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L’ODJ Immersif — Grands formats interactifs

7 Days Digital & Tech

Cette édition du 7 Days Digital & Tech couvre principalement les publications L’ODJ des 21 et 22 septembre 2026,




Du laboratoire marocain aux agents capables d’acheter à notre place, la semaine Digital & Tech raconte le passage d’une technologie que l’on consulte à une technologie qui agit.

La formation des chercheurs, la simulation cyber de l’EMSI, le conflit entre Amazon et l’agent Muse, les questions de confidentialité autour des assistants et la montée des deepfakes ont un point commun : l’innovation avance désormais avec une exigence parallèle de confiance.

Pour le Maroc, l’enjeu n’est donc plus seulement d’adopter les nouveautés. Il faut former, sécuriser, gouverner et transformer ces outils en capacités locales.  

7 Days Digital & Tech — L'ODJ Média
L'ODJ Média · 7 Days
Digital & Tech : quand l’IA passe de la réponse à l’action

21 → 22 septembre 2026 · édition hebdomadaire du 22 septembre

Du laboratoire marocain aux agents capables d’acheter à notre place, la semaine Digital & Tech raconte le passage d’une technologie que l’on consulte à une technologie qui agit. La formation des chercheurs, la simulation cyber de l’EMSI, le conflit entre Amazon et l’agent Muse, les questions de confidentialité autour des assistants et la montée des deepfakes ont un point commun : l’innovation avance désormais avec une exigence parallèle de confiance. Pour le Maroc, l’enjeu n’est donc plus seulement d’adopter les nouveautés. Il faut former, sécuriser, gouverner et transformer ces outils en capacités locales. Cette édition du 7 Days Digital & Tech couvre principalement les publications L’ODJ des 21 et 22 septembre 2026, cohérentes avec l’édition hebdomadaire « 7 days tech du 22-09-2026 » publiée le 23 septembre.

Fil rouge
Innover ne suffit plus : il faut construire la confiance

Agents autonomes, deepfakes, données personnelles et cybersécurité déplacent le centre de gravité de la Tech. La performance reste essentielle, mais elle doit désormais cohabiter avec l’identité, l’autorisation, la traçabilité et la capacité humaine à reprendre la main.

Chiffres clés
Quatre repères
665étudiants mobilisés dans la simulation cyber EMSI
4campus marocains concernés
278 Md$de flux de trésorerie négatif anticipé sur cinq ans selon l’article L’ODJ sur OpenAI
12→28 sept.période du programme de chercheurs marocains en Chine
Innovation Maroc–Chine · 21 septembre 2026
Maroc–Chine : former les chercheurs au contact des écosystèmes tech

Du 12 au 28 septembre, une délégation de doctorants marocains participe en Chine à un programme porté par Huawei Maroc et le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation. L’initiative place la formation avancée au cœur d’un enjeu plus large : comment transformer l’exposition aux grands écosystèmes technologiques en capacités durables pour la recherche marocaine ?

Le voyage d’étude compte parce que l’innovation ne se transmet pas uniquement par des cours. Elle se construit aussi au contact des laboratoires, des entreprises, des infrastructures et des méthodes de transfert technologique. Pour de jeunes chercheurs, observer directement un environnement industriel asiatique peut aider à comprendre comment une idée scientifique passe du prototype à l’application, puis au marché.

Le défi commence toutefois au retour. Une immersion internationale ne produit de valeur que si les compétences acquises circulent ensuite dans les universités, les laboratoires et les entreprises marocaines. Cela suppose des projets, des financements, des équipements et des passerelles entre recherche académique et besoins économiques. La coopération internationale devient alors un accélérateur plutôt qu’un substitut à l’écosystème national.

À retenir : la bataille technologique se joue autant dans les compétences et les réseaux scientifiques que dans les produits visibles du grand public.

Point de vigilance : un programme de mobilité reste difficile à évaluer sans suivi des projets, publications, brevets ou collaborations qui en résultent.

Regard Maroc : le Royaume a intérêt à multiplier les occasions d’exposition internationale tout en organisant le retour d’expérience. L’objectif n’est pas seulement d’envoyer des talents vers les grands pôles technologiques, mais de créer les conditions pour qu’ils renforcent ensuite la capacité d’innovation locale.

Cette séquence pose aussi une question de souveraineté scientifique. Accéder à des technologies avancées est utile, mais la capacité décisive consiste à savoir les comprendre, les adapter et éventuellement en développer des briques localement. Les doctorants constituent précisément le lien entre connaissance fondamentale et applications futures. Leur mise en réseau internationale peut accélérer les collaborations, à condition que les établissements marocains disposent ensuite de temps, d’équipements et de débouchés pour prolonger les travaux. La mobilité devient alors un investissement dans un capital scientifique collectif, et non une simple visite de découverte.

