Les exploitations agricoles marocaines rencontrent une raréfaction croissante de la main-d’œuvre, particulièrement saisonnière, selon Finances News Hebdo. L’exode rural, les changements démographiques, la progression de la scolarisation, la pénibilité et la recherche d’emplois plus stables réduisent le nombre de travailleurs disponibles au moment des récoltes.
La source estime que l’agriculture mobilise, selon les saisons, entre 30 et 40 % de la population active et que 75 % des travailleurs en milieu rural en dépendent. Ces ordres de grandeur, attribués à l’article, montrent pourquoi une tension sur les effectifs peut affecter à la fois les coûts des exploitations, le revenu rural et l’approvisionnement de plusieurs filières.
Pour les producteurs au Maroc, le problème dépasse la seule hausse des salaires journaliers. Un manque de travailleurs au moment critique peut retarder la cueillette, dégrader une partie de la production ou obliger à revoir les cultures. La mécanisation peut répondre à certains besoins, mais elle suppose des investissements, des équipements adaptés et une taille d’exploitation compatible.
D’autres réponses concernent les conditions de travail, la formation et l’organisation collective des tâches saisonnières. Elles peuvent améliorer l’attractivité des métiers sans réduire la question à un coût à contenir. Pour les pouvoirs publics et les organisations professionnelles, un suivi régional de la main-d’œuvre saisonnière aiderait à distinguer les filières les plus exposées et à préparer les pics de demande. La pénurie devient ainsi un enjeu de productivité autant que d’emploi rural.












L'accueil












