Un programme politique axé sur la souveraineté
Lors d’un rassemblement de son parti Sionisme religieux, Le Ministre a affirmé vouloir établir la « souveraineté » israélienne sur les territoires palestiniens. Il a évoqué la suppression des accords israélo-palestiniens conclus dans les années 1990 et qualifiés de « maudits », tout en défendant l’idée d’une émigration des Palestiniens comme solution durable.
Cette annonce s’inscrit dans la perspective des élections législatives israéliennes. Le responsable a présenté un programme baptisé « Colonisation 2030 », visant à renforcer la présence israélienne dans les territoires occupés. Le projet a été dévoilé lors d’un rassemblement organisé dans une colonie proche de Ramallah, en présence de responsables locaux.
Un rôle clé dans la politique de colonisation
En plus de ses fonctions au ministère des finances, le ministre dispose de larges compétences sur l’administration civile de la Cisjordanie au sein du ministère de la défense. Cette position renforce son influence sur les décisions liées à la gestion et à l’expansion des colonies.
Depuis le début du mois, le gouvernement israélien a pris plusieurs mesures visant à accroître son contrôle sur certains secteurs de Cisjordanie, y compris des zones placées sous l’autorité administrative palestinienne. Sous l’actuel gouvernement, le nombre de colonies approuvées a atteint un niveau record en 2025, marquant une accélération du processus de colonisation.
Aujourd’hui, plus d’un demi-million d’Israéliens vivent dans des colonies en Cisjordanie, aux côtés de plusieurs millions de Palestiniens. Ces implantations sont considérées comme illégales au regard du droit international par les Nations unies.
Un contexte marqué par les tensions et les violences
Ces déclarations interviennent dans un climat sécuritaire particulièrement tendu. Depuis l’attaque menée par le Hamas sur le territoire israélien le 7 octobre 2023, les violences se sont intensifiées en Cisjordanie.
La multiplication des mesures politiques et territoriales alimente les inquiétudes autour de l’avenir du processus de paix israélo-palestinien. Les orientations défendues par le ministre pourraient peser sur l’évolution du conflit et redéfinir les équilibres politiques dans la région.
L’évolution de ces propositions, leur réception sur la scène politique israélienne et leurs conséquences sur la situation sécuritaire restent désormais à surveiller dans les prochains mois.












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