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Asmae Lamrabet pour l’abolition de l’article 490.




A lire ou à écouter en podcast:

asmae_lamrabet_.mp3 Asmae Lamrabet pour l’abolition de l’article 490.  (5.9 Mo)

Progressiste ou fondamentaliste ? 
 
Il ne fallut que de peu pour que la tonitruante islamologue s’empare et les démangeaisons de sa plume de théologue, quoiqu’il sied, ici, de raboter, accommoder cette expression défraichie, quasi obsolète, à un présent qu’on résume à des cliquetis de touches, comme qui dirait des cliquetis de chaine, des touches prêtes à vous soudoyer de ces  doigts qui cavalent comme des forcenés sur des lettres abruties de par des coups sommaires, ô combien de fois, au détriment d’une pensée tenue à la réserve.

Ceci,  tant est que nous puissions estampiller cette expression farouche de par un procédé chéri de notre théologue, celui de la contextualisation.  D’autres, à cheval sur l’exégèse, farcis, imbus de leurs seules notes de lectures, vous disent, droits dans votre hébétude, qu’Asmae Lamrabet, serait une fondamentaliste doublée d’une bonne linguiste qui se confine à rendre l’essentiel des textes, que l’interprétation à laquelle ils seraient sujets, relève ni plus ni moins que d’une explicitation qui tiendrait des sources, rigoristes, fondamentalistes. 
 
Touche-t-elle aux textes sacrés ? 
 
Que notre théologue soit étiquetée progressiste, moderniste, ou fondamentaliste, sa vue d’esprit portée sur le mécontentement soulevé  par les détonations de voix qui prêchent contre l’article 490, tranche d’avec toute ambiguïté, annonce une couleur criarde pour les uns, habituels pour ceux qui la tiennent pour rebelle, pour ne pas dire apostats,  ceux-là même qui vous disent que si notre théologue est pour l’égalité dans la répartition de  l’héritage entre les deux sexes, celle-ci peut de même se prononcer pour l’abolition de cet article jugé archaïque, qui tient en horreur, de plus, condamne, les relations hors cadre du mariage.

En gros, il n’y aurait qu’un pas, la trame serait la même, et la facilité de mise, puisque et pour l’héritage et pour la sexualité, il s’agirait de toucher aux textes sacrés d'ascendance divine, qui, pour beaucoup, serait énoncés clairement,  partant de là, ne souffriraient nul détournement, nulle interprétation.

Une interprétation qui, selon leurs dires, serait biaisée, fallacieuse, perfide.  


Séparer la morale d’avec le pénal ?
 
Asmae Lamrabet, contre vents et marrées, surtout ceux de son camp, s’est alignée d’avec le sulfure  des contestations du mouvement abolitionniste qui a peint en rouge nos réseaux sociaux.

L’approche de notre théologue, rangée   dans le camp des libertés est digne d’être, ici, relevée.  Lamrabet, en préambule de sa publication Facebook, fait un distinguo de taille. Celui-ci consiste, toutes proportions gardées, selon une lecture qu’on peut le  lui appliquer et de droit,  à séparer l’éternel d’avec le temporel, la morale d’avec le pénal.

L’islamologue concède le fait que les relations non inscrites dans un cadre religieux serait contraire à la morale, par-là, blâmable, mais se réserve la liberté de penser que la morale, ou la foi, est de l’ordre des convictions propres, relève de l'arbitre  de tout un chacun, que le Maroc d’aujourd’hui ne peut souffrir une telle entaille faite aux libertés individuelles, que l’Islam, si tant est qu’on veuille juger d’à travers sa lumière serait plutôt portée à protéger la vie privée que de la jeter en pâture, livrer ses défenseurs  à la vindicte populaire. 
 
Plus orthodoxes que l’islam ? 
 
Une conclusion appuyée de un, de par toute la difficulté bien corsée opposée par l’islam pour prouver qu’un acte sexuel est consommé, nous comprenons par-là, bien que passée sous silence par l’islamologue, que les quatre témoins oculaires, présumés assister aux ébats ne doivent différer sur aucun détail lors du rapport des faits devant juge, à défaut de quoi, la peine serait annulée.

 De deux, par un hadith du prophète qui aurait presque admonesté son compagnon, lui aurait   annoncé que cela le lui aurait mieux valu que de protéger les concernés que de rendre public leur affaire. 
 
Hicham Aboumerrouane 






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