L’Association des barreaux du Maroc a annoncé la poursuite du mouvement national engagé par les avocats contre la réforme de leur profession. Son président a confirmé à Rabat un boycott total des prestations professionnelles. Cette décision prolonge un conflit qui affecte directement l’accompagnement juridique de nombreux justiciables alors que les procédures judiciaires continuent.
Selon les éléments présentés par l’association, le mouvement a commencé le 15 juin. La loi contestée, publiée au Bulletin officiel le 20 août, réorganise notamment la formation, la gouvernance interne et la gestion financière des cabinets. Elle prévoit un livre comptable des transactions ainsi qu’un compte de dépôt centralisé auprès de chaque barreau pour certains fonds issus de décisions de justice.
Le texte attribue également au parquet un rôle dans les procédures disciplinaires et interdit aux avocats de convenir d’une cessation totale de leurs services. L’Association des barreaux estime que plusieurs dispositions portent atteinte à l’indépendance de la profession. Le gouvernement avait mis en place une commission mixte en février, mais l’adoption parlementaire a ravivé le désaccord.
Pour les citoyens au Maroc, la priorité immédiate est la continuité de l’accès au droit, en particulier pour les personnes engagées dans une procédure ou dépendantes de l’assistance judiciaire. Le différend appelle un dialogue institutionnel permettant de concilier transparence, responsabilité et droits de la défense, sans transformer les justiciables en variable d’ajustement du conflit.












L'accueil













