La dette atteint un sommet
Selon le dernier rapport de Bank Al-Maghrib, la dette bancaire a atteint 456,3 milliards de dirhams à fin 2025, portée par la hausse des crédits immobiliers et des crédits à la consommation.
Face à cette tendance, la Banque centrale travaille sur un dispositif destiné à prévenir le surendettement.
Les crédits poursuivent leur forte progression
Le recours au crédit continue de gagner du terrain au Maroc. À fin 2025, l'encours de la dette bancaire des ménages s'élève à 456,3 milliards de dirhams, soit une hausse de 6,9 % sur un an, contre 3,8 % en 2024.
Les banques concentrent près de 78 % de cette dette, tandis que les sociétés de financement représentent les 22 % restants. Les crédits à la consommation pèsent désormais 40 % de l'endettement total, contre 60 % pour les crédits à l'habitat.
L'immobilier et la consommation tirent la croissance
Le crédit à l'habitat reste dynamique. En 2025, la production a progressé de 10,8 %, atteignant 31,8 milliards de dirhams, avec plus de 63.000 nouveaux bénéficiaires.
Le montant moyen d'un prêt immobilier atteint désormais 502.000 dirhams, alors que le taux d'intérêt moyen s'établit à 4,68 %.
De son côté, le crédit à la consommation affiche la plus forte accélération. Son encours grimpe à 183,4 milliards de dirhams, en hausse de 13,2 %.
Les sociétés de crédit enregistrent la progression la plus marquée, tandis que les financements Mourabaha destinés à l'achat de véhicules continuent également de gagner du terrain.
Casablanca et Rabat en tête
La majorité des bénéficiaires se concentre dans les grands pôles urbains. La région de Casablanca-Settat regroupe près de 38 % des crédits immobiliers, devant Rabat-Salé-Kénitra avec 20 %. La même tendance est observée pour les crédits à la consommation.
En parallèle, les créances en souffrance atteignent 47,3 milliards de dirhams, en hausse de 6 %. Malgré cette progression, le taux global de risque reste stable à 10,4 %, selon Bank Al-Maghrib.
Bank Al-Maghrib veut prévenir le surendettement
Face à cette montée continue de l'endettement, Bank Al-Maghrib poursuit ses travaux avec plusieurs départements ministériels pour mettre en place un cadre dédié au traitement du surendettement des ménages.
L'objectif est d'améliorer le suivi des situations à risque, de renforcer l'éducation financière des citoyens et de créer un mécanisme d'accompagnement pour les ménages les plus fragilisés.
Dans un contexte où le recours au crédit devient de plus en plus fréquent, les autorités cherchent ainsi à concilier accès au financement et protection des emprunteurs.