Une montée en puissance
Dans une analyse publiée récemment, le cabinet souligne la montée en puissance du Royaume, notamment depuis le lancement de sa feuille de route « Maroc IA 2030 », présentée comme un levier majeur de croissance économique et d’emploi à l’horizon 2030.
Un moteur potentiel de compétitivité nationale
Dans son rapport intitulé « Africa’s Digital Momentum: Four Structural Imperatives », BCG Platinion dresse un état des lieux des dynamiques numériques sur le continent.
Le Maroc y figure parmi les rares pays explicitement cités, aux côtés de quelques économies africaines engagées dans des stratégies structurées autour de l’IA.
Le cabinet met en avant un tournant clair : les pays ne se contentent plus d’expérimenter l’intelligence artificielle à petite échelle. Ils cherchent désormais à la déployer dans les secteurs économiques, les services publics et les chaînes de valeur industrielles.
C’est dans ce contexte que la stratégie marocaine « Maroc IA 2030 », lancée en janvier 2026, est mentionnée comme un exemple d’approche globale.
Selon les projections reprises par le BCG, cette feuille de route ambitionne de générer jusqu’à 10 milliards de dollars de contribution au PIB et de créer environ 50.000 emplois d’ici 2030.
Pour le cabinet, cette orientation marque un changement de paradigme : l’IA n’est plus un simple outil d’innovation, mais un moteur potentiel de compétitivité nationale.
Un enjeu d’industrialisation de l’IA
BCG insiste sur un point central : la prochaine étape pour l’Afrique consiste à industrialiser les technologies émergentes.
L’intelligence artificielle, l’automatisation ou encore la blockchain existent déjà dans plusieurs pays, mais leur impact reste limité tant qu’elles ne sont pas intégrées à grande échelle.
Le Maroc est présenté comme un exemple de pays cherchant justement à dépasser cette phase expérimentale. L’objectif est d’intégrer l’IA dans des usages concrets : administration publique, industrie, services financiers ou encore logistique.
Le rapport souligne aussi l’importance des infrastructures numériques. Cloud, gestion des données massives et capacités de calcul deviennent des éléments stratégiques pour soutenir ces transformations.
Sans ces fondations, difficile de faire émerger une économie de l’IA compétitive.
Talents, formation et cybersécurité au cœur du modèle
Autre pilier identifié par le BCG : les compétences. Pour le cabinet, la disponibilité des talents est désormais aussi importante que les infrastructures.
Le Maroc est cité pour ses initiatives dans les écosystèmes de formation et d’innovation, notamment à Casablanca et Benguérir, où des projets liés à l’IA et à l’IA générative se développent.
Ces espaces sont présentés comme des points d’ancrage pour former une nouvelle génération d’ingénieurs et de chercheurs.
En parallèle, la montée en puissance de l’IA s’accompagne d’un défi majeur : la cybersécurité. Plus les systèmes deviennent interconnectés et dépendants du cloud, plus les risques augmentent.
Le BCG considère donc la cybersécurité comme un pilier incontournable de toute stratégie numérique ambitieuse.
Cap sur l’avenir numérique du Maroc
Une trajectoire qui place le Royaume sous les projecteurs africains de l’intelligence artificielle.