Source : L’ODJ Média · 355 mots

Cybersécurité · 21 septembre 2026
665 étudiants marocains face à une cyberattaque grandeur nature

Du 23 au 25 septembre, 665 étudiants de l’École Marocaine des Sciences de l’Ingénieur doivent affronter une crise cyber fictive déployée simultanément à Casablanca, Rabat, Marrakech et Tanger. Organisé avec l’école parisienne Cybersup, l’exercice transforme la cybersécurité en expérience opérationnelle : les participants ne récitent plus seulement des procédures, ils doivent décider sous pression.

Cette pédagogie répond à une difficulté classique du secteur. Les compétences techniques peuvent être enseignées en laboratoire, mais une attaque réelle combine incertitude, coordination, communication et arbitrage. Une simulation grandeur nature permet donc de confronter les futurs ingénieurs à une organisation qui doit continuer à fonctionner pendant que l’incident évolue. Le facteur humain devient aussi important que le code.

Le chiffre de 665 participants donne une autre dimension au sujet. Le Maroc ne peut pas traiter la cybersécurité uniquement comme une spécialité réservée à quelques experts. La numérisation des services, des entreprises et des administrations élargit la surface d’exposition. Former davantage de profils capables de détecter, contenir et expliquer une crise devient une question de résilience économique.

À retenir : apprendre à défendre un système suppose désormais de savoir travailler en équipe dans une situation instable.

Point de vigilance : une simulation spectaculaire n’est utile que si elle débouche sur un retour d’expérience précis, mesure les erreurs et améliore les méthodes.

Regard Maroc : la multiplication de ce type d’exercices peut rapprocher écoles, entreprises et institutions. Le pays a besoin de techniciens, mais également de responsables capables de traduire un incident cyber en décisions compréhensibles pour les directions, les métiers et les usagers.

Le scénario immersif présente enfin un avantage pédagogique souvent sous-estimé : il rend visibles les dépendances entre métiers. Une équipe de sécurité peut contenir une attaque sans pour autant résoudre la communication avec les clients, la direction ou les partenaires. Inversement, une organisation qui communique vite mais comprend mal l’incident peut aggraver la crise. Former sur un environnement simulé permet de tester ces interfaces sans exposer une entreprise réelle. C’est aussi un moyen d’identifier les profils capables de garder une vision d’ensemble lorsque les alertes se multiplient.

Source : L’ODJ Média · 339 mots

Agents IA · 22 septembre 2026
Agents IA : quand les plateformes ferment leurs portes

Amazon a bloqué l’utilisation de l’assistant Muse de Meta pour effectuer des achats sur sa plateforme, selon L’ODJ. Derrière le conflit entre deux géants se dessine l’un des prochains grands rapports de force du numérique : qui contrôle l’accès aux services lorsque l’utilisateur délègue une action à un agent d’intelligence artificielle ?

L’IA conversationnelle répondait à une question. L’agent cherche, compare, remplit des formulaires et peut, avec autorisation, déclencher une action. Cette évolution change la relation entre plateformes. Si un agent devient l’intermédiaire principal de l’utilisateur, le site marchand risque de perdre une partie de son interface, de ses données comportementales et de sa capacité à orienter le parcours d’achat. Refuser un agent peut donc relever à la fois de la sécurité, des conditions d’utilisation et d’un enjeu commercial.

Le problème dépasse Amazon et Meta. Demain, les agents devront négocier avec des banques, des compagnies aériennes, des administrations ou des logiciels professionnels. Chaque service devra décider quelles actions automatisées il accepte, comment il authentifie l’agent et qui porte la responsabilité lorsqu’une opération se passe mal.

À retenir : la prochaine guerre des plateformes pourrait porter moins sur les applications que sur le droit des agents à agir à l’intérieur de celles-ci.

Point de vigilance : l’automatisation d’un achat ou d’une réservation exige des mécanismes de consentement, de traçabilité et de recours beaucoup plus explicites qu’une simple recommandation.

Regard Maroc : e-commerce, banques et services numériques marocains devront eux aussi anticiper l’arrivée des agents. Définir des interfaces sûres et des règles d’autorisation pourrait devenir un chantier aussi important que l’adoption de l’IA elle-même.

