Pourquoi certaines chansons refusent-elles de quitter votre tête ?


Rédigé par le Jeudi 23 Octobre 2025

Vous pensiez être tranquille après trois jours sans TikTok, mais non : le refrain de Baby Shark revient en boucle dans votre tête. Pas de panique, c’est scientifique. On vous explique pourquoi certaines chansons squattent notre cerveau.



Quand ton cerveau devient DJ sans ton accord

Tout commence innocemment. Une chanson passe à la radio, un jingle s’invite dans une vidéo, ou un pote fredonne “I Will Survive” pendant le café.

Trois heures plus tard, vous êtes en réunion, mais dans votre tête, c’est un concert live de Gloria Gaynor. Bienvenue dans le monde merveilleux (et un peu flippant) des earworms, ou “vers d’oreille”.

Selon des chercheurs australiens, 99 % d’entre nous y sont sujets. Ces mélodies collantes ont un profil bien précis : tempo rapide, refrain simple, répétition à gogo.

En gros, tout ce que la pop moderne adore. Résultat : votre cerveau adore aussi. Il enregistre la chanson comme une petite boucle audio qui tourne, tourne et… tourne.

Et le pire ? Pas besoin d’entendre la chanson. Parfois, un mot suffit. Vous lisez “happy” sur une pancarte ? Bam, “Because I’m happy…” retentit dans votre crâne. Une voiture passe avec un autocollant de chat ? Bonjour “Eye of the Tiger”. Bref, votre esprit est un Spotify incontrôlable.


Le cerveau adore les refrains niais (et c’est prouvé)

D’après une étude britannique, les chansons les plus “collantes” ont toutes un point commun : elles jouent sur la prévisibilité.

Des phrases musicales simples, une structure répétée et un rythme qui mime les battements du cœur. C’est pour ça qu’un tube de Taylor Swift ou Gims vous marque plus qu’un solo de jazz.

Les neuroscientifiques parlent d’un “plaisir anticipé” : votre cerveau reconnaît la structure et veut la rejouer. En clair, il devient son propre jukebox.

C’est un peu comme si votre esprit disait : “Attends, je te remets ce refrain une dernière fois… ou 47 fois, au cas où.”

Et oui, ce phénomène touche aussi les plus grands : même les chercheurs admettent fredonner “Never Gonna Give You Up” sans s’en rendre compte. 


Comment exorciser une chanson de ta tête ?

Heureusement, il existe des hacks validés par la science. Première astuce : mâcher un chewing-gum. Apparemment, l’action perturbe la mémoire auditive, coupant court à la boucle infernale.

Deuxième option : occupe ton cerveau. Lecture, sudoku, jeux de mots, tout ce qui mobilise la mémoire de travail marche. Plus tu penses, moins tu chantes (en interne du moins).

Et pour les plus courageux, la méthode radicale : affronter le mal par le mal. Écoute la chanson jusqu’au bout. Oui, oui, du début à la fin. Une fois que le cerveau a sa “résolution musicale”, il lâche prise. En somme, tu dois laisser ton esprit “finir le morceau”.


Ton cerveau est un DJ capricieux

Alors la prochaine fois que “Baby Shark”, “Last Christmas” ou “Djadja” revient squatter ton esprit, rappelle-toi : ton cerveau ne t’en veut pas, il cherche juste le groove.

Et si vraiment tu n’en peux plus, mâche, lis ou… accepte ton sort. Après tout, entre deux refrains collants, on se dit que la vie a parfois sa propre bande-son.

ver d’oreille, chanson entêtante, earworm, musique pop, cerveau, baby shark, taylor swift, mémoire musicale, chewing-gum, astuce mentale





Jeudi 23 Octobre 2025
Dans la même rubrique :