Analyse hebdomadaire en partenariat avec AFI
Pour mettre ces chiffres dans un contexte, sur la même période l’année dernière, la moyenne mobile sur 20 jours des volumes sur le marché central était de 425,3 millions de MAD, ce qui aurait correspondu à un volume hebdomadaire moyen de 2 126,5 millions de MAD ou 2,1 milliards de MAD.
Aujourd’hui, la moyenne mobile sur 20 jours des volumes sur le marché central se situe à un niveau de 144,8 millions de MAD, une moyenne de volume qu’on n’a plus revue depuis septembre 2024.
Comportement des grandes capitalisations
Au sein du MASI 20, l’activité est restée focalisée sur quelques grandes capitalisations bancaires, télécoms et industrielles. Attijariwafa Bank a enregistré un volume hebdomadaire de 65,8 millions de dirhams pour une baisse hebdomadaire de 0,89%, Marsa Maroc a enregistré un volume hebdomadaire de 56,5 millions de dirhams pour une légère hausse de 0,58%, malgré le détachement du dividende. Itissalat Al Maghrib a traité 52,8 millions de dirhams avec un repli de 1,64%, tandis que Résidences Dar Saada a échangé 51,5 millions de dirhams pour une correction limitée de 0,29%.
TGCC a reculé de 2,90% sur un volume de 33,6 millions de dirhams, alors que BCP a perdu 0,60% pour 28,6 millions de dirhams. Sur le segment industriel et matériaux, Holcim Maroc a baissé de 3,41%, Alliances de 4,87%, Douja Prom Addoha de 5,58% et CMGP Group de 6,48%, traduisant une aversion persistante pour les dossiers cycliques et les valeurs exposées aux coûts de financement et aux matières premières.
Dividendes et lecture des performances
D’après les données disponibles sur le site de la Bourse de Casablanca, parmi les valeurs mentionnées, deux valeurs ont marqué la semaine par le détachement de dividendes : Bank of Africa et Marsa Maroc. Bank of Africa a détaché un dividende de 5 dirhams par action, soit un rendement d’environ 2,58% au cours de référence de 194 DH, tandis que Marsa Maroc a détaché 11 dirhams par action, correspondant à un rendement de l’ordre de 1,26% sur un cours de 875 DH.
Il est essentiel de rappeler que les performances hebdomadaires affichées intègrent également l’effet mécanique du détachement des dividendes, ce qui peut accentuer la baisse apparente du cours ou atténuer une progression, alors même que la performance « hors dividendes » reste plus robuste. Cette nuance est particulièrement importante dans un contexte où les investisseurs comparent les rendements des actions à ceux des instruments de taux, avec une prime de risque perçue parfois défavorable aux actions marocaines.
Taux, pétrole et environnement macro-international
Sur le plan domestique, la courbe des taux reste globalement stable mais légèrement haussière, avec l’obligation d’État à 10 ans autour de 3,35% contre 3,28% début juillet, ce qui signale une pression modérée sur le coût de financement à long terme.
À l’international, les marchés ont réagi à la publication du CPI américain de juin ressorti à 3,8% sur un an, en ligne avec les attentes et en baisse par rapport aux 4,2% de mai, tandis que l’inflation sous‑jacente a convergé vers 2,6%. Ces chiffres, conjugués au premier témoignage de Kevin Warsh devant le Congrès, ont ravivé le débat sur un éventuel resserrement supplémentaire si l’inflation restait durablement au‑dessus de la cible de 2%.
La Banque du Canada a, elle, maintenu son taux directeur à 2,25% lors de sa réunion du 15 juillet, confirmant une stratégie de pause prolongée face à une inflation revenue vers 3,2% et à une croissance jugée « modérément ferme ». En Europe, la confirmation d’une inflation contenue en zone euro et des indicateurs d’activité toujours tièdes au Royaume‑Uni a nourri l’idée d’un cycle de taux proche de son plateau, mais sans perspective immédiate de baisse.
En Asie, les données publiées par la Chine ont montré une croissance du PIB de 4,7% en glissement annuel sur le premier semestre 2026 et 4,3% au deuxième trimestre, soit un rythme plus mou qu’en début d’année, malgré le soutien des secteurs technologiques et des services. Cette dynamique reste déterminante pour la demande mondiale de matières premières, les échanges avec l’Afrique et, plus largement, pour l’appétit des investisseurs pour les économies émergentes.
Enfin, les prix du pétrole ont fortement progressé, avec un Brent en hausse de près de 16% sur la semaine en raison des tensions au Moyen‑Orient, et les anticipations d’une offre plus contrainte accroissent les risques inflationnistes globaux et pénalisent directement les pays importateurs d’énergie comme le Maroc, via la facture énergétique, les coûts de transport et les marges des secteurs les plus exposés.
Implications pour le marché marocain
La combinaison d’un marché local en manque de profondeur, de volumes en net retrait et d’un environnement international marqué par l’incertitude sur l’inflation et la trajectoire des taux expliquerait la prudence actuelle des investisseurs à Casablanca. Le repli généralisé des valeurs du MASI 20, conjugué à l’évolution des taux et à la volatilité des prix du pétrole, renforcerait la sélectivité des titres.
