Cette semaine, plusieurs journalistes étrangers ont pu visiter le site en compagnie de l’architecte marocain chargé du projet. Une visite qui a permis de constater l’avancement rapide des travaux. Selon les responsables du chantier, le taux de réalisation a atteint 40 %, tandis que la structure principale est désormais clairement visible.
L’enceinte comptera trois niveaux de tribunes et pourra accueillir jusqu’à 115.000 spectateurs, une capacité qui dépasserait celle de tous les stades actuellement en activité dans le monde. À titre de comparaison, le futur Camp Nou rénové affichera une capacité d’environ 105.000 places.
Au-delà de ses dimensions exceptionnelles, le stade se distingue par son identité architecturale. Son immense toiture s’inspire de la « khayma », la tente traditionnelle marocaine, symbole fort du patrimoine national. Réalisée en matériau PTFE translucide, elle permettra de laisser pénétrer la lumière naturelle tout en protégeant les spectateurs des intempéries.
Mobilisant des milliers d’ouvriers sur plusieurs dizaines d’hectares, le chantier suit un calendrier particulièrement serré. La livraison est prévue pour décembre 2027 afin de permettre les tests et homologations nécessaires avant la Coupe du monde de la FIFA 2030.
Coorganisé par le Maroc, Espagne et Portugal, le Mondial 2030 fera du Grand Stade Hassan II la pièce maîtresse du dispositif marocain. L’enceinte est pressentie pour accueillir les demi-finales, voire la finale de la compétition, sous réserve de la décision finale de la FIFA.
Pour de nombreux Marocains, ce projet dépasse le cadre sportif. Entre ambition, fierté nationale et rayonnement international, la forêt de Benslimane est en train de se transformer en l’un des futurs symboles du football mondial.












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