Menu
lodj lodj
séprateur .png
lodj
Twitter
YouTube
Digital TV
LinkedIn
Facebook
Instagram
Tiktok
search








Algérie, faut-il s’inquiéter face aux dérives et invectives ?




A lire ou à écouter en podcast :

break_time1salgerie_fau1614171712.mp3 Algérie, faut-il s’inquiéter face aux dérives et invectives ?  (1.06 Mo)

Depuis quelques temps, le comportement fébrile et l’évolution hachurée de l’Etat et de l’état-major algériens deviennent préoccupants. Le « pouvoir », comme l’appellent nos voisins, est dans une situation pour le moins opaque et plutôt instable. Il s’agit certes d’une affaire intérieure qui concernerait donc les seuls Algériens, si le Maroc n’apparaissait de plus en plus sur les écrans.
 

Passant en revue une année Covid qui a suivi une autre année, Hirak celle-là, nous pourrions relever plusieurs actes inamicaux des officiels algériens à l’égard du Maroc. Des actes concernant essentiellement le Sahara et la position habituelle algérienne qui appelle au bon voisinage en réussissant la prouesse d’ameuter le monde entier sur la question sahraouie, tout en déclarant sa neutralité, la main sur le cœur. De cela, la terre et nous avons désormais l’habitude, on ne se préoccupe plus vraiment et personne ne s’en offusque plus…
 

Comment réagit le Maroc ? Deux discours royaux particulièrement amicaux et unificateurs, aucune réaction du gouvernement. Pas d’acte, pas de parole, pas de commentaire, l’Algérie est ignorée par Saâdeddine Elotmani et « ses » ministres, à l’exception du chef de la diplomatie, dont le ton est de plus en plus ferme, cassant même, mais toujours dans les règles de la bienséance diplomatique ; Nasser Bourita est dans son rôle car il est directement confronté aux Algériens dans l’affaire du Sahara. Quant à l’opinion publique marocaine, il suffit de voir son engouement et son enthousiasme à supporter l’équipe nationale algérienne durant la CAN 2019 pour mesurer la sympathie et l’affection qu’elle porte à son homologue algérienne…
 

Puis arrive la fin 2020, début 2021, et là, les choses commencent à se crisper. Le « pouvoir » fait voter aux Algériens une constitution qui autorise le déploiement de l’armée à l’extérieur des frontières dans la région, sur demande d’un Etat étranger. Or, l’Etat algérien soutient et reconnaît la RASD ; on peut deviner, et craindre, la suite… Pour le cas du général Chanegriha, chef de l’armée algérienne, il répète à intervalles réguliers sa conception du Maroc : un ennemi. Le terme est décliné différemment selon les situations, mais il revient souvent dans sa bouche.
 

Et puis, à mesure que la menace du Hirak se ravive et que la flamme de la contestation revit chez les Algériens, les militaires s’énervent contre… le Maroc. Cela a toujours été le cas, mais cela s’est accéléré singulièrement ces dernières semaines. D’abord une émission se voulant drôle, mais en réalité bête et méchante, caricature le roi Mohammed VI, usant de termes inappropriés, pour ne pas dire vulgaires, à l’encontre du chef de l’Etat d’un pays étranger, ce qui en Algérie constitue un délit. Quelques jours plus tard, comme pour soutenir et assumer cette émission, le ministre de la Communication abonde dans son sens et revient encore et toujours sur la reprise des relations du Maroc avec Israël puis, cette perle du ministère de la Défense, qui aurait été risible si elle n’était pas inquiétante… Répondant à des informations sur l’armée algérienne, le ministère a dit le plus officiellement du monde que ces dernières « ne peuvent provenir que d'ignares à la solde des services du Makhzen marocain et sionistes ».
 

Un président affaibli qui tente de garder la main, prend des mesurettes, et ne parvient pas à endiguer le Hirak qui reprend des couleurs… Une armée qui échoue à prendre ses marques et à reprendre la main, bousculant aujourd’hui les fragiles équilibres d’hier… Et l’opinion publique qui n’en démord pas, exigeant toujours de véritables réformes, un gouvernement réellement civil et des institutions réellement « civilisées ». Et cette question mémorielle qui n’en finit pas de ne pas finir avec la France…
 

Le Maroc doit-il s’inquiéter de la fébrilité du « pouvoir » algérien qui s’épuise à essayer de tenir ? Raisonnablement non, mais l’état-major est-il raisonnable ? Il suffit de parcourir les informations publiées sur le site de l’agence officielle APS pour répondre par la négative. Faut-il appréhender un aventurisme militaire de la part de généraux qui se délectent des fausses informations sur les supposées attaques du Polisario contre le royaume, à partir de leur territoire ? Peut-être, cela serait sage…
 

Les Marocains et les Algériens veulent construire ce que les godillots d’Alger, rejetés par leur population, s’évertuent à vouloir détruire !
 

Publié par Aziz Boucetta sur https://panorapost.com





Mercredi 24 Février 2021

Chroniqueurs invités | Coup de cœur



Magazine créé avec Madmagz.






Avertissement : Les textes publiés sous l’appellation « Quartier libre » ou « Chroniqueurs invités » ou “Coup de cœur” ou "Communiqué de presse" doivent être conformes à toutes les exigences mentionnées ci-dessous.

1-L’objectif de l’ODJ est de d’offrir un espace d’expression libre aux internautes en général et des confrères invités (avec leurs accords) sur des sujets de leur choix, pourvu que les textes présentés soient conformes à la charte de l’ODJ.

2-Cet espace est modéré  par les membres de la rédaction de lodj.ma, qui conjointement assureront la publication des tribunes et leur conformité à la charte de l’ODJ

3-L’ensemble des écrits publiés dans cette rubrique relève de l’entière responsabilité de leur(s) auteur(s).la rédaction de lodj.ma ne saurait être tenue responsable du contenu de ces tribunes.

4-Nous n’accepterons pas de publier des propos ayant un contenu diffamatoire, menaçant, abusif, obscène, ou tout autre contenu qui pourrait transgresser la loi.

5-Tout propos raciste, sexiste, ou portant atteinte à quelqu’un à cause de sa religion, son origine, son genre ou son orientation sexuelle ne sera pas retenu pour publication et sera refusé.

Toute forme de plagiat est également à proscrire.