Cette nouvelle couche d’intermédiation pourrait également bouleverser le référencement numérique. Aujourd’hui, une marque cherche à être visible dans un moteur de recherche, un réseau social ou une marketplace. Demain, elle voudra être correctement comprise et sélectionnée par des agents qui comparent automatiquement les offres. Les conditions d’accès, les données structurées, la réputation et les politiques d’autorisation deviendront alors des éléments commerciaux. Le commerce conversationnel ne supprime donc pas les plateformes : il redistribue le pouvoir entre celui qui possède le catalogue, celui qui possède l’interface et celui qui représente l’utilisateur.

Source : L’ODJ Média · 346 mots

Vie privée · 22 septembre 2026
ChatGPT : que deviennent nos conversations ?

Une question longtemps abstraite devient très concrète : qui peut relire une conversation confiée à un assistant d’intelligence artificielle ? L’ODJ revient sur les mécanismes utilisés pour l’amélioration des modèles et sur les réglages permettant à l’utilisateur de limiter l’utilisation future de certains échanges.

Le sujet est important parce que le chatbot est devenu un espace où l’on dépose facilement des informations professionnelles, personnelles ou stratégiques. La fluidité de la conversation crée parfois une impression de tête-à-tête privé qui ne correspond pas nécessairement au fonctionnement technique et contractuel du service. Comprendre les paramètres de données devient donc une compétence numérique élémentaire.

La présence éventuelle de processus humains de contrôle ou d’annotation ne signifie pas que toutes les conversations sont lues. Elle rappelle surtout qu’un service d’IA repose sur une chaîne complexe : collecte, filtrage, sécurité, amélioration des modèles et politiques de conservation. Pour l’utilisateur, la bonne pratique consiste à connaître les options disponibles et à éviter de transmettre inutilement des informations sensibles.

À retenir : utiliser une IA avec confiance ne dispense pas de comprendre où vont les données et quels réglages sont disponibles.

Point de vigilance : les interfaces et politiques des services évoluent. Une procédure valable aujourd’hui doit être vérifiée dans les paramètres et la documentation officielle avant d’être présentée comme permanente.

Regard Maroc : entreprises, administrations, écoles et médias gagneraient à définir des règles simples sur les informations qui peuvent être confiées à une IA grand public. La sensibilisation à la confidentialité doit accompagner l’adoption, plutôt que d’arriver après un incident.

Pour les organisations, cette question appelle une distinction entre usages personnels et usages professionnels. Copier un document interne, une base clients ou une information contractuelle dans un chatbot peut créer un risque différent d’une simple demande générale. Les entreprises ont donc intérêt à préciser quels outils sont autorisés, pour quelles catégories de données et avec quelles protections. Une politique trop restrictive pousse parfois les usages dans l’ombre ; une politique trop permissive ignore le risque. La bonne gouvernance consiste à proposer des outils adaptés et des règles compréhensibles, accompagnés de formation.

Source : L’ODJ Média · 338 mots

Deepfakes · 22 septembre 2026
Deepfakes : les plateformes encore trop vulnérables ?

Le conseil de surveillance de Meta a demandé le retrait de vidéos générées par intelligence artificielle visant des femmes et a critiqué l’efficacité des protections existantes. Le dossier rappelle que le deepfake n’est plus seulement une démonstration technologique : il devient un outil de harcèlement, de manipulation et de fabrication de fausses preuves.

La difficulté vient de la vitesse. Produire une image ou une vidéo synthétique devient plus simple, tandis que la vérification, la modération et le recours prennent du temps. Une plateforme doit distinguer satire, création légitime, erreur et contenu destiné à tromper ou nuire. Les indices techniques peuvent aider, mais ils ne suffisent pas toujours lorsque les outils génératifs progressent.

La réponse ne peut donc pas reposer uniquement sur la détection automatique. Elle implique aussi des règles claires, une capacité de signalement, des procédures rapides pour les personnes ciblées et une meilleure information du public. L’éducation aux médias retrouve ici une fonction essentielle : apprendre à suspendre son jugement devant une vidéo spectaculaire devient une forme de sécurité numérique.

À retenir : plus la génération devient accessible, plus la confiance dans l’image doit être reconstruite par des mécanismes de provenance et de vérification.

Point de vigilance : étiqueter tous les contenus synthétiques ne résout pas à lui seul le problème, notamment lorsque les fichiers sont copiés, recadrés ou republés ailleurs.

Regard Maroc : médias, institutions et citoyens sont directement concernés. À l’approche de toute période sensible, disposer de protocoles rapides de vérification et de rectification peut limiter la propagation d’un faux avant qu’il ne structure le débat public.

