Le déficit commercial du Maroc a atteint 323,94 milliards DH à fin septembre 2026, contre environ 258,3 milliards un an plus tôt. Les données de l’Office des changes, relayées par La Nouvelle Tribune, font ainsi apparaître une aggravation de 25,4 % sur les neuf premiers mois de l’année.
Les importations de biens ont progressé de 17 % pour approcher 708 milliards de dirhams, tandis que les exportations ont augmenté de 10,7 % à 384,05 milliards. La facture énergétique a notamment grimpé de 37 %, à 111,59 milliards, et les achats de biens d’équipement de 22 %, à 173,38 milliards.
Du côté des ventes à l’étranger, l’automobile reste le premier secteur exportateur avec plus de 132,11 milliards DH, en hausse de 14,3 %. L’aéronautique progresse de 22,3 %, alors que le textile et cuir recule de 5 %. Ces évolutions montrent que la croissance de plusieurs filières exportatrices ne compense pas encore l’accélération globale des achats extérieurs.
La balance des services apporte un contrepoint favorable avec un excédent de 135,8 milliards de dirhams. Pour l’économie marocaine, l’enjeu consiste à réduire les vulnérabilités liées à l’énergie et aux intrants importés tout en consolidant les exportations à plus forte valeur ajoutée. Le suivi de l’Office des changes permettra de déterminer si l’écart se stabilise au dernier trimestre.












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