Réunis à Merzouga dans le cadre du Rally IA Future Lab, des experts marocains de la protection des données, de la recherche et de l’innovation numérique ont défendu une vision exigeante de l’intelligence artificielle. Au centre des échanges : la confiance, la souveraineté numérique, la qualité des données et la formation des compétences nationales.
Focus sur la protection des données personnelles, la recherche scientifique et le capital humain
À Merzouga, le débat sur l’intelligence artificielle a dépassé la fascination technologique pour poser une question centrale : comment bâtir une IA utile, fiable et souveraine pour le Maroc ? Lors d’un panel organisée dans le cadre de la première édition du Rally IA Future Lab, sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, des experts nationaux ont insisté sur la nécessité de placer la confiance numérique au cœur de toute stratégie d’innovation.
Animée par Ihsane Cheikhawi, chercheuse à l’Université Euro-Méditerranéenne de Fès, cette rencontre a réuni des profils issus de la protection des données, de la recherche scientifique et de l’entreprise technologique. Le message principal est clair : l’intelligence artificielle ne peut produire un impact durable que si elle repose sur des données fiables, une gouvernance solide, des compétences humaines qualifiées et un cadre éthique respectueux des droits des citoyens.
Nada Nazif, responsable du pôle Santé au sein de la Commission Nationale de Contrôle de la Protection des Données à Caractère Personnel, a rappelé que l’innovation ne peut être dissociée de la confiance. Au Maroc, la loi 09-08 encadre le traitement des données personnelles et constitue aujourd’hui l’un des principaux socles juridiques de la protection de la vie privée. La CNDP souligne également que les traitements liés à l’intelligence artificielle doivent respecter les principes de transparence, de finalité, de proportionnalité et de sécurité des données.
L’enjeu est particulièrement important dans le domaine de la santé. Les données médicales sont parmi les plus sensibles, mais aussi parmi les plus précieuses pour améliorer les diagnostics, la prévention et la qualité des soins. Pour le Maroc, l’intelligence artificielle peut devenir un puissant outil d’amélioration du système de santé, à condition de garantir l’anonymisation, le consentement et la protection effective des patients.
Fayçal Noushi, directeur général de Zen Networks, a insisté sur un autre levier décisif : le capital humain. Selon lui, le Maroc ne doit pas seulement consommer des solutions conçues ailleurs, mais développer ses propres outils, adaptés à ses réalités économiques, sociales et territoriales. Cette approche suppose de renforcer la collaboration entre universités, start-up, entreprises et institutions publiques.
La souveraineté numérique passe aussi par les infrastructures. Les experts ont appelé à investir dans des capacités nationales de stockage, de calcul et de gestion des données. Dans un contexte mondial où les grands modèles d’intelligence artificielle sont souvent contrôlés par quelques acteurs internationaux, cette question devient stratégique pour préserver l’autonomie technologique du Royaume.
Abdelghafour Marfak, directeur de la recherche scientifique et du Centre des études doctorales de l’Université Euro-Méditerranéenne de Fès, a rappelé que les progrès actuels de l’intelligence artificielle sont le résultat de décennies de recherche. Il a appelé les jeunes à s’engager davantage dans les disciplines scientifiques et technologiques, en soulignant que la performance des algorithmes dépend d’abord de la qualité des données utilisées.
Le Rally IA Future Lab, qui réunit plus de 1 000 jeunes de différentes régions du Royaume, illustre cette volonté de faire émerger une nouvelle génération de talents. À Merzouga, le Maroc ne célèbre pas seulement l’intelligence artificielle : il cherche à en définir les règles, les priorités et les garde-fous. La trajectoire qui se dessine est celle d’une IA marocaine responsable, inclusive et souveraine, capable de servir le développement national tout en consolidant le leadership numérique du Royaume.
Animée par Ihsane Cheikhawi, chercheuse à l’Université Euro-Méditerranéenne de Fès, cette rencontre a réuni des profils issus de la protection des données, de la recherche scientifique et de l’entreprise technologique. Le message principal est clair : l’intelligence artificielle ne peut produire un impact durable que si elle repose sur des données fiables, une gouvernance solide, des compétences humaines qualifiées et un cadre éthique respectueux des droits des citoyens.
Nada Nazif, responsable du pôle Santé au sein de la Commission Nationale de Contrôle de la Protection des Données à Caractère Personnel, a rappelé que l’innovation ne peut être dissociée de la confiance. Au Maroc, la loi 09-08 encadre le traitement des données personnelles et constitue aujourd’hui l’un des principaux socles juridiques de la protection de la vie privée. La CNDP souligne également que les traitements liés à l’intelligence artificielle doivent respecter les principes de transparence, de finalité, de proportionnalité et de sécurité des données.
L’enjeu est particulièrement important dans le domaine de la santé. Les données médicales sont parmi les plus sensibles, mais aussi parmi les plus précieuses pour améliorer les diagnostics, la prévention et la qualité des soins. Pour le Maroc, l’intelligence artificielle peut devenir un puissant outil d’amélioration du système de santé, à condition de garantir l’anonymisation, le consentement et la protection effective des patients.
Fayçal Noushi, directeur général de Zen Networks, a insisté sur un autre levier décisif : le capital humain. Selon lui, le Maroc ne doit pas seulement consommer des solutions conçues ailleurs, mais développer ses propres outils, adaptés à ses réalités économiques, sociales et territoriales. Cette approche suppose de renforcer la collaboration entre universités, start-up, entreprises et institutions publiques.
La souveraineté numérique passe aussi par les infrastructures. Les experts ont appelé à investir dans des capacités nationales de stockage, de calcul et de gestion des données. Dans un contexte mondial où les grands modèles d’intelligence artificielle sont souvent contrôlés par quelques acteurs internationaux, cette question devient stratégique pour préserver l’autonomie technologique du Royaume.
Abdelghafour Marfak, directeur de la recherche scientifique et du Centre des études doctorales de l’Université Euro-Méditerranéenne de Fès, a rappelé que les progrès actuels de l’intelligence artificielle sont le résultat de décennies de recherche. Il a appelé les jeunes à s’engager davantage dans les disciplines scientifiques et technologiques, en soulignant que la performance des algorithmes dépend d’abord de la qualité des données utilisées.
Le Rally IA Future Lab, qui réunit plus de 1 000 jeunes de différentes régions du Royaume, illustre cette volonté de faire émerger une nouvelle génération de talents. À Merzouga, le Maroc ne célèbre pas seulement l’intelligence artificielle : il cherche à en définir les règles, les priorités et les garde-fous. La trajectoire qui se dessine est celle d’une IA marocaine responsable, inclusive et souveraine, capable de servir le développement national tout en consolidant le leadership numérique du Royaume.












L'accueil




















