Le ministère public affirme que plus de 90% des plaintes déposées en 2025 ont été traitées par les parquets. Un chiffre présenté comme le signe d’une amélioration notable de l’efficacité judiciaire, mais qui renvoie aussi à une question décisive : traiter plus vite, oui, mais comment, et avec quelles garanties ?
Derrière l’indicateur, un enjeu central : réduire les délais sans sacrifier les droits.
Le traitement des plaintes est l’un des thermomètres les plus sensibles de la justice au quotidien. Lorsqu’un parquet accuse du retard, c’est toute la chaîne qui se tend : policiers et gendarmes attendent des instructions, les victimes s’impatientent, les mis en cause restent dans l’incertitude, et la confiance publique s’effrite. Dans ce contexte, l’annonce par le ministère public d’un taux de traitement supérieur à 90% des plaintes déposées en 2025, si elle se confirme dans les rapports officiels, marque un signal fort d’amélioration de la réactivité des parquets.
Ce résultat, tel qu’il est présenté, suggère un effort de pilotage plus fin et une réduction des “stocks” de dossiers en attente. Dans plusieurs systèmes judiciaires, ce type de progression est généralement lié à une combinaison de facteurs : meilleure organisation interne, spécialisation des équipes, priorisation des affaires les plus urgentes, et montée en puissance d’outils numériques permettant de suivre les dossiers, d’éviter les doublons et de raccourcir les circuits de validation.
Mais un pourcentage, aussi impressionnant soit-il, ne dit pas tout. La notion de “plainte traitée” recouvre des réalités différentes : classement, orientation vers une enquête, poursuites, médiation, ou renvoi devant une juridiction. Pour mesurer l’impact réel sur les citoyens, deux indicateurs deviennent essentiels : le délai moyen de traitement et la qualité des décisions, notamment la motivation des classements et l’information donnée aux plaignants.
L’annonce remet aussi au centre la question des ressources. Accélérer suppose des effectifs suffisants, une coordination fluide avec les services d’enquête et, surtout, une capacité à absorber les pics d’activité sans dégrader l’examen individuel des situations. Le défi est double : gagner du temps tout en renforçant les garanties, car une justice “rapide” mais perçue comme expéditive produit l’effet inverse de celui recherché.
Au final, si le cap des 90% devient une tendance durable, il pourrait traduire un mouvement structurel vers une justice plus efficace. La prochaine étape sera de documenter, chiffres à l’appui, ce que cette performance change concrètement pour les victimes, les justiciables et les délais des tribunaux.
Ce résultat, tel qu’il est présenté, suggère un effort de pilotage plus fin et une réduction des “stocks” de dossiers en attente. Dans plusieurs systèmes judiciaires, ce type de progression est généralement lié à une combinaison de facteurs : meilleure organisation interne, spécialisation des équipes, priorisation des affaires les plus urgentes, et montée en puissance d’outils numériques permettant de suivre les dossiers, d’éviter les doublons et de raccourcir les circuits de validation.
Mais un pourcentage, aussi impressionnant soit-il, ne dit pas tout. La notion de “plainte traitée” recouvre des réalités différentes : classement, orientation vers une enquête, poursuites, médiation, ou renvoi devant une juridiction. Pour mesurer l’impact réel sur les citoyens, deux indicateurs deviennent essentiels : le délai moyen de traitement et la qualité des décisions, notamment la motivation des classements et l’information donnée aux plaignants.
L’annonce remet aussi au centre la question des ressources. Accélérer suppose des effectifs suffisants, une coordination fluide avec les services d’enquête et, surtout, une capacité à absorber les pics d’activité sans dégrader l’examen individuel des situations. Le défi est double : gagner du temps tout en renforçant les garanties, car une justice “rapide” mais perçue comme expéditive produit l’effet inverse de celui recherché.
Au final, si le cap des 90% devient une tendance durable, il pourrait traduire un mouvement structurel vers une justice plus efficace. La prochaine étape sera de documenter, chiffres à l’appui, ce que cette performance change concrètement pour les victimes, les justiciables et les délais des tribunaux.












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