Porté par une dynamique de fréquentation record, des investissements soutenus et une stratégie de diversification des marchés, le Maroc s’installe comme le pôle le plus attractif du tourisme en Afrique du Nord. Cette avance, observée dans les tendances 2024‑2025 et plusieurs analyses sectorielles, redessine la compétition régionale avec l’Égypte et la Tunisie.
Records, connectivité et montée en gamme au cœur du décollage
Le Maroc aborde 2025 avec un avantage structurel dans la course touristique nord-africaine : une trajectoire de croissance continue, une image de destination “quatre saisons” et une amélioration nette de la connectivité aérienne. Après une année 2024 marquée par un niveau de visiteurs inédit selon les communications officielles du secteur, les indicateurs disponibles et les projections professionnelles positionnent le Royaume comme la destination la plus dynamique de la région, devant l’Égypte et la Tunisie en volume comme en diversité de l’offre.
Cette progression s’explique d’abord par un élargissement des marchés émetteurs. Au-delà des clientèles traditionnelles européennes, les flux se consolident en provenance d’Amérique du Nord, du Golfe et d’Afrique, tirés par l’ouverture de lignes, le renforcement des hubs et une politique active de promotion. Le tourisme urbain (Marrakech, Fès, Rabat, Casablanca), le balnéaire (Agadir et la côte atlantique), le désert et l’écotourisme ont également permis d’étaler la saison, réduisant la dépendance à quelques pics calendaires.
Autre facteur clé : la montée en gamme de l’hébergement et des services, avec une multiplication de projets hôteliers, de rénovations et d’expériences orientées “culture et lifestyle”. Le calendrier sportif et événementiel joue aussi un rôle d’entraînement, dans un pays qui investit massivement dans les infrastructures et l’accueil, à l’approche de grands rendez-vous internationaux, dont la perspective de la Coupe du monde 2030.
En face, l’Égypte reste un géant touristique, tiré par le Caire, Louxor, Assouan et la mer Rouge, avec un fort potentiel de rebond. Mais la concentration sur certains pôles et la sensibilité aux chocs géopolitiques peuvent peser sur l’attractivité à court terme. La Tunisie, de son côté, continue d’afficher une base solide, particulièrement sur le balnéaire, mais cherche encore à accélérer sur la valeur ajoutée, la diversification et la connectivité.
En 2025, le leadership marocain ne se lit pas seulement en nombre de visiteurs : il se mesure aussi à la capacité à capter des séjours plus longs, des dépenses plus élevées et des segments variés. La question qui s’ouvre désormais est celle de la soutenabilité : formation, eau, mobilité, qualité de service et équilibre territorial seront déterminants pour transformer l’avance conjoncturelle en leadership durable.
Cette progression s’explique d’abord par un élargissement des marchés émetteurs. Au-delà des clientèles traditionnelles européennes, les flux se consolident en provenance d’Amérique du Nord, du Golfe et d’Afrique, tirés par l’ouverture de lignes, le renforcement des hubs et une politique active de promotion. Le tourisme urbain (Marrakech, Fès, Rabat, Casablanca), le balnéaire (Agadir et la côte atlantique), le désert et l’écotourisme ont également permis d’étaler la saison, réduisant la dépendance à quelques pics calendaires.
Autre facteur clé : la montée en gamme de l’hébergement et des services, avec une multiplication de projets hôteliers, de rénovations et d’expériences orientées “culture et lifestyle”. Le calendrier sportif et événementiel joue aussi un rôle d’entraînement, dans un pays qui investit massivement dans les infrastructures et l’accueil, à l’approche de grands rendez-vous internationaux, dont la perspective de la Coupe du monde 2030.
En face, l’Égypte reste un géant touristique, tiré par le Caire, Louxor, Assouan et la mer Rouge, avec un fort potentiel de rebond. Mais la concentration sur certains pôles et la sensibilité aux chocs géopolitiques peuvent peser sur l’attractivité à court terme. La Tunisie, de son côté, continue d’afficher une base solide, particulièrement sur le balnéaire, mais cherche encore à accélérer sur la valeur ajoutée, la diversification et la connectivité.
En 2025, le leadership marocain ne se lit pas seulement en nombre de visiteurs : il se mesure aussi à la capacité à capter des séjours plus longs, des dépenses plus élevées et des segments variés. La question qui s’ouvre désormais est celle de la soutenabilité : formation, eau, mobilité, qualité de service et équilibre territorial seront déterminants pour transformer l’avance conjoncturelle en leadership durable.












L'accueil




