Aujourd’hui, la moyenne mobile sur 20 jours des volumes sur le marché central se situe à un niveau de 144,8 millions de MAD, une moyenne de volume qu’on n’a plus revue depuis septembre 2024.
Comportement des grandes capitalisations
Au sein du MASI 20, l’activité est restée focalisée sur quelques grandes capitalisations bancaires, télécoms et industrielles. Attijariwafa Bank a enregistré un volume hebdomadaire de 65,8 millions de dirhams pour une baisse hebdomadaire de 0,89%, Marsa Maroc a enregistré un volume hebdomadaire de 56,5 millions de dirhams pour une légère hausse de 0,58%, malgré le détachement du dividende. Itissalat Al Maghrib a traité 52,8 millions de dirhams avec un repli de 1,64%, tandis que Résidences Dar Saada a échangé 51,5 millions de dirhams pour une correction limitée de 0,29%.
TGCC a reculé de 2,90% sur un volume de 33,6 millions de dirhams, alors que BCP a perdu 0,60% pour 28,6 millions de dirhams. Sur le segment industriel et matériaux, Holcim Maroc a baissé de 3,41%, Alliances de 4,87%, Douja Prom Addoha de 5,58% et CMGP Group de 6,48%, traduisant une aversion persistante pour les dossiers cycliques et les valeurs exposées aux coûts de financement et aux matières premières.
Dividendes et lecture des performances
D’après les données disponibles sur le site de la Bourse de Casablanca, parmi les valeurs mentionnées, deux valeurs ont marqué la semaine par le détachement de dividendes : Bank of Africa et Marsa Maroc. Bank of Africa a détaché un dividende de 5 dirhams par action, soit un rendement d’environ 2,58% au cours de référence de 194 DH, tandis que Marsa Maroc a détaché 11 dirhams par action, correspondant à un rendement de l’ordre de 1,26% sur un cours de 875 DH.
Il est essentiel de rappeler que les performances hebdomadaires affichées intègrent également l’effet mécanique du détachement des dividendes, ce qui peut accentuer la baisse apparente du cours ou atténuer une progression, alors même que la performance « hors dividendes » reste plus robuste. Cette nuance est particulièrement importante dans un contexte où les investisseurs comparent les rendements des actions à ceux des instruments de taux, avec une prime de risque perçue parfois défavorable aux actions marocaines.
Taux, pétrole et environnement macro-international
Sur le plan domestique, la courbe des taux reste globalement stable mais légèrement haussière, avec l’obligation d’État à 10 ans autour de 3,35% contre 3,28% début juillet, ce qui signale une pression modérée sur le coût de financement à long terme.
À l’international, les marchés ont réagi à la publication du CPI américain de juin ressorti à 3,8% sur un an, en ligne avec les attentes et en baisse par rapport aux 4,2% de mai, tandis que l’inflation sous‑jacente a convergé vers 2,6%. Ces chiffres, conjugués au premier témoignage de Kevin Warsh devant le Congrès, ont ravivé le débat sur un éventuel resserrement supplémentaire si l’inflation restait durablement au‑dessus de la cible de 2%.
La Banque du Canada a, elle, maintenu son taux directeur à 2,25% lors de sa réunion du 15 juillet, confirmant une stratégie de pause prolongée face à une inflation revenue vers 3,2% et à une croissance jugée « modérément ferme ». En Europe, la confirmation d’une inflation contenue en zone euro et des indicateurs d’activité toujours tièdes au Royaume‑Uni a nourri l’idée d’un cycle de taux proche de son plateau, mais sans perspective immédiate de baisse.
En Asie, les données publiées par la Chine ont montré une croissance du PIB de 4,7% en glissement annuel sur le premier semestre 2026 et 4,3% au deuxième trimestre, soit un rythme plus mou qu’en début d’année, malgré le soutien des secteurs technologiques et des services. Cette dynamique reste déterminante pour la demande mondiale de matières premières, les échanges avec l’Afrique et, plus largement, pour l’appétit des investisseurs pour les économies émergentes.
Enfin, les prix du pétrole ont fortement progressé, avec un Brent en hausse de près de 16% sur la semaine en raison des tensions au Moyen‑Orient, et les anticipations d’une offre plus contrainte accroissent les risques inflationnistes globaux et pénalisent directement les pays importateurs d’énergie comme le Maroc, via la facture énergétique, les coûts de transport et les marges des secteurs les plus exposés.
Implications pour le marché marocain
La combinaison d’un marché local en manque de profondeur, de volumes en net retrait et d’un environnement international marqué par l’incertitude sur l’inflation et la trajectoire des taux expliquerait la prudence actuelle des investisseurs à Casablanca. Le repli généralisé des valeurs du MASI 20, conjugué à l’évolution des taux et à la volatilité des prix du pétrole, renforcerait la sélectivité des titres.
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