La gare routière d'Ouled Ziane, à Casablanca, devrait être dotée d'une plateforme numérique baptisée « Smart Gare », dans le cadre d'un marché estimé à 10 millions de dirhams. L'objectif affiché est d'automatiser, digitaliser et centraliser plusieurs opérations de gestion, dans une infrastructure qui demeure l'un des principaux nœuds du transport interurbain au Maroc.
L'idée paraît logique. