Une pression mondiale qui se répercute au Maroc
Depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, les marchés internationaux de l’énergie connaissent une forte tension. Le baril de pétrole a progressé de 44%, atteignant en moyenne 100 dollars contre 70 dollars auparavant. Le gaz a, lui, augmenté de 75%, tandis que le gaz naturel et le charbon ont respectivement grimpé de 63% et 21%.
Ces hausses alimentent une chaîne de renchérissement plus large, touchant aussi les coûts du transport maritime et aérien, avec des effets directs sur les économies importatrices comme le Maroc.
Gaz et électricité sous protection
Pour limiter l’impact sur le quotidien des ménages, le gouvernement a choisi de maintenir le prix du gaz butane, produit central dans la consommation domestique. Selon Fouzi Lekjaa, la subvention appliquée à la bonbonne de 12 kg est passée à 78 dirhams, contre 30 dirhams auparavant.
Ce seul soutien représente une charge mensuelle estimée à 600 millions de dirhams pour les finances publiques.
Même logique pour l’électricité. Malgré la hausse des intrants utilisés dans sa production, notamment le gaz naturel et le charbon, les tarifs de l’électricité resteront inchangés. Cette mesure mobilise à elle seule près de 400 millions de dirhams par mois, afin d’éviter une hausse des factures pour les ménages comme pour les entreprises.
Le transport aussi dans le viseur
Autre front sensible : le transport. Le gouvernement a également renforcé son appui aux professionnels du secteur, qu’il s’agisse des taxis, des bus, du transport scolaire, touristique ou rural.
Le dispositif prévoit une aide directe de 3 dirhams par litre de carburant, avec effet à partir du 15 mars, dans le but de ramener les coûts à des niveaux proches de ceux d’avant la crise.
Le coût mensuel de cette mesure est estimé à 648 millions de dirhams.












L'accueil















