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ENCG : Examens reportés, stages en péril


Rédigé par le Lundi 5 Janvier 2026



Dans un communiqué adressé à l’opinion publique et aux médias, des étudiants de l’École Nationale de Commerce et de Gestion (ENCG) dénoncent une situation qu’ils jugent « grave et sans précédent » : l’absence d’examens à la date prévue, suivie d’une reprogrammation qui coïncide avec le début des stages obligatoires. Ils réclament des solutions “flexibles” pour éviter un choix impossible entre scolarité et insertion professionnelle.

Des alternatives proposées pour éviter une “double peine”

Le communiqué des étudiants de l’ENCG décrit une séquence qu’ils présentent comme une rupture dans le déroulement normal de l’année universitaire. Selon eux, la programmation prévoyait la fin des examens au plus tard le 2 janvier. Or, affirment-ils, aucun examen n’aurait été organisé jusqu’au 5 janvier, sans explications officielles communiquées “en temps utile”. Après ce retard, l’administration aurait annoncé une nouvelle période d’examens du 12 au 24 janvier, un calendrier qui, d’après les signataires, place une grande partie des étudiants dans une impasse.

La principale inquiétude tient au chevauchement direct avec les stages obligatoires, considérés comme une étape déterminante du cursus et, souvent, le premier contact structurant avec le marché du travail. Le communiqué souligne que de nombreux étudiants ont déjà commencé leur stage à partir du 5, du 9 ou du 12 janvier, et qu’ils sont liés à des engagements formels avec les organismes d’accueil. Dans ces conditions, l’obligation de composer en présentiel pendant la période de stage risquerait d’entraîner des absences répétées, susceptibles, selon les étudiants, de mener à une rupture du stage, avec des conséquences sur leur parcours académique et leur employabilité.

Le texte insiste également sur la dimension sociale et logistique : certains stagiaires se trouvent dans des villes différentes de leur ville d’études, d’autres résident loin et doivent assumer des déplacements longs et coûteux. Au-delà de l’organisation, les signataires dénoncent une responsabilité qu’ils refusent d’endosser. Ils affirment ne pas être à l’origine du retard, qu’ils attribuent à l’absence d’accord à temps entre l’administration et le corps enseignant, et jugent “inacceptable” que les étudiants subissent les répercussions d’un blocage qu’ils disent ne pas avoir causé.

Sans appeler à l’escalade, les étudiants expliquent leur recours aux médias par un “souci de protection” de leurs droits à un enseignement organisé et à un parcours professionnel viable. Ils demandent une réponse urgente, et avancent plusieurs pistes qu’ils estiment réalisables, comme des examens à distance, des évaluations alternatives par projets ou devoirs, ou toute formule exceptionnelle garantissant, selon eux, à la fois l’équité pour les étudiants et la crédibilité académique.

 





Mamoune ACHARKI
Journaliste junior passionné par l'écriture, la communication, les relations internationales et la... En savoir plus sur cet auteur
Lundi 5 Janvier 2026

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