Une ruée vers l’Intérieur
Depuis quelques jours, c’est la ruée au ministère de l’Intérieur : plus d’un millier de chauffeurs utilisant des applications de type VTC ont déposé leur demande d’autorisation officielle.
Objectif ? Exercer en toute légalité et éviter les ennuis avec les contrôles.
Ces demandes, signées par les chauffeurs et leur syndicat, détaillent tout : identité du chauffeur, ancienneté, et l’application via laquelle il opère. Selon les syndicats, ce chiffre devrait encore grimper dans les jours à venir.
Transport via apps : qui gère quoi ?
La démarche arrive dans un contexte particulier. Le ministère du Transport et de la Logistique avait déjà clarifié sa position : il n’est pas compétent pour délivrer ce type de licence. Résultat : le dossier reste en suspens… jusqu’à ce que l’Intérieur prenne le relais.
Cette procédure permettra aux autorités de disposer de données complètes sur tous les chauffeurs, qu’ils utilisent leurs véhicules personnels ou des voitures louées.
Elle offre aussi un aperçu de l’ancienneté et de l’expérience de chaque chauffeur dans le domaine du transport via applications intelligentes.
Pourquoi c’est crucial pour le pays
Une régulation claire pourrait éviter les conflits entre taxis traditionnels et chauffeurs VTC, tout en sécurisant les passagers.
Laftit ouvre la voie à une régulation imminente
Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a donné des indices lors de son passage à la Chambre des représentants : « Demain, il y aura des applications. On ne peut pas ne pas suivre l’évolution de l’époque, et le secteur des taxis doit être organisé dans un cadre juridique ».
Ses déclarations laissent entrevoir une future régulation du transport via applications intelligentes, adaptée aux transformations technologiques et aux nouvelles habitudes de mobilité des Marocains.
À suivre de près
Les syndicats plaident pour une adoption rapide d’un texte législatif encadrant le transport via applications.
Selon eux, il s’agit d’une revendication sociétale majeure dans un contexte où le numérique et les plateformes de mobilité prennent de plus en plus de place.
Pour l’instant, le dossier reste entre les mains du ministère de l’Intérieur. Les prochains jours seront cruciaux : le suivi des demandes, l’analyse des profils et la préparation d’un cadre légal pourraient transformer radicalement le secteur.
Une chose est sûre : le transport via applications intelligentes au Maroc est en pleine mutation, et il sera bientôt impossible de l’ignorer.