Une menace qui grandit
Pourtant, ses conséquences pourraient être bien plus concrètes : selon le Programme alimentaire mondial (PAM), près de 49 millions de personnes supplémentaires risquent de souffrir de la faim d’ici à la fin de 2027.
Une alerte qui rappelle que le climat et notre alimentation sont plus liés qu’on ne le pense.
Quand la météo menace les récoltes
Le phénomène climatique El Niño devrait gagner en intensité dans les prochains mois, avec un pic attendu entre septembre et décembre 2026. Ses effets, eux, pourraient se faire sentir jusqu’en 2027, notamment sur les cultures agricoles.
Le PAM estime que le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë pourrait passer de 225 à près de 274 millions dans 45 pays déjà fragilisés par la pauvreté, les conflits ou les crises économiques.
En cause : des sécheresses plus longues, des inondations plus fréquentes et des épisodes de chaleur extrême qui perturbent les récoltes et mettent en difficulté les agriculteurs.
L’Afrique figure parmi les régions les plus exposées, en particulier l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe, où des millions de personnes dépendent d’une agriculture directement liée aux précipitations.
Une crise lointaine… mais pas sans conséquences
À première vue, cette situation peut sembler éloignée du quotidien des Marocains. Pourtant, dans un marché mondial où les productions agricoles sont étroitement liées, les mauvaises récoltes dans plusieurs régions du monde peuvent avoir un impact sur les prix ou la disponibilité de certains produits.
Cette nouvelle alerte rappelle aussi l’importance de préserver les ressources naturelles. Entre consommation responsable, lutte contre le gaspillage alimentaire et soutien à une agriculture plus résiliente, chaque geste compte, même à petite échelle.
Mieux vaut prévenir que subir
Face à cette menace, le Programme alimentaire mondial privilégie l’action en amont. Avec plusieurs partenaires internationaux, il met en place des dispositifs de prévention dans plus de 50 pays afin d’aider les populations avant que les catastrophes climatiques ne surviennent.
L’organisation rappelle d’ailleurs qu’un dollar investi dans la prévention permet d’économiser plusieurs dollars en interventions d’urgence. Une approche qui montre qu’en matière de climat, anticiper reste souvent la meilleure solution.
Au fond, El Niño n’est pas seulement une affaire de météo. C’est un rappel que notre alimentation dépend d’un équilibre de plus en plus fragile. Et si nous ne pouvons pas agir sur les océans, nous pouvons au moins adopter des habitudes plus responsables.