Ces chiffres méritent toutefois d’être interprétés avec prudence. Les auteurs du rapport eux-mêmes rappellent que cet indice constitue un outil d’alerte précoce et non une prédiction. Il agrège des facteurs politiques, sociaux, économiques et numériques susceptibles d’alimenter des tensions durant une séquence électorale.
Dans le cas marocain, la question numérique apparaît centrale. Désinformation, campagnes coordonnées sur les réseaux sociaux, polarisation artificielle et circulation accélérée des rumeurs figurent parmi les défis identifiés dans plusieurs démocraties ou systèmes électoraux en transition.
Le sujet dépasse d’ailleurs le seul cadre électoral. La confiance dans les institutions, la crédibilité des acteurs politiques, la transparence des campagnes et la qualité du débat public jouent un rôle déterminant dans la résilience démocratique.
À l’approche du scrutin de 2026, la véritable interrogation n’est peut-être pas celle du risque de violence lui-même. Elle concerne davantage la capacité collective à préserver un espace public fondé sur les faits, dans une époque où la bataille de l’information devient parfois aussi importante que celle des urnes.












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