La culture marocaine a marqué de son empreinte la 9e édition du Festival international de poésie Mésopotamia, qui s'est clôturée à La Haye (Pays-Bas). Tenu du 11 au 13 septembre 2026 sous le thème évocateur « Des mots face aux murs », l'événement a réuni plus d'une trentaine de poètes, chercheurs et artistes venus des quatre coins du monde pour faire tomber les barrières géographiques et psychologiques par la force de la littérature et de l'art.
Placée sous le signe de la fidélité à l'héritage du regretté écrivain néerlandais Cees Nooteboom, cette édition a fait des questions de frontières, de traversée, de temps et de mémoire le cœur de ses débats. Les activités se sont déployées à travers plusieurs espaces culturels et historiques emblématiques de la ville, créant un véritable dialogue humain et civilisationnel.
Une empreinte marocaine indéniable dans la poésie et la traduction
La participation marocaine ne s'est pas contentée d'être symbolique; elle a été profondément qualitative. Le poète Nasser-Edine Boucheqif s'est illustré par des lectures poétiques poignantes, tout en contribuant activement à la traduction de textes de poètes français engagés contre la politique des « murs ».
Le festival a également été enrichi par la présence de la poétesse Aliya El Idrissi El Bouzidi et du poète Abdelhadi Said, qui ont animé avec brio les séances de lectures et les ateliers créatifs. Défiant les distances, le poète Abderrahim El Khassar a, quant à lui, tenu à marquer sa présence et sa participation via visioconférence, témoignant de l'attachement des créateurs marocains à ce carrefour culturel international.
De la Maison de Spinoza aux écrans de cinéma
Les festivités ont pris leur envol dans un lieu lourd de sens : la maison du philosophe Baruch Spinoza, où il vécut ses dernières années. Dans les jardins attenants, les voix des poètes se sont élevées pour déconstruire les « murs » politiques, religieux et mentaux qui divisent l'humanité, s'inspirant de l'héritage intellectuel du grand penseur.
Au-delà des mots, le festival a fait la part belle à l'image et au documentaire. Le public a pu découvrir des œuvres poignantes telles que « Un homme qui n'a pas perdu sa boussole », retraçant le parcours du chercheur irakien Abdul Hussein Shaaban et son engagement pour les droits de l'Homme. Le théâtre Amare a, pour sa part, projeté « Habiter le monde » du romancier Ali Badr, ainsi que « Les Perses d'Irak » du poète et traducteur Mohammed Al-Amin Al-Karkhi, un film documentant les drames des déplacements forcés. Ces projections ont été rythmées par les envoûtantes parenthèses musicales de l'Irakien Sattar Al-Saadi et du Néerlandais Rick van Boeckel.
Arts visuels et hommages internationaux : en guise de clôture
Le langage des couleurs a également eu droit de cité grâce à des ateliers visuels interactifs. L'artiste plasticien irakien Hussein Thamer Baday a animé l'atelier « Une plume face au mur », mêlant peinture contemporaine et collage, tandis que Karim Saadoun a initié le public à l'art du graphisme et de l'impression. Le message était clair : l'art est un droit universel qui transforme les murs de séparation en espaces de communication.
Le rideau est tombé sur cette 9e édition au théâtre Amare par une cérémonie de remise de prix. Des figures littéraires de renommée mondiale, telles que le poète français Philippe Tancelin, Hatif Janabi, Alfredo Pérez Alencart et George Wallace, ont été honorées. En guise de reconnaissance, ils ont reçu des portraits réalisés par l'artiste et romancier irakien Dr Abdelhadi Saadoun, ainsi que des capes brodées, créations exclusives du célèbre styliste irakien Ziad Al-Athari.
Placée sous le signe de la fidélité à l'héritage du regretté écrivain néerlandais Cees Nooteboom, cette édition a fait des questions de frontières, de traversée, de temps et de mémoire le cœur de ses débats. Les activités se sont déployées à travers plusieurs espaces culturels et historiques emblématiques de la ville, créant un véritable dialogue humain et civilisationnel.
Une empreinte marocaine indéniable dans la poésie et la traduction
La participation marocaine ne s'est pas contentée d'être symbolique; elle a été profondément qualitative. Le poète Nasser-Edine Boucheqif s'est illustré par des lectures poétiques poignantes, tout en contribuant activement à la traduction de textes de poètes français engagés contre la politique des « murs ».
Le festival a également été enrichi par la présence de la poétesse Aliya El Idrissi El Bouzidi et du poète Abdelhadi Said, qui ont animé avec brio les séances de lectures et les ateliers créatifs. Défiant les distances, le poète Abderrahim El Khassar a, quant à lui, tenu à marquer sa présence et sa participation via visioconférence, témoignant de l'attachement des créateurs marocains à ce carrefour culturel international.
De la Maison de Spinoza aux écrans de cinéma
Les festivités ont pris leur envol dans un lieu lourd de sens : la maison du philosophe Baruch Spinoza, où il vécut ses dernières années. Dans les jardins attenants, les voix des poètes se sont élevées pour déconstruire les « murs » politiques, religieux et mentaux qui divisent l'humanité, s'inspirant de l'héritage intellectuel du grand penseur.
Au-delà des mots, le festival a fait la part belle à l'image et au documentaire. Le public a pu découvrir des œuvres poignantes telles que « Un homme qui n'a pas perdu sa boussole », retraçant le parcours du chercheur irakien Abdul Hussein Shaaban et son engagement pour les droits de l'Homme. Le théâtre Amare a, pour sa part, projeté « Habiter le monde » du romancier Ali Badr, ainsi que « Les Perses d'Irak » du poète et traducteur Mohammed Al-Amin Al-Karkhi, un film documentant les drames des déplacements forcés. Ces projections ont été rythmées par les envoûtantes parenthèses musicales de l'Irakien Sattar Al-Saadi et du Néerlandais Rick van Boeckel.
Arts visuels et hommages internationaux : en guise de clôture
Le langage des couleurs a également eu droit de cité grâce à des ateliers visuels interactifs. L'artiste plasticien irakien Hussein Thamer Baday a animé l'atelier « Une plume face au mur », mêlant peinture contemporaine et collage, tandis que Karim Saadoun a initié le public à l'art du graphisme et de l'impression. Le message était clair : l'art est un droit universel qui transforme les murs de séparation en espaces de communication.
Le rideau est tombé sur cette 9e édition au théâtre Amare par une cérémonie de remise de prix. Des figures littéraires de renommée mondiale, telles que le poète français Philippe Tancelin, Hatif Janabi, Alfredo Pérez Alencart et George Wallace, ont été honorées. En guise de reconnaissance, ils ont reçu des portraits réalisés par l'artiste et romancier irakien Dr Abdelhadi Saadoun, ainsi que des capes brodées, créations exclusives du célèbre styliste irakien Ziad Al-Athari.












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