Le volet institutionnel examine les orientations du projet de loi de finances 2027 : pouvoir d’achat, insertion des jeunes et développement territorial. Il présente également le rendez-vous parlementaire annoncé pour le programme du gouvernement El Mansouri, avec une question centrale : comment relier les responsabilités ministérielles à des engagements mesurables ?
L’économie occupe une place importante. La hausse du Brent est replacée dans la chaîne qui conduit du pétrole brut au carburant vendu au Maroc. La consultation sur les achats groupés éclaire les possibilités de coopération entre entreprises. Le partenariat entre CIH Bank et Yakeey invite à examiner les services immobiliers intégrés à l’application bancaire et leurs limites pratiques.
Deux dossiers internationaux complètent cette lecture : le périmètre des contrôles chinois sur certaines exportations technologiques et les interrogations soulevées par la préférence automobile européenne pour l’industrie marocaine.
Le sport apporte enfin deux résultats : la victoire du Maroc face à la Libye en futsal et l’entrée réussie des Lioncelles contre la Nouvelle-Zélande au Mondial féminin U17. Leur bilan est présenté sans anticiper l’issue des rencontres suivantes.
Accessible par rubrique, cette sélection propose une lecture fluide, des sources consultables et des explications centrées sur les enjeux concrets. Elle donne au lecteur les éléments nécessaires pour apprécier les avancées, comprendre les incertitudes et suivre les prochaines étapes.
Et ce qu’ils changent.
Du budget aux terrains de sport, neuf sujets pour comprendre l’actualité marocaine et internationale. Les annonces, leurs enjeux et les prochaines étapes.
Une édition du 18 octobre 2026.
Des faits datés, des sources accessibles, une lecture par rubrique.
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Les orientations adoptées précisent les priorités du prochain budget, mais les conditions d’accès aux dispositifs restent à détailler.
Le Conseil des ministres présidé par le Roi Mohammed VI a adopté, le 17 octobre 2026 à Rabat, les orientations générales du PLF 2027. Réforme des marchés et des prix, insertion des jeunes et développement territorial figurent parmi les priorités. Pour les ménages, leurs effets dépendront des mesures retenues et de leur application.
Selon le communiqué du Cabinet royal, le prochain budget prévoit notamment une réforme structurelle des marchés et des prix à partir de 2027. Il annonce également un programme national intégré pour les jeunes sur la période 2027-2031 et la mobilisation de crédits de l’ordre de 25 milliards de dirhams pour accélérer les programmes de développement territorial intégré. Ces annonces définissent un cadre d’action ; elles ne décrivent pas encore tous les dispositifs opérationnels.
Ce qui permettra de mesurer les effets pour les citoyensUne priorité budgétaire ne renseigne pas, à elle seule, sur le montant d’une aide, ses bénéficiaires ou sa date de versement. La prochaine étape consistera à examiner les dispositions du projet, les crédits détaillés et les modalités d’application. Pour le pouvoir d’achat, il faudra distinguer baisse des dépenses, progression des revenus et amélioration des services publics. Pour les territoires, l’évaluation devra porter sur les équipements effectivement utilisables et leur répartition. Cette lecture permettra de confronter les objectifs annoncés aux changements observables.
Après les nominations, quels engagements permettront d’évaluer la nouvelle équipe ?
La Cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, doit présenter le programme gouvernemental devant les deux Chambres du Parlement réunies le lundi 19 octobre 2026 à 15 heures. Après la nomination des ministres le 16 octobre, ce rendez-vous doit préciser les priorités de l’Exécutif et les moyens envisagés pour les mettre en œuvre.
Le communiqué parlementaire inscrit cette présentation dans le cadre de l’article 88 de la Constitution. La composition officielle du gouvernement attribue notamment l’Économie, les Finances et la Performance publique à Fouzi Lekjaa. Ahmed Rahhou reçoit un portefeuille comprenant l’Intelligence artificielle, la Transformation numérique et la Réforme de l’administration. Ces responsabilités sont désormais identifiées ; leur traduction en politiques et en résultats reste à suivre.
Des engagements à relier aux moyens et aux échéancesPour les citoyens, l’intérêt du programme sera de rendre les priorités vérifiables : quel objectif, quel département responsable, quel calendrier et quels moyens ? Le regroupement de compétences dans un ministère peut faciliter la coordination, mais son efficacité devra être appréciée dans les démarches réelles. Un jeune cherchant une formation, une famille attendant un soin ou une entreprise préparant un investissement ont besoin d’interlocuteurs et de procédures lisibles. Au 18 octobre, la présentation reste une échéance annoncée : son contenu ne peut pas être commenté comme s’il avait déjà été exposé.
Pourquoi les cours du brut ne suffisent-ils pas à prévoir le prix du gasoil au Maroc ?
Le Brent a terminé la séance du 16 octobre 2026 à 109,86 dollars le baril, en hausse de 3,7 %, selon Reuters. Cette tension intervient malgré l’accélération annoncée des livraisons issues des réserves de l’Agence internationale de l’énergie. Elle constitue un signal à surveiller, sans permettre de calculer une hausse précise dans les stations marocaines.