La provenance des contenus pourrait ainsi devenir une infrastructure de confiance. Signatures cryptographiques, métadonnées, sources vérifiables et journalisme de vérification ne rendront pas la falsification impossible, mais peuvent raccourcir le temps nécessaire pour établir ce qui est authentique. L’enjeu est également culturel : une société habituée à partager immédiatement ce qui provoque une émotion offre un terrain favorable aux manipulations. Les plateformes ont leur responsabilité, mais les médias, les institutions et les utilisateurs doivent eux aussi apprendre à ralentir la circulation d’un contenu douteux avant de l’amplifier.

Source : L’ODJ Média · 341 mots

Radar
8 sujets à suivre
OpenAI

278 milliards de dollars de pertes anticipées sur cinq ans : la course à l’IA rappelle le coût gigantesque des infrastructures de calcul. Ce signal mérite d’être suivi au-delà de l’annonce : l’enjeu est de comprendre comment il modifie les usages, les compétences, la sécurité et les rapports de force entre acteurs. Pour le Maroc, la question utile est moins de reproduire chaque nouveauté que d’identifier les capacités locales à renforcer, les risques à encadrer et les opportunités économiques ou éducatives à transformer en projets concrets. À suivre également : la façon dont les acteurs concernés documenteront leurs résultats et feront évoluer leurs pratiques au cours des prochains mois.

Source L’ODJMeta Muse

Amazon bloque l’agent de Meta : l’interopérabilité des futurs assistants devient un sujet stratégique. Ce signal mérite d’être suivi au-delà de l’annonce : l’enjeu est de comprendre comment il modifie les usages, les compétences, la sécurité et les rapports de force entre acteurs. Pour le Maroc, la question utile est moins de reproduire chaque nouveauté que d’identifier les capacités locales à renforcer, les risques à encadrer et les opportunités économiques ou éducatives à transformer en projets concrets. À suivre également : la façon dont les acteurs concernés documenteront leurs résultats et feront évoluer leurs pratiques au cours des prochains mois.

Source L’ODJDeepfakes

Le conseil de surveillance de Meta juge les protections actuelles insuffisantes face aux contenus synthétiques nuisibles. Ce signal mérite d’être suivi au-delà de l’annonce : l’enjeu est de comprendre comment il modifie les usages, les compétences, la sécurité et les rapports de force entre acteurs. Pour le Maroc, la question utile est moins de reproduire chaque nouveauté que d’identifier les capacités locales à renforcer, les risques à encadrer et les opportunités économiques ou éducatives à transformer en projets concrets. À suivre également : la façon dont les acteurs concernés documenteront leurs résultats et feront évoluer leurs pratiques au cours des prochains mois.

Source L’ODJCybersécurité

665 étudiants EMSI confrontés à une simulation de crise : la formation passe de la théorie à l’immersion. Ce signal mérite d’être suivi au-delà de l’annonce : l’enjeu est de comprendre comment il modifie les usages, les compétences, la sécurité et les rapports de force entre acteurs. Pour le Maroc, la question utile est moins de reproduire chaque nouveauté que d’identifier les capacités locales à renforcer, les risques à encadrer et les opportunités économiques ou éducatives à transformer en projets concrets. À suivre également : la façon dont les acteurs concernés documenteront leurs résultats et feront évoluer leurs pratiques au cours des prochains mois.

Source L’ODJRecherche

Des doctorants marocains découvrent l’écosystème technologique chinois dans le cadre d’un programme Huawei–ministère. Ce signal mérite d’être suivi au-delà de l’annonce : l’enjeu est de comprendre comment il modifie les usages, les compétences, la sécurité et les rapports de force entre acteurs. Pour le Maroc, la question utile est moins de reproduire chaque nouveauté que d’identifier les capacités locales à renforcer, les risques à encadrer et les opportunités économiques ou éducatives à transformer en projets concrets. À suivre également : la façon dont les acteurs concernés documenteront leurs résultats et feront évoluer leurs pratiques au cours des prochains mois.

Source L’ODJDonnées

Les réglages de confidentialité des assistants IA deviennent une compétence pratique pour les utilisateurs et les organisations. Ce signal mérite d’être suivi au-delà de l’annonce : l’enjeu est de comprendre comment il modifie les usages, les compétences, la sécurité et les rapports de force entre acteurs. Pour le Maroc, la question utile est moins de reproduire chaque nouveauté que d’identifier les capacités locales à renforcer, les risques à encadrer et les opportunités économiques ou éducatives à transformer en projets concrets. À suivre également : la façon dont les acteurs concernés documenteront leurs résultats et feront évoluer leurs pratiques au cours des prochains mois.

