Yennayer, une fête qui traverse le temps
Yennayer n’est pas juste une date sur le calendrier. Dans les villages du Moyen Atlas, du Rif ou du Haut Atlas, les familles se retrouvent depuis des siècles autour de repas copieux, chants et poèmes.
On y souhaite santé, chance et prospérité, tout en transmettant aux plus jeunes la mémoire des ancêtres.
Depuis 2018, le Maroc a inscrit Yennayer comme jour férié officiel. Une reconnaissance historique qui montre que la culture amazighe a sa place dans le cœur du Maroc moderne, entre montagnes et villes.
Même en ville, certains profitent de cette journée pour organiser des ateliers, concerts ou rassemblements entre amis, mêlant tradition et modernité.
Pourquoi le 14 janvier ? Le calendrier amazigh expliqué
Pas de hasard : le calendrier amazigh, vieux de plusieurs millénaires, est basé sur le cycle solaire et agricole. Yennayer marque le premier jour de l’année, juste après les semailles, symbolisant renouveau, abondance et espoir.
Le décalage avec le 1er janvier du calendrier grégorien s’explique par l’usage ancien du calendrier julien.
Cette fête, c’est donc une connexion directe avec l’histoire et la terre, qui rappelle aux Marocains que traditions et saisons vont toujours de pair.
Les mets et rituels qui donnent tout son sel à Yennayer
Côté gastronomie, Yennayer, c’est un festival de saveurs. Couscous aux sept légumes, blé, lentilles… chaque plat a sa signification : fertilité, prospérité, chance. Les desserts à base de dattes ou de miel apportent la douceur pour l’année à venir.
Mais la fête ne se limite pas aux mets. Chants, danses et poésie rythment la journée, rappelant aux jeunes que Yennayer est une histoire à transmettre.
Même en ville, la tradition s’adapte : ateliers culinaires, concerts ou petits rassemblements permettent aux jeunes de remixer les rituels avec une touche moderne, sans perdre l’essence de la fête.
Dans les villages, Yennayer garde aussi sa dimension ludique. Les enfants participent aux jeux et aux rituels, apprennent la culture tout en s’amusant, et perpétuent la fête génération après génération.
Le moment où tout se connecte
Et le meilleur dans tout ça ? Même si tu ne connais pas tous les poèmes ou toutes les légendes, Yennayer réussit toujours à te faire sentir que tu fais partie d’une histoire plus grande… tout en te donnant une excuse parfaite pour te resservir trois fois de couscous.