ONCF : 65 millions d’euros de la BEI pour rénover le rail


Rédigé par le Lundi 16 Mars 2026

L’ONCF décroche 65 millions d’euros supplémentaires auprès de la BEI pour rénover et moderniser le réseau ferroviaire marocain sur 2.300 km.



Un financement supplémentaire de la BEI

Bonne nouvelle pour le rail marocain.

L’Office national des chemins de fer (ONCF) vient de décrocher un financement supplémentaire de 65 millions d’euros auprès de la Banque européenne d’investissement (BEI).

L’accord a été signé ce 16 mars 2026, renforçant un partenariat lancé en 2022.

Objectif affiché : moderniser en profondeur les 2.300 kilomètres du réseau ferroviaire du Royaume et préparer le train marocain aux défis des prochaines décennies.

Un nouveau coup d’accélérateur pour le rail marocain

Dans le détail, ce nouveau soutien financier comprend 50 millions d’euros sous forme de prêt et 15 millions d’euros de subventions à l’investissement accordées via la Plateforme d’investissement pour le voisinage de l’Union européenne.

Avec ce complément, l’enveloppe totale mobilisée par la BEI en faveur de l’ONCF atteint désormais 265 millions d’euros.

Ce financement s’inscrit dans la continuité d’un premier accord signé en novembre 2022, qui portait sur 200 millions d’euros, soit près de 2,1 milliards de dirhams.

À l’époque déjà, l’ambition était claire : donner un vrai coup de jeune au réseau ferroviaire national.

Aujourd’hui, avec ce nouveau financement, le projet passe à la vitesse supérieure. L’ONCF prévoit une réhabilitation globale de ses infrastructures, des rails aux systèmes technologiques, afin de rendre les trajets plus sûrs, plus rapides et plus fluides pour les voyageurs.


Des rails, des technologies et des infrastructures à remettre à niveau

Concrètement, ce programme d’investissement vise plusieurs chantiers stratégiques. L’objectif est d’améliorer l’ensemble du réseau ferroviaire existant qui s’étend sur 2.300 kilomètres à travers le Maroc.

Les travaux concerneront notamment la remise en état des voies ferrées, la rénovation d’ouvrages d’art comme les ponts ferroviaires, et la modernisation des installations de traction électrique.

Les ateliers industriels et les équipements techniques feront également l’objet d’une mise à niveau.

Mais ce n’est pas tout. L’ONCF prévoit aussi d’améliorer les systèmes de signalisation, de télécommunication et de sécurité, des éléments clés pour garantir une circulation ferroviaire plus fiable.

Pour les voyageurs, cela pourrait se traduire par des trains plus ponctuels, une meilleure capacité de transport et des trajets plus rapides. En clair : un réseau qui colle davantage aux besoins d’un pays en pleine croissance.


Un projet clé pour la transition écologique

Au-delà des infrastructures, ce projet s’inscrit aussi dans une stratégie plus large : développer une mobilité durable au Maroc.

Le transport ferroviaire est en effet considéré comme l’un des moyens de déplacement les plus respectueux de l’environnement. Selon les estimations, il peut émettre jusqu’à 80 % de CO₂ en moins que le transport routier.

Dans cette optique, l’ONCF et la BEI travaillent également sur des programmes liés à la résilience climatique.

En octobre 2024, les deux partenaires avaient déjà signé un accord d’assistance technique pour élaborer une stratégie d’adaptation du réseau ferroviaire face aux risques climatiques, notamment les inondations.

Autrement dit, il ne s’agit pas seulement de moderniser le rail, mais aussi de préparer le réseau aux défis climatiques de demain.


Un partenariat stratégique entre le Maroc et l’Union européenne

Ce projet ferroviaire est également symbolique sur le plan diplomatique et économique. Il constitue le premier projet signé dans le cadre du Partenariat Vert Maroc–Union européenne, conclu à Rabat le 18 octobre 2022.

Ce partenariat vise à renforcer la coopération autour des enjeux environnementaux, énergétiques et de développement durable.

Pour le Maroc, le rail représente un levier stratégique pour accompagner la croissance économique, fluidifier la mobilité et réduire l’empreinte carbone des transports.

Et avec un réseau modernisé, le Royaume pourrait bien renforcer encore davantage sa place comme hub régional de transport et de logistique.

La suite sera donc à surveiller de près : les investissements dans le rail marocain ne font visiblement que commencer.





Lundi 16 Mars 2026
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