Trois chantiers, une priorité assumée
Dès les premières minutes de l’échange, le ton est donné : il s’agit moins d’un discours corporatiste que d’une réflexion stratégique sur la place de l’ingénierie dans le modèle de développement marocain. Pour Aziz Hilali, la reconnaissance du rôle de l’ingénieur n’est pas une revendication sectorielle, mais une condition structurelle de la compétitivité du pays, de sa souveraineté technologique et de sa capacité à mener des politiques publiques efficaces.
Trois chantiers, une priorité assumée
Interrogé sur la feuille de route issue du congrès qualifié de « nouveau départ », le président de l’UNIM identifie trois piliers majeurs pour les quatre années à venir : la création d’un Ordre national des ingénieurs, la révision du statut des ingénieurs du secteur public, et l’instauration d’une convention collective pour les ingénieurs du secteur privé .
Mais gouverner, c’est aussi hiérarchiser. Et sur ce point, Aziz Hilali ne se dérobe pas : la mise en place de l’Ordre national des ingénieurs apparaît comme la priorité cardinale. Un dossier ancien, souvent repoussé, qu’il qualifie sans détour de verrou politique. L’enjeu, selon lui, est désormais d’amener l’État à reconnaître la nécessité d’un cadre légal structurant pour organiser la profession, garantir l’éthique et protéger la valeur du métier.
Statut public et convention collective : rééquilibrer la profession
Sur le volet du secteur public, le constat est sévère. Le statut actuel des ingénieurs interministériels est jugé obsolète, déconnecté des responsabilités réelles et des exigences techniques contemporaines. L’UNIM plaide pour une révision profonde, capable de restaurer l’attractivité de la fonction publique et de reconnaître l’expertise technique à sa juste valeur .
Dans le secteur privé, l’ambition est tout aussi structurante : instaurer une convention collective spécifique aux ingénieurs. Un chantier sensible, qui implique un dialogue direct avec le patronat. Pour Aziz Hilali, il ne s’agit pas d’opposer entreprises et salariés, mais de créer un cadre clair, stabilisant et protecteur, bénéfique à la fois pour la compétitivité économique et la dignité professionnelle.
Fuite des cerveaux et crise de la formation
L’émission TILT aborde également une question centrale : la fuite des compétences. Aziz Hilali parle d’« hémorragie » et appelle à des mesures incitatives concrètes pour retenir les talents, qu’il s’agisse de reconnaissance statutaire, de perspectives de carrière ou de conditions de travail .
Sur le plan de la formation, le président de l’UNIM alerte sur les dérives liées à la prolifération des écoles d’ingénieurs. L’enjeu, selon lui, n’est pas la quantité, mais la préservation de l’excellence et de la crédibilité du diplôme d’ingénieur marocain, à travers une réforme du système d’enseignement et de recherche.
Un message d’unité et de responsabilité
Enfin, Aziz Hilali assume la pluralité politique et syndicale de son bureau comme une richesse plutôt qu’un obstacle. Pour lui, la diversité des sensibilités reflète celle de la profession elle-même et doit servir un objectif commun : redonner à l’ingénieur marocain la place stratégique qu’il mérite.
En clôture de l’entretien, le message est clair : l’UNIM entend être une force de proposition, de dialogue et de responsabilité. Une organisation qui ne se contente plus d’alerter, mais qui ambitionne de peser concrètement sur les décisions structurantes pour l’avenir de l’ingénierie marocaine .
ravailler en version plus offensive / à charge et à décharge, fidèle à la ligne TILT.
Trois chantiers, une priorité assumée
Interrogé sur la feuille de route issue du congrès qualifié de « nouveau départ », le président de l’UNIM identifie trois piliers majeurs pour les quatre années à venir : la création d’un Ordre national des ingénieurs, la révision du statut des ingénieurs du secteur public, et l’instauration d’une convention collective pour les ingénieurs du secteur privé .
Mais gouverner, c’est aussi hiérarchiser. Et sur ce point, Aziz Hilali ne se dérobe pas : la mise en place de l’Ordre national des ingénieurs apparaît comme la priorité cardinale. Un dossier ancien, souvent repoussé, qu’il qualifie sans détour de verrou politique. L’enjeu, selon lui, est désormais d’amener l’État à reconnaître la nécessité d’un cadre légal structurant pour organiser la profession, garantir l’éthique et protéger la valeur du métier.
Statut public et convention collective : rééquilibrer la profession
Sur le volet du secteur public, le constat est sévère. Le statut actuel des ingénieurs interministériels est jugé obsolète, déconnecté des responsabilités réelles et des exigences techniques contemporaines. L’UNIM plaide pour une révision profonde, capable de restaurer l’attractivité de la fonction publique et de reconnaître l’expertise technique à sa juste valeur .
Dans le secteur privé, l’ambition est tout aussi structurante : instaurer une convention collective spécifique aux ingénieurs. Un chantier sensible, qui implique un dialogue direct avec le patronat. Pour Aziz Hilali, il ne s’agit pas d’opposer entreprises et salariés, mais de créer un cadre clair, stabilisant et protecteur, bénéfique à la fois pour la compétitivité économique et la dignité professionnelle.
Fuite des cerveaux et crise de la formation
L’émission TILT aborde également une question centrale : la fuite des compétences. Aziz Hilali parle d’« hémorragie » et appelle à des mesures incitatives concrètes pour retenir les talents, qu’il s’agisse de reconnaissance statutaire, de perspectives de carrière ou de conditions de travail .
Sur le plan de la formation, le président de l’UNIM alerte sur les dérives liées à la prolifération des écoles d’ingénieurs. L’enjeu, selon lui, n’est pas la quantité, mais la préservation de l’excellence et de la crédibilité du diplôme d’ingénieur marocain, à travers une réforme du système d’enseignement et de recherche.
Un message d’unité et de responsabilité
Enfin, Aziz Hilali assume la pluralité politique et syndicale de son bureau comme une richesse plutôt qu’un obstacle. Pour lui, la diversité des sensibilités reflète celle de la profession elle-même et doit servir un objectif commun : redonner à l’ingénieur marocain la place stratégique qu’il mérite.
En clôture de l’entretien, le message est clair : l’UNIM entend être une force de proposition, de dialogue et de responsabilité. Une organisation qui ne se contente plus d’alerter, mais qui ambitionne de peser concrètement sur les décisions structurantes pour l’avenir de l’ingénierie marocaine .
ravailler en version plus offensive / à charge et à décharge, fidèle à la ligne TILT.












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