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Destruction de la fonction rénale: Attention aux Calculs des voies urinaires


Trois médecins, chacun dans sa spécialité, un néphrologue ( Pr Tarik SQALLI), un radiologue ( Dr Bounhir BOUMEHDI ) et un urologue ( Dr Sami EL BAKKALI), exposent des données scientifiques sur les calculs des voies urinaires qui peuvent aboutir à la destruction de la fonction rénale.



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Par Dr Anwar CHERKAOUI

Avis du néphrologue: Pr Tarik SQALLI HOUSSAINI 

Au Maroc, les trois principales causes de l’insuffisance rénale terminale sont l’hypertension artérielle, le diabete et les calculs des voies urinaires ( lithiases), indique Pr Tarik SQALLI HOUSSAINI, président de la société marocaine de nephrologie ( SMN). 

Il existe plusieurs types de calculs de structure et de composition chimique différentes qui peuvent exister au niveau des voies urinaires. 

Leur devenir est éminemment variable d'un patient à l'autre et d'un type de lithiase à l'autre. 

Le malade peut ressentir de vagues douleurs au bas du dos et/ou à une infection urinaire.

Parfois la première manifestation est la crise de colique néphrétique avec expulsion d'un calcul ou des récidives plus ou moins rapprochées, ou encore aboutir à des complications rénales redoutables pouvant conduire à l’insuffisance rénale.

Il faut rappeler que la colique néphrétique est une atteinte douloureuse d’un rein provoquée par un obstacle à l’écoulement normal de l’urine, généralement une lithiase (calcul) ou (une fois sur quatre) une compression.

Elle nécessite un traitement antalgique et anti-inflammatoire d’urgence. Après un épisode, la récidive est fréquente. 

A travers le monde, on estime que près de 10 % des hommes et 5 % des femmes ont souffert ou souffriront de coliques néphrétiques au moins une fois dans leur vie.


Avis du Radiologue : Dr Bounhir BOUMEHDI 

Le rôle de l'imagerie médicale est double, indique Dr Bounhir BOUMEHDI, médecin radiologue à Salé. Un, faire le diagnostic et le bilan de la maladie lithiasique en dehors de la période aiguë. 
Deux, établir dans le cadre de l'urgence à la fois le diagnostic et la sévérité de l'atteinte rénale.

Dans cette première circonstance, la part de la radiologie conventionnelle standards  (clichés sans préparation, urographie intraveineuse) est encore actuellement primordiale. 

La sévérité de l'atteinte rénale sera mieux évaluée en associant la radiologie conventionnelle avec les autres méthodes d'imagerie que sont l'échographie et la tomodensitométrie ( IRM). 

La lithiase urinaire récidive dans 60 % des cas. 

Les examens radiologiques participent à la recherche d'une étiologie dont la correction évitera la récidive. 
Enfin, l'imagerie médicale a un rôle fondamental pour apprécier l'efficacité des traitements de la maladie lithiasique.

Des clichés radiologiques simples et une échographie permettent habituellement de confirmer le diagnostic
Le diagnostic est généralement fait sur les symptômes et l’examen par le médecin (examen clinique). 

Cependant, la prise en charge des calculs urinaires nécessite une imagerie diagnostique, de bilan et de suivi.

Dans les coliques néphrétiques simples, la radiographie simple (abdomen sans préparation) couplée à l’échographie ou un scanner  peut être suffisante. 

Pour la femme enceinte, l’écho-Doppler est l’examen de choix.

Dans les coliques néphrétiques compliquées ou en cas de doute diagnostique, le scanner est très performant (scanner spiralé sans injection). 

L’injection de produit de contraste est recommandée en cas de doute diagnostique, en cas d’infection urinaire et dans le cadre du bilan urologique et médical du calcul. 

L’échographie reste utile chez la femme enceinte et l’enfant, ou en cas de contre-indication à l’injection de produit de contraste. 

Une ostéodensitométrie osseuse est indiquée (souhaitable) chez la femme ménopausée en cas d’hypercalciurie (élimination importante de calcium dans l’urine).

Dans une série de coliques néphrétiques chez des femmes enceintes, la bandelette urinaire permettait de retrouver une hématurie microscopique ( sand dans les urines ) dans la moitié des cas et une leucocyturie ( globules blancs dans les urines ) 1 fois sur 3. 

En revanche, l’échographie montrait une dilatation des cavités du rein dans 88 % des cas.

 

Avis de l’Urologue : Dr Sami EL BAKKALI 

Le traitement de la colique néphrétique vise à favoriser l’élimination du calcul par les voies naturelles soit en modifiant la composition des urines pour dissoudre le calcul, soit par effet physique pour les disloquer, indique Dr Sami Bekkali, Urologue à Rabat. 

C’est la lithotritie qui repose sur l’usage d’ultrasons pour générer des ondes de choc qui vont désintégrer les calculs. Dans les cas difficiles ou dans ceux où la lithotritie est contre-indiquée, la chirurgie peut être nécessaire pour détruire ou extraire les calculs.

Cette procédure est indolore et ne nécessite habituellement pas d’hospitalisation. Elle est contre-indiquée chez les femmes enceintes, les personnes obèses, celles qui portent un stimulateur cardiaque (pacemaker) ou celles qui prennent des traitements anticoagulants. 

Après une lithotritie, les urines peuvent contenir un peu de sang pendant un ou deux jours. L'élimination des fragments peut également provoquer des douleurs modérées.

Les calculs peuvent être éliminés ou fragmentés en passant par les voies naturelles (urétéroscopie) ou en faisant une petite incision de la peau pour les très gros calculs). Une courte hospitalisation est alors nécessaire.

Rédigé par Dr Anwar Cherkaoui 

 

Vendredi 17 Mars 2023



Rédigé par Salma Chaoui le Vendredi 17 Mars 2023


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