Un rapport d’ONU Femmes met en évidence une sous-représentation persistante des femmes dans l’économie de l’intelligence artificielle. D’après les éléments publiés par ONU Info, elles constituent environ 22 % des professionnels du secteur à l’échelle mondiale et occupent moins de 14 % des fonctions dirigeantes.
L’écart concerne aussi les usages. Le Gender Snapshot 2026 estime que les femmes ont environ 20 % de chances en moins que les hommes d’utiliser des outils d’intelligence artificielle générative. L’Organisation internationale du Travail ajoute que les métiers majoritairement féminins sont presque deux fois plus susceptibles d’être affectés par cette technologie que ceux où les hommes prédominent.
Pour le Maroc, ces constats internationaux peuvent servir de grille de contrôle aux établissements de formation, aux employeurs et aux entreprises technologiques. Il ne s’agit pas de leur attribuer automatiquement les mêmes proportions, faute de données marocaines dans la source, mais de mesurer localement l’accès aux outils, la présence dans les équipes techniques, l’évolution des tâches et la représentation dans les postes de décision.
Le rapport attire également l’attention sur les violences numériques. Une étude d’ONU Femmes indique que près d’un incident sur quatre visant en ligne des défenseures des droits humains, des militantes ou des journalistes impliquait l’intelligence artificielle. Des indicateurs sexués, des voies de signalement et des protections adaptées permettraient aux organisations marocaines d’évaluer leurs propres pratiques sans importer mécaniquement un diagnostic mondial.












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