Une hausse continue qui plombe le budget des familles
Depuis octobre 2025, les parents suivent avec inquiétude les discussions sur le financement de l’AEFE (Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger).
Les tensions ont culminé le 18 décembre, lorsque le vote sur le transfert de 35% des pensions civiles vers les familles s’est soldé par une égalité parfaite : 17 pour, 17 contre… mais la décision a été actée malgré tout.
Pour les parents, ce vote illustre une marginalisation croissante : leurs voix semblent compter de moins en moins.
La décision d’augmenter de 6% les frais pour le pôle Casablanca-Mohammedia, actée dès le 12 janvier 2026, avant même la réunion officielle du 15 janvier, illustre ce manque de concertation.
« Nous sommes passés d’une crise conjoncturelle à une rupture assumée », dénonce Soumaya Kadaoui, élue UCPE-FCPE.
+77% en moyenne en 15 ans : un fardeau lourd à porter
Entre 2011 et 2026, les augmentations cumulées donnent le vertige :
Maternelle : +68% (31.770 → 53.400 DH)
Élémentaire : +81% (27.720 → 50.100 DH)
Collège : +72% (31.950 → 54.800 DH)
Lycée : +59% (38.250 → 60.700 DH)
Pour les familles, ces chiffres traduisent une réalité simple : elles sont devenues la variable d’ajustement d’un système sous-financé, sans aucune amélioration visible des infrastructures ni des conditions pédagogiques.
Le Schéma pluriannuel de stratégie immobilière (SPSI), censé moderniser les établissements, est au point mort depuis quatre ans.
Impact direct sur l’enseignement
Dans le pôle Casablanca-Mohammedia, une trentaine d’heures de cours d’arabe ont été perdues, et près d’une centaine d’élèves n’ont commencé ces cours qu’en janvier 2026.
Vers une mobilisation nationale
Le message est clair : il ne s’agit plus seulement d’argent, mais de défendre l’avenir du service public éducatif français au Maroc, son accessibilité et sa cohérence avec les principes qu’il revendique.
L’avenir des frais de scolarité sous haute surveillance
Le feuilleton des frais de scolarité français au Maroc est loin d’être terminé, et chaque décision fera désormais l’objet d’une surveillance étroite.
Les parents ont fait savoir qu’ils ne laisseront pas leur budget et la qualité de l’enseignement partir en fumée.