Une valorisation qui relance l’intérêt du marché
Beltone Research réitère sa recommandation à l’achat sur le titre Akdital. L’argument central repose sur une valorisation que les analystes estiment désormais plus lisible après la correction enregistrée depuis le pic d’août dernier. Le titre a en effet reculé d’environ 23 %, un ajustement qui, selon la maison de recherche égyptienne, ouvre une fenêtre d’opportunité pour les investisseurs de moyen terme.
À horizon 12 mois, l’objectif de cours est relevé à 1 870 dirhams, soit un potentiel de hausse de 48,7 % par rapport au cours de clôture du 13 janvier. Sur le plan des multiples, Akdital est valorisée sur la base d’un EV/EBITDA 2026 estimé à 12,4x, tandis que le PER ressort à 42,7x en 2026, avant de se détendre à 31,9x en 2027. Des niveaux exigeants en apparence, mais que Beltone met en perspective avec la trajectoire de croissance du groupe et la visibilité accrue de ses flux futurs.
Dans les échanges avec des professionnels du marché, un gérant confiait récemment que « le dossier Akdital se paie cher, mais il se paie surtout pour ce qu’il est en train de devenir ». Une phrase qui résume bien l’état d’esprit actuel autour du titre.
Le Maroc, socle de croissance, et l’international comme levier complémentaire
Au cœur du scénario de Beltone, le marché marocain reste le principal moteur de création de valeur. L’élargissement progressif de l’Assurance Maladie Obligatoire, avec une couverture estimée autour de 80 % aujourd’hui et un objectif de généralisation à terme, constitue un puissant catalyseur pour la demande de soins privés. Dans ce contexte, les hôpitaux marocains d’Akdital devraient continuer à générer, en moyenne, près de 82 % du chiffre d’affaires consolidé sur la période 2026-2030.
Cette dynamique s’appuie sur un programme d’investissements soutenu. La capacité litière nationale devrait presque doubler entre 2024 et 2030, entraînant un taux de croissance annuel moyen du chiffre d’affaires local d’environ 22 %. Pour Beltone, il s’agit là d’un scénario central, cohérent avec les besoins structurels du système de santé marocain et la montée en charge progressive des nouvelles infrastructures.
En parallèle, Akdital accélère son déploiement régional. Le groupe a déjà acquis l’hôpital Al Mishari à Riyad et finalise l’acquisition de l’hôpital Al Bishri à La Mecque, deux établissements appelés à entrer en exploitation au premier semestre 2026. À cela s’ajoute un programme d’investissement régional de 1,4 milliard de dollars, avec l’ambition d’installer un siège régional à Riyad. En Tunisie, l’acquisition de Taoufik Hospital Group pour 90 millions de dollars, sur la base d’un coût implicite d’environ 150 000 dollars par lit, est jugée créatrice de valeur et conforme aux standards historiques du secteur.
À terme, les activités régionales devraient dépasser 1 600 lits d’ici 2030 et contribuer à environ 24 % des revenus. Le chiffre d’affaires consolidé est attendu à 6,2 milliards de dirhams en 2026, puis proche de 8 milliards de dirhams l’année suivante.
Rien n’est toutefois automatique. Beltone identifie clairement plusieurs risques : une montée en puissance plus lente des capacités, un revenu par lit inférieur aux anticipations, ou encore des coûts d’exploitation et des CAPEX plus élevés que prévu. Autant de paramètres qui rappellent que la croissance d’Akdital, aussi prometteuse soit-elle, reste conditionnée à une exécution rigoureuse. Pour le marché, le pari est posé : celui d’un champion marocain de la santé capable de conjuguer ambition financière, utilité sociale et discipline économique.












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