Cisjordanie occupée : l’ONU évoque un système d’apartheid
Dans son document, l’ONU affirme que la discrimination systématique visant les Palestiniens s’est « radicalement aggravée » ces dernières années. Accès à l’eau, à l’éducation, aux soins, liberté de circulation ou exploitation des terres agricoles : chaque aspect du quotidien serait encadré par des lois et pratiques différenciées. Volker Türk, Haut-Commissaire aux droits de l’Homme, parle d’une asphyxie progressive des droits fondamentaux, comparable à des régimes de ségrégation raciale déjà connus dans l’histoire.
Deux systèmes, une même terre
Le rapport souligne l’existence de deux régimes juridiques distincts en Cisjordanie. Les colons israéliens relèvent du droit civil israélien, tandis que les Palestiniens sont soumis à un régime militaire. Cette dualité se traduit par des confiscations de terres, des restrictions de construction et une précarisation croissante des communautés palestiniennes. L’ONU pointe aussi l’extension rapide des colonies, considérées comme illégales par le droit international.
Violence et impunité
Depuis octobre 2023, la situation s’est encore durcie. Le document évoque une intensification des violences de colons, parfois avec la passivité, voire le soutien, des forces de sécurité israéliennes. Plus de 1 000 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début de la guerre à Gaza, selon des chiffres officiels palestiniens, alors que très peu d’enquêtes ont abouti à des condamnations. L’ONU dénonce une impunité quasi totale.
Réaction israélienne et suite diplomatique
Israël a vivement contesté ces conclusions, qualifiant le rapport de biaisé et politiquement motivé. Pour autant, ce positionnement de l’ONU risque d’alimenter les débats internationaux et les pressions diplomatiques. Reste à savoir si cette prise de position marquera un tournant concret ou restera, une fois de plus, lettre morte sur le terrain.












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