Source L’ODJAgents

L’IA qui agit pose une nouvelle question : comment authentifier une machine autorisée à acheter ou réserver pour nous ? Ce signal mérite d’être suivi au-delà de l’annonce : l’enjeu est de comprendre comment il modifie les usages, les compétences, la sécurité et les rapports de force entre acteurs. Pour le Maroc, la question utile est moins de reproduire chaque nouveauté que d’identifier les capacités locales à renforcer, les risques à encadrer et les opportunités économiques ou éducatives à transformer en projets concrets. À suivre également : la façon dont les acteurs concernés documenteront leurs résultats et feront évoluer leurs pratiques au cours des prochains mois.

Source L’ODJCompétences

Recherche et cyber convergent sur le même enjeu : disposer de talents capables de transformer la technologie en capacité locale. Ce signal mérite d’être suivi au-delà de l’annonce : l’enjeu est de comprendre comment il modifie les usages, les compétences, la sécurité et les rapports de force entre acteurs. Pour le Maroc, la question utile est moins de reproduire chaque nouveauté que d’identifier les capacités locales à renforcer, les risques à encadrer et les opportunités économiques ou éducatives à transformer en projets concrets. À suivre également : la façon dont les acteurs concernés documenteront leurs résultats et feront évoluer leurs pratiques au cours des prochains mois.

Source L’ODJ
Signaux faibles
Ce qui pourrait compter demain
L’agent devient une interface

Après le chatbot qui répond, l’agent qui agit peut devenir la nouvelle porte d’entrée vers le commerce et les services. La valeur se déplace vers l’autorisation, l’identité et l’interopérabilité. Pour les entreprises marocaines, préparer des services lisibles et contrôlables par des agents pourrait devenir un chantier numérique à part entière.

La cybersécurité devient une compétence collective

L’exercice EMSI montre que la défense numérique ne concerne plus seulement quelques spécialistes. Plus les organisations se numérisent, plus dirigeants, communicants, juristes et techniciens doivent savoir réagir ensemble. La simulation pourrait donc se diffuser comme outil de formation bien au-delà des cursus spécialisés.

La confiance devient une infrastructure

Deepfakes, confidentialité et agents autonomes convergent : le numérique a besoin de mécanismes permettant de savoir qui agit, avec quelle autorisation et sur quelle information. Identité, provenance des contenus et traçabilité pourraient devenir aussi structurantes que le cloud ou la connectivité.

3 enseignements pratiques
Que retenir ?

Former avant d’automatiser. L’IA et la cyber créent de la valeur lorsque les équipes comprennent les systèmes qu’elles utilisent.

Définir les autorisations. Un agent qui agit doit savoir précisément ce qu’il peut faire et laisser une trace contrôlable.

Vérifier avant de partager. Avec les deepfakes, la provenance d’une image ou d’une vidéo devient un réflexe numérique essentiel.

Synthèse
Le prochain avantage technologique sera aussi institutionnel

La semaine montre une technologie qui sort progressivement de l’écran pour entrer dans l’action. Les agents commandent, les systèmes automatisent et les contenus synthétiques imitent de mieux en mieux le réel. Cette puissance crée des opportunités, mais elle déplace la question centrale : qui autorise, qui vérifie et qui répond lorsqu’un système agit mal ? Pour le Maroc, la réponse passe simultanément par les compétences, la recherche, la cybersécurité et des règles d’usage compréhensibles.

Les sujets EMSI et Huawei rappellent que cette transition ne se gagnera pas uniquement en achetant des technologies étrangères. Elle dépendra de la capacité à former des talents, créer des expériences opérationnelles et faire circuler le savoir entre universités, entreprises et institutions. Le fil rouge de cette édition est donc moins la fascination pour l’IA que la construction d’un environnement capable de l’utiliser avec discernement.

Méthode
Sources, périmètre et transparence

Cette revue couvre principalement les publications Digital & Tech de L’ODJ Média des 21 et 22 septembre 2026, en cohérence avec l’édition « 7 days tech du 22-09-2026 ». Les sujets ont été sélectionnés, rapprochés et hiérarchisés pour faire ressortir les transformations les plus structurantes. Site de référence : https://www.lodj.ma/.

Cette revue a été élaborée avec l'assistance d'outils d'intelligence artificielle pour la collecte, le classement, le rapprochement documentaire et l'aide à la synthèse. La sélection éditoriale, la hiérarchisation, la vérification et la publication relèvent de la responsabilité de la rédaction.

L’ODJ Média · 7 Days Digital & Tech · Rédaction de L’ODJ

Lundi 28 Septembre 2026

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