Championne de la Gold Cup en 1973 et de la Coupe caribéenne des nations à plusieurs reprises, la sélection haïtienne a dû patienter plus d’un demi-siècle avant de valider son billet pour le Mondial. Une qualification difficile, obtenue au terme d’un parcours marqué par des contraintes importantes, notamment l’impossibilité de jouer à domicile en raison de la situation politique du pays.
À la tête de cette équipe, le sélectionneur français Sébastien Migné tente de structurer un groupe jeune et dispersé aux quatre coins du monde. Ancien entraîneur ou adjoint sur le continent africain, il considère cette qualification comme l’un des plus grands accomplissements de sa carrière.
Sur le terrain, Haïti s’appuie notamment sur Duckens Nazon, véritable cadre offensif et meilleur buteur de la sélection, proche du record historique d’Emmanuel Sanon. Le buteur de 32 ans incarne une équipe habituée aux parcours atypiques, lui qui a évolué dans de nombreux championnats à travers le monde.
Le sélectionneur affiche cependant un discours prudent, l’objectif étant d’abord de marquer des points en phase finale et de représenter dignement le pays sur la scène mondiale.
Dans un groupe C composé du Maroc, du Brésil et de l’Écosse, Haïti aura fort à faire. Mais cette participation constitue déjà un événement majeur pour une nation qui retrouve la Coupe du monde après plus de cinq décennies d’attente.
Leur calendrier débutera face à l’Écosse le 14 juin à Boston, avant d’affronter le Brésil puis le Maroc en phase de groupes.












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