Par Mohammed Yassir Mouline
Pourtant, hier encore, Alger et Caracas se juraient fidélité éternelle contre « l’impérialisme », « l’Occident décadent » et « l’Oncle Sam diabétique » !! On signait des accords de défense, on échangeait des sourires virils, on parlait souveraineté entre deux cargaisons d’armes russes et trois slogans anti-dollar… Mais voilà, quand Maduro tombe, Tebboune disparaît... Mode avion activé !!
La souveraineté… jusqu’à la frontière américaine
Ce silence n’est pas une posture diplomatique... C’est une panique soigneusement emballée… Car l’Algérie révolutionnaire est souveraine, mais uniquement dans les communiqués… Dès que Washington éternue, El Mouradia attrape la grippe, perd sa voix et avale sa langue… pas même un communiqué symbolique, pas une phrase creuse, pas un « nous suivons avec inquiétude »… Rien !! Le régime militaire, si prompt à convoquer l’ONU pour un tweet marocain ou une chanson kabyle, n’a pas trouvé un seul mot pour son allié arrêté… La souveraineté, oui… mais sous condition de visa américain !!
Le rêve algérien : superpuissance… pendant la sieste !!
Pourtant, dans un univers parallèle « celui de la propagande » l’Algérie est déjà une superpuissance… Dans ce rêve national sponsorisé par la télévision publique, le ministère des Affaires étrangères algérien aurait lancé un ultimatum à Washington... Vingt-quatre heures… Pas une de plus !! Les chars auraient quitté le Sahara… Les frégates auraient sillonné la Méditerranée… Le monde aurait tremblé !! Mais le rêve s’est dissipé au réveil… Retour à la réalité, pas de chars, pas de frégates, pas d’ultimatum… Juste une file d’attente pour le lait, l’huile, la semoule… et désormais pour la dignité…
Alliance stratégique… jetable
L’Algérie avait pourtant investi… Beaucoup investi !! Argent public, soutien politique, bénédiction électorale… Maduro n’était pas qu’un ami, c’était un placement idéologique... Mais comme tout investissement mal géré par un régime militaire, il s’est évaporé au premier contrôle douanier américain !!
L’accord de défense commune ? Dissous dans la peur… La solidarité révolutionnaire ? Reportée à une date indéterminée… Le courage politique ? En rupture de stock… Tebboune n’a pas seulement abandonné Maduro, il a débranché le concept même d’alliance... Chez El Mouradia, l’amitié internationale est conditionnée par le silence de Washington... Quand l’Oncle Sam hausse le sourcil, la révolution baisse les yeux !!
Le syndrome de Caracas à Alger
Car ce qui s’est passé à Caracas fait trembler plus d’un uniforme à Alger… Même recette… Rente énergétique, discours anti-occidental, alliances orientales, armée omniprésente, peuple réduit au silence… Même illusion de stabilité… Même fin possible !! Le régime algérien le sait, et c’est précisément pour cela qu’il se tait… Car dénoncer l’arrestation de Maduro, ce serait admettre que le scénario est transposable… Et ça, c’est interdit !!
Axe du mal : Venezuela – Algérie – Iran – Polisario
Derrière l’arrestation de Maduro se dessine moins un feuilleton politique qu’une offensive américaine méthodique visant à démanteler des réseaux mêlant idéologie révolutionnaire, trafics criminels et contournement des règles internationales... Déployée en Amérique latine, au Moyen-Orient puis en Afrique, cette stratégie bénéficie d’un large soutien international…
Dans ce cadre, la région sahélo-saharienne attire l’attention, notamment avec la mutation du Polisario, décrit par plusieurs analyses sécuritaires comme une milice impliquée dans des trafics transfrontaliers, sous la tolérance et le soutien de l’Algérie... Des connexions opaques sont également évoquées entre Caracas, Alger et les camps de Tindouf, impliquant financements illicites et contournement de sanctions…
Se dessine ainsi un axe informel « Axe du mal » Venezuela–Algérie–Iran–Polisario, plus uni par les zones grises et le rejet des règles internationales que par un véritable projet politique… Un ensemble suffisamment visible pour inquiéter Washington, et expliquer le silence algérien, perçu non comme une prudence diplomatique, mais comme la crainte d’être entraîné dans une enquête qui pourrait dépasser le seul cas Maduro…
Quand l’armée protège… le silence
À force de transformer l’État en caserne et le citoyen en figurant, le régime algérien a oublié un détail… Une armée peut protéger un pouvoir, mais pas une légitimité vide... Et quand les grandes puissances retirent leur parapluie, il ne reste que la pluie… et le peuple en dessous… Le hirak n’est pas mort, Il somnole… Comme le citoyen algérien épuisé par les files d’attente... Et comme lui, il peut se réveiller brutalement !!
L’Algérie n’a pas perdu sa voix… elle l’a mise en sourdine par peur de l’Oncle Sam… Quand la révolution sonne, Tebboune ne décroche pas… Et quand l’histoire appelle, El Mouradia laisse le téléphone sonner, jusqu’à ce que la ligne soit coupée… Au final, l’affaire Maduro aura révélé une vérité simple… L’Algérie révolutionnaire parle fort… quand elle est seule !! Mais quand Washington frappe à la porte, El Mouradia fait semblant de dormir !!
Allô Tebboune ? Ici Maduro… Ne raccroche pas trop vite… La prison, ça isole… Le silence aussi… Wa Salam Aleykoum wa Rahmatou Allah.












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