cœur des décombres
La vie résiste encore,
La vie résiste.
Fière de voir des vieillards et des femmes
Courir comme des rats affamés,
Là où chaque direction
Devient une tombe ouverte.
Fière de regarder des enfants
Sans bras, sans jambes,
Fière de ruiner les rêves,
De changer les souvenirs en cendres.
Ô peuple opprimé, je t’entends, je te vois.
Je vois Anas, je vois Fatena.
Je vois Ashraf, je vois Bara’a.
Je vois David et Rachel.
Je vois les médecins, la presse,
Les hôpitaux, les écoles.
Je vois les chats, les fleurs, les arbres.
La guerre se glorifie,
Mais elle ne gagne pas tout.
Car même blessée,
Même brisée,
La vie est plus forte.
Je vois l’humanité,
Le droit, la justice.
Je vois les victimes sacrifiées,
Et je crie à sa face :
La vie est plus forte.
​Ce poème mis en musique est une dénonciation frontale de la guerre, présentée comme une force autonome, sans justification morale ni logique humaine.
Elle se nourrit d’elle-même, se glorifie de la destruction, des corps mutilés, des maisons anéanties et des rêves réduits en cendres. La guerre est décrite comme fière de sa brutalité, de la souffrance infligée aux mères, aux pères, aux enfants, aux vieillards, transformant chaque direction en tombe et chaque souvenir en ruine.
Face à cette mécanique de mort, le poète oppose un regard lucide et profondément humain. Il nomme, il voit, il reconnaît les victimes sans distinction, rappelant que la souffrance traverse les identités et les frontières. Médecins, journalistes, écoles, hôpitaux, animaux et nature deviennent les témoins silencieux d’une humanité attaquée mais encore vivante.
La conclusion renverse le discours de la guerre : malgré tout, la vie, le droit, la justice et la dignité humaine demeurent plus forts que la destruction.
Face à cette mécanique de mort, le poète oppose un regard lucide et profondément humain. Il nomme, il voit, il reconnaît les victimes sans distinction, rappelant que la souffrance traverse les identités et les frontières. Médecins, journalistes, écoles, hôpitaux, animaux et nature deviennent les témoins silencieux d’une humanité attaquée mais encore vivante.
La conclusion renverse le discours de la guerre : malgré tout, la vie, le droit, la justice et la dignité humaine demeurent plus forts que la destruction.