Selon les données de WhoScored, les hommes de Mohamed Ouahbi ont réalisé davantage de passes que leurs adversaires (542 contre 501), tout en dominant dans les passes courtes (489 contre 455), les passes longues (40 contre 30) et les centres (13 contre 12). Cette maîtrise technique s'est également traduite par une légère supériorité dans la possession, avec 52 % du ballon en première période puis 53 % après la pause.
Malgré cette domination dans la construction, le Maroc s'est montré peu dangereux dans les trente derniers mètres. La sélection nationale n'a cadré que cinq tentatives, contre 22 frappes pour les Français. Les Bleus ont notamment créé quinze occasions dans le jeu, alors que les Lions de l'Atlas ne se sont procuré que deux situations de cette manière.
Sur coups de pied arrêtés, le Maroc s'est montré légèrement plus menaçant avec quatre occasions, contre trois pour la France, tandis que ses deux contre-attaques n'ont pas trouvé leur conclusion.
La répartition des tirs illustre également cet écart de réalisme. Près de 45 % des tentatives françaises ont été effectuées à l'intérieur de la surface de réparation, dont une partie dans les six mètres, démontrant la capacité des hommes de Didier Deschamps à se créer des occasions franches.
À l'inverse, 80 % des frappes marocaines ont été déclenchées en dehors de la surface, sans véritable présence dans la zone de vérité, signe des difficultés rencontrées pour déséquilibrer le bloc défensif français.
Les données d'Opta confirment cette domination offensive. La France a généré 1,87 but attendu (xG) lors de la seule première période, soit le total le plus élevé enregistré dans un premier acte sans but depuis le début du tournoi.
Si les deux équipes sont rentrées aux vestiaires sur un score nul, c'est en grande partie grâce à Yassine Bounou, auteur de plusieurs interventions décisives, dont un penalty repoussé devant Kylian Mbappé.
Le verrou marocain a finalement cédé après la pause. Mbappé a ouvert le score à la 60e minute avant de servir Ousmane Dembélé, auteur du deuxième but six minutes plus tard, scellant définitivement la qualification française.
Sur le plan individuel, Yassine Bounou a une nouvelle fois été le joueur marocain le plus en vue avec une note de 7,5. Le gardien des Lions de l'Atlas a également égalé le record du plus grand nombre de penalties arrêtés dans l'histoire de la Coupe du monde, avec quatre arrêts en comptant les séances de tirs au but.
En face, Kylian Mbappé a poursuivi son excellent tournoi en inscrivant un but et en délivrant une passe décisive, tandis qu'Ousmane Dembélé, auteur d'une prestation de haut niveau ponctuée par un but, a été désigné homme du match avec une note de 8,5.
Au-delà du score, les statistiques montrent que le Maroc n'a pas été dominé dans la maîtrise du jeu ni dans la possession du ballon. La différence s'est faite dans les zones décisives, où la France a su transformer ses occasions en buts, tandis que les Lions de l'Atlas ont payé leur manque d'efficacité devant le but.












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