Le Maroc et le Portugal relancent l’étude d’une interconnexion électrique entre leurs réseaux, selon Bladi. Le projet offrirait au Royaume une deuxième liaison avec le système européen, en complément des deux circuits sous-marins existants avec l’Espagne. À ce stade, le tracé, la solution technique et le financement ne sont pas arrêtés.
Les deux circuits Maroc-Espagne ont été mis en service en 1997 et 2006. Les capacités commerciales citées atteignent 900 mégawatts de l’Espagne vers le Maroc et 600 mégawatts dans l’autre sens. Une connexion portugaise constituerait donc une route supplémentaire et non le remplacement automatique de l’infrastructure déjà exploitée.
Rabat et Lisbonne ont convenu de solliciter la Commission européenne afin que le dossier soit reconnu comme important pour l’Europe et l’Afrique, ce qui pourrait faciliter l’accès à certains financements. Ils souhaitent aussi consulter les gestionnaires de réseaux, producteurs et investisseurs. Plusieurs configurations restent à l’étude, dont une liaison sous-marine directe ou un montage associant aussi l’Espagne.
Pour le Maroc, l’intérêt potentiel porte sur la sécurité des échanges, l’intégration des énergies renouvelables et la diversification des voies d’accès au marché européen. Mais aucune date de chantier ou de mise en service n’est confirmée. La prochaine étape utile sera la publication d’études précisant coûts, impacts environnementaux, capacités et règles d’exploitation. En attendant, l’interconnexion portugaise demeure un projet à instruire, pas une infrastructure acquise.












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