Le 15 octobre, l’AIE a annoncé l’accélération des volumes restant à libérer dans le cadre de son action collective. Des plans portent notamment sur plus de 20 millions de barils de diesel à mobiliser aussi rapidement que possible. L’annonce concerne une mise à disposition à exécuter, pas un volume déjà intégralement livré. Dans son rapport d’octobre, l’Agence souligne aussi les tensions sur les produits raffinés.
Le carburant vendu dépend de plusieurs étapesEntre le baril de brut et le litre de gasoil interviennent le raffinage, le transport, le change, les stocks et les conditions commerciales. Une variation du Brent ne se transmet donc pas mécaniquement, au même rythme et dans la même proportion, au prix payé par l’automobiliste. Pour établir un effet au Maroc, il faudrait rapprocher les références d’approvisionnement des prix effectivement pratiqués. La clôture du 16 octobre décrit une séance de marché, sans constituer un tarif local ni une cotation instantanée du 18 octobre.
Le projet de lignes directrices doit clarifier l’analyse des coopérations entre entreprises concurrentes.
Le Conseil de la concurrence a ouvert une consultation publique sur un projet de lignes directrices consacré aux accords de coopération horizontale. Les observations sont attendues jusqu’au 9 novembre 2026. Achats en commun et stockage mutualisé figurent parmi les pratiques examinées, avec un enjeu concret pour les entreprises souhaitant partager certains coûts.
L’avis officiel, publié le 16 octobre, présente un cadre d’analyse des accords au regard de leur objet, de leurs effets et des conditions d’exemption prévues par la législation. Le projet vise à rendre cette évaluation plus lisible pour les opérateurs économiques. Son ouverture à consultation ne vaut toutefois pas validation automatique des dispositifs existants ou futurs.
Une économie commune ne dispense pas d’examiner l’accordMutualiser un entrepôt peut répondre à un besoin matériel ; organiser des achats peut rechercher de meilleures conditions. Pour apprécier un montage, il faut aussi comprendre son fonctionnement, ses participants et ses effets possibles sur la concurrence. Le bénéfice économique annoncé ne suffit pas à conclure à sa conformité. Pour les PME, la consultation offre l’occasion de faire remonter les difficultés rencontrées et les besoins d’explication. Les fédérations peuvent notamment documenter des situations concrètes. L’enjeu sera de permettre des coopérations utiles tout en conservant une concurrence effective entre les entreprises participantes.
Quels services le parcours intégré propose-t-il aux acquéreurs ?
CIH Bank et Yakeey ont présenté, le 16 octobre 2026 à Casablanca, un espace immobilier intégré à CIH Mobile. Recherche de biens, estimation, simulation et accompagnement doivent rapprocher plusieurs étapes d’un achat. Pour l’utilisateur, l’intérêt dépendra de la clarté des informations, des conditions proposées et du suivi réellement assuré.
Selon les présentations du partenariat rapportées par la presse, le dispositif permet de rechercher un logement et de préparer son financement dans un même environnement numérique. Une équipe commune doit accompagner les projets. Les partenaires mettent également en avant des annonces qualifiées de « vérifiées ». Cette qualification reste celle de leur communication : elle demande à être précisée pour comprendre les contrôles effectivement réalisés.
Une simulation ne suffit pas à apprécier le coût d’un achatCentraliser les démarches peut faciliter la préparation d’un projet. L’acquéreur doit néanmoins pouvoir distinguer prix affiché, estimation de valeur et conditions de financement. La qualité du parcours se mesurera aussi à la compréhension des frais et à l’identification des interlocuteurs. Avant de s’engager, l’utilisateur gagnera à demander ce que couvre l’accompagnement et quelles étapes restent à sa charge. Le lancement constitue une évolution de service annoncée par les partenaires. Il ne démontre pas encore une réduction du coût du logement ni une amélioration mesurée des délais pour tous les clients.
L’utilisation d’un service en ligne et le transfert d’une technologie ne relèvent pas nécessairement du même traitement.
La Chine a publié, le 16 octobre 2026, un projet de révision de son catalogue de technologies interdites ou restreintes à l’exportation, accompagné d’un enregistrement préalable temporaire. Le périmètre proposé couvre 40 technologies, dont 23 liées à l’intelligence artificielle. Les textes prévoient plusieurs distinctions qui empêchent de conclure à une fermeture générale des modèles chinois.
L’annonce des ministères chinois du Commerce et des Sciences et Technologies concerne aussi la biomédecine et le photovoltaïque. Pour l’IA, les explications officielles distinguent notamment les transferts technologiques des accès par interface de programmation, application, site ou service logiciel. Elles prévoient également un traitement particulier pour certaines technologies déjà entrées dans le domaine public. Le projet de catalogue et les démarches temporaires doivent être lus séparément.
Les entreprises marocaines doivent identifier leur mode d’utilisationUne organisation utilisant un modèle à distance ne reçoit pas nécessairement la technologie permettant de le déployer elle-même. Avant d’anticiper une difficulté, elle doit donc préciser ce que son fournisseur lui transmet et les conditions applicables. La démarche utile consiste à demander une explication documentée sur les éventuelles obligations et leur calendrier. Les textes consultés ne permettent pas d’annoncer une interruption de services au Maroc ni de chiffrer des coûts supplémentaires. Le suivi devra porter sur le contenu des opérations concernées, plutôt que sur la seule origine chinoise du fournisseur.
Trois victoires donnent un bilan solide aux Lions de l’Atlas avant les matchs décisifs.
La sélection marocaine de futsal a battu la Libye 6-0, le 16 octobre 2026 à Rabat, pour terminer première du groupe A. Déjà qualifiés pour les demi-finales avant cette rencontre, les Lions de l’Atlas achèvent cette phase avec trois victoires et neuf points. Le résultat confirme leur réussite dans les groupes, sans préjuger de la suite.
Le compte rendu de la Confédération africaine de football attribue trois buts à Soufiane El Mesrar, deux à Othmane Elidrissi et un à Bilal Bakkali. Le Maroc avait auparavant remporté ses rencontres contre l’Algérie, 4-0, et la Zambie, 7-0, selon MAP Sport. L’addition de ces scores donne 17 buts inscrits et aucun encaissé en trois matchs.
La qualification était acquise avant le dernier succèsLe 6-0 complète donc un parcours déjà qualificatif ; il n’en constitue pas le déclencheur. Cette distinction permet de lire correctement l’enjeu du match et le bilan du groupe. Les résultats offrent des repères sur l’efficacité offensive et la défense, mais ne suffisent pas à expliquer tous les mécanismes du jeu. Une analyse tactique détaillée demanderait l’examen des rencontres. Pour les supporters, l’étape suivante sera celle d’un nouveau match, avec ses contraintes propres. La recherche du titre reste un objectif sportif : trois victoires en phase de groupes ne valent pas un trophée déjà remporté.
Le compromis franco-allemand doit encore se traduire en règles européennes pour que ses effets soient évalués.
La France et l’Allemagne ont annoncé, le 16 octobre 2026, une position commune sur l’avenir de l’industrie automobile européenne. Leur démarche associe décarbonation, flexibilité réglementaire et soutien à la production en Europe. Pour le Maroc, l’enjeu consiste à suivre les critères proposés et les dispositifs concernés, avant de chiffrer une exposition industrielle.
La déclaration officielle fixe l’ambition de renforcer l’investissement, l’innovation et la fabrication en Europe. Reuters rapporte également des discussions sur les règles de préférence industrielle et les conditions d’un traitement particulier du Royaume-Uni. Paris et Berlin doivent encore obtenir un accord plus large au niveau européen. Leur compromis politique ne constitue donc pas, à lui seul, une réglementation définitivement applicable.
Les critères d’éligibilité seront déterminantsL’accès à un marché et l’éligibilité à une aide ou à un achat public sont deux questions différentes. Une préférence dans certains dispositifs ne permet pas de conclure automatiquement à l’interdiction de vendre les véhicules produits ailleurs. Pour apprécier les conséquences au Maroc, il faudra identifier les produits visés, les conditions d’origine et les éventuelles exceptions. Il faudra ensuite examiner l’exposition des entreprises selon leurs clients et leurs activités. Les sources consultées ne démontrent pas de pertes de commandes marocaines imputables à cette annonce. Le suivi industriel doit désormais porter sur les textes négociés et les réactions documentées des acteurs concernés.
Le prochain rendez-vous annoncé face à l’Allemagne permettra de prolonger ce premier bilan.
La sélection marocaine féminine U17 a battu la Nouvelle-Zélande 4-0, samedi 17 octobre 2026 au Complexe Mohammed VI de football à Salé. Ce premier succès dans le groupe A du Mondial disputé au Maroc offre une entrée réussie aux Lioncelles de l’Atlas. Il ne constitue toutefois pas une qualification pour la suite du tournoi.
La Fédération royale marocaine de football et MAP Sport rapportent la victoire marocaine sur le même score. La FRMF annonce une deuxième rencontre contre l’Allemagne le mardi 20 octobre. L’horaire devra être confirmé avant la publication d’informations pratiques destinées aux supporters.
La régularité reste à construire dans le tournoiUn succès inaugural donne un résultat acquis et un premier point de comparaison. Les rencontres suivantes permettront d’évaluer la capacité du collectif à répondre à d’autres oppositions. Au-delà du score, la compétition ouvre aussi une occasion de s’intéresser aux parcours de formation des joueuses et aux conditions d’accès des filles au football. Cette portée ne peut pas être mesurée à partir d’une seule soirée. Un suivi utile associera résultats, encadrement et pratique locale, tout en respectant l’âge des joueuses et leur progression. L’enthousiasme accompagne une bonne nouvelle sportive ; il ne doit pas transformer une première victoire en obligation de réussite.
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