Des migrants enfermés dans un pays qu’ils ignoraient
L’Eswatini, petit royaume enclavé entre l’Afrique du Sud et le Mozambique, est devenu depuis 2025 une destination inattendue pour des migrants expulsés des États-Unis. Selon l’enquête internationale “The Deportation Project”, coordonnée par Forbidden Stories, au moins quatre avions ont déjà transporté 32 personnes vers ce pays, qui devrait en accueillir au total 160. Ces migrants sont détenus dans la prison centrale de Matsapha, près de la capitale économique Manzini.
L’accord entre l’administration Trump et le gouvernement de l’Eswatini a été négocié dans la plus grande discrétion. La population locale n’en a été informée qu’après l’arrivée des premiers expulsés, ce qui a provoqué des manifestations inhabituelles dans ce royaume où les contestations sont rares. Des femmes se sont notamment rassemblées devant l’ambassade américaine pour exprimer leur inquiétude face à l’arrivée de personnes considérées comme des « criminels » par les autorités.
Les migrants concernés, pour la plupart condamnés par la justice américaine, ont été transférés sans avoir été consultés sur leur destination. Plusieurs d’entre eux ont déclaré n’avoir jamais entendu parler de l’Eswatini avant leur arrivée. Ils sont désormais incarcérés dans des conditions qui font l’objet de critiques de la part d’avocats et d’organisations de défense des droits humains dans le pays.
Pour les jeunes Marocains, cette affaire illustre une réalité souvent ignorée : les politiques migratoires des grandes puissances peuvent impacter des pays africains sans que leurs populations soient consultées. Elle rappelle aussi que le Maroc, qui gère lui-même des questions migratoires complexes avec l’Europe et les États-Unis, doit rester vigilant sur les accords qui engagent sa souveraineté et sa capacité à protéger les droits des personnes en déplacement.
L’accord entre l’administration Trump et le gouvernement de l’Eswatini a été négocié dans la plus grande discrétion. La population locale n’en a été informée qu’après l’arrivée des premiers expulsés, ce qui a provoqué des manifestations inhabituelles dans ce royaume où les contestations sont rares. Des femmes se sont notamment rassemblées devant l’ambassade américaine pour exprimer leur inquiétude face à l’arrivée de personnes considérées comme des « criminels » par les autorités.
Les migrants concernés, pour la plupart condamnés par la justice américaine, ont été transférés sans avoir été consultés sur leur destination. Plusieurs d’entre eux ont déclaré n’avoir jamais entendu parler de l’Eswatini avant leur arrivée. Ils sont désormais incarcérés dans des conditions qui font l’objet de critiques de la part d’avocats et d’organisations de défense des droits humains dans le pays.
Pour les jeunes Marocains, cette affaire illustre une réalité souvent ignorée : les politiques migratoires des grandes puissances peuvent impacter des pays africains sans que leurs populations soient consultées. Elle rappelle aussi que le Maroc, qui gère lui-même des questions migratoires complexes avec l’Europe et les États-Unis, doit rester vigilant sur les accords qui engagent sa souveraineté et sa capacité à protéger les droits des personnes en déplacement.












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