Des lunettes connectées conçues pour un public plus large
Meta a présenté mardi une nouvelle génération de lunettes connectées baptisée « Meta Glasses ». Contrairement aux précédents modèles développés en partenariat avec Ray-Ban, cette version est proposée directement sous la marque Meta.
Affichées à environ 300 dollars, ces lunettes se positionnent sur un segment plus accessible que les modèles Ray-Ban connectés, commercialisés autour de 380 dollars. Cette initiative traduit la volonté du groupe d’élargir son audience sur un marché encore émergent mais considéré comme stratégique pour l’avenir des technologies grand public.
Une expérience connectée centrée sur l’intelligence artificielle
Bien qu’elles ne disposent pas d’écran intégré dans les verres, à la différence des versions haut de gamme commercialisées à près de 800 dollars, les nouvelles Meta Glasses embarquent plusieurs fonctionnalités connectées.
L’équipement comprend une caméra, un microphone ainsi que des haut-parleurs intégrés de manière discrète dans la monture. L’ensemble est alimenté par Muse Spark, l’intelligence artificielle développée par Meta.
Les utilisateurs peuvent ainsi capturer des photos et des vidéos, écouter de la musique, passer des appels téléphoniques ou encore interagir avec un assistant conversationnel basé sur l’IA.
Les lunettes proposent également un service de traduction instantanée. Vingt langues sont désormais prises en charge, avec l’intégration récente du japonais, du mandarin, de l’hindi et du coréen.
Une concurrence qui s’intensifie
Avec plus de sept millions de lunettes connectées vendues, Meta occupe actuellement une position dominante sur ce marché. Toutefois, cette avance attire de nouveaux concurrents déterminés à s’imposer sur ce segment technologique.
Dans une déclaration accordée au média The Verge, Alex Himel, vice-président chargé des objets connectés chez Meta, a expliqué que l’entreprise souhaitait proposer une paire de lunettes à un tarif plus abordable afin de répondre à une demande plus large.
Cette stratégie intervient alors que Google prépare le lancement de lunettes connectées développées en partenariat avec Samsung, attendu pour l’automne. Plusieurs observateurs anticipent également une entrée d’Apple sur ce marché à l’horizon 2027.
Des approches différentes pour les lunettes du futur
Parallèlement, Snap, la maison mère de Snapchat, poursuit une orientation distincte avec ses lunettes Specs, dévoilées à la mi-juin.
Ces appareils misent sur une expérience de réalité augmentée autonome, sans connexion permanente à un smartphone. Pour atteindre cet objectif, l’ensemble des composants informatiques est directement intégré dans la monture.
Positionnées sur le segment premium, les Specs sont proposées à partir d’environ 2.200 dollars. Malgré ce tarif élevé, elles restent moins coûteuses que certains casques de réalité mixte, à l’image du Vision Pro d’Apple dont le prix avoisine les 3.500 dollars.
À travers le lancement des Meta Glasses, le groupe de Mark Zuckerberg confirme ainsi son ambition de s’imposer durablement sur le marché des objets connectés qui pourraient, à terme, redéfinir notre rapport aux écrans et aux usages numériques.