Le Maroc disposait déjà, CAN ou pas, d’infrastructures difficilement égalables sur le continent en termes de gamme, de capacité d’accueil et de connectivité.
A cela s’ajoute un maillage rare de grandes villes capables d’accueillir un événement sportif international de premier plan.
Au plan strictement sportif, le Royaume a modernisé l’ensemble des stades retenus pour la compétition et en a construit de nouveaux, portant toutes les enceintes aux normes les plus exigeantes de la FIFA, qu’il s’agisse de capacités, de sécurité ou de qualité des pelouses.
Cette CAN vient ainsi dévoiler à grande échelle une réalité déjà connue des initiés: le pays est doté d’un écosystème d’accueil robuste, tourné vers l’excellence.
En toile de fond, cette démonstration s’inscrit dans une transformation de fond engagée sous le règne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Le pays connaît depuis deux décennies une métamorphose tous azimuts: infrastructures, économie, politiques sociales, diplomatie, rien n’est laissé de côté.
Le développement humain est au cœur de la vision royale, et les investissements consentis dans les stades, les transports, l’hébergement, mais aussi dans la santé et l’éducation, s’inscrivent dans une même trajectoire: améliorer le niveau de vie du citoyen tout en projetant le pays comme acteur central de la scène africaine.
Le Royaume a triplé son PIB en 20 ans, un record rarement égalé sur le continent. Il vise un nouveau doublement dans la décennie à venir.
L’organisation de la CAN s’insère dans cette dynamique comme une vitrine spectaculaire des capacités logistiques, techniques et humaines du pays.
Cette ambition s’accompagne d’une vision panafricaine assumée, fondée sur une logique de partenariat «Win-Win». Le Maroc se positionne comme moteur de l’intégration africaine, mettant à disposition ses moyens et son expertise.
Il est devenu le 1er investisseur étranger en Afrique de l’Ouest et porte des projets structurants, à l’image du gazoduc Nigeria–Maroc, destiné à relier 16 pays à une source d’énergie fiable, condition indispensable à tout développement.
A Dakhla, le Royaume édifie le plus grand port en eau profonde du continent, conçu comme une porte d’accès stratégique pour les pays du Sahel vers l’Atlantique.
L’Office Chérifien des Phosphates déploie pour sa part des solutions innovantes pour la souveraineté alimentaire du continent, tandis que les banques marocaines accompagnent la modernisation et la structuration des systèmes financiers d’une vingtaine de pays, là où nombre d’acteurs occidentaux se sont désengagés.
La CAN ne fait que lever le voile sur cette réalité, en donnant à voir au grand public ce que le Royaume construit depuis des années.
Le football, dans cette équation, n’est pas un simple divertissement: il est envisagé comme une véritable industrie d’avenir pour l’Afrique.
La vision de Sa Majesté le Roi s’appuie sur ce potentiel en plaçant la jeunesse au centre des priorités. Investir dans les académies, les infrastructures sportives et les compétitions, c’est investir dans la stabilité du continent et, par ricochet, dans celle du monde.
Le Maroc, qui s’est vu confier par ses pairs africains un rôle de premier plan sur la question migratoire, articule cette politique sportive avec une approche inclusive de l’intégration: les ressortissants subsahariens représentent aujourd’hui plus de 70% des étrangers vivant au Maroc, soit plus de 200 000 personnes, témoignant d’une volonté d’accueil et de co-construction d’un destin commun.
Dans ce contexte, la CAN 2025 joue pleinement son rôle de test grandeur nature pour la Coupe du Monde 2030, que le Maroc organisera avec l’Espagne et le Portugal.
Elle démontre la capacité opérationnelle du Royaume à gérer un événement de grande ampleur: 52 matchs sur 31 jours, 24 équipes, une logistique lourde en flux de supporters, de médias et d’équipes.
Une organisation fluide, des stades modernisés comme le Prince Moulay Abdellah, des infrastructures hôtelières à la hauteur, des réseaux de transport efficaces et une sécurité maîtrisée constituent autant de signaux positifs adressés à la FIFA.
L’accueil de plus d’un million de spectateurs sans incidents renforce l’image d’un pays capable d’offrir une expérience globale réussie aux stades et dans les multiples fan-zones, dans toutes les villes du pays.
Sur le plan symbolique, les performances des Lions de l’Atlas, portés par l’engouement populaire, renforcent l’idée d’un Maroc pivot du football africain à l’horizon 2030.
La dimension politique n’est pas en reste.
Le dossier conjoint Maroc–Espagne–Portugal trouve dans cette édition une validation grandeur nature de la complémentarité entre les trois pays : synergies d’infrastructures, connectivité, capacité à absorber des flux massifs de supporters, diversité des cultures et des langues.
Le succès de la CAN 2025 conforte la crédibilité de cette candidature en montrant que le Maroc est un pilier fiable du dispositif à trois, pleinement intégré aux standards mondiaux de l’organisation sportive.
Au-delà des chiffres, des statistiques d’audience ou des retombées économiques, l’impact le plus précieux pour le Royaume demeure cependant immatériel: c’est l’estime des peuples africains.
L’image laissée par cette CAN dans la mémoire des joueurs, des délégations, des médias et des supporters pèsera longtemps.
Le souvenir d’un pays accueillant, organisé, ouvert et profondément attaché à son africanité est sans doute le legs le plus durable de cette compétition.
C’est sur ce capital de confiance, fait de respect, d’hospitalité et de sérieux, que le Maroc entend bâtir la suite de son projet continental et mondial, dans le football comme au-delà, bien évidemment.
PAR AZIZ DAOUDA/BLUWR.COM












L'accueil




C'est vrai, Aziz Akhannouch s'en va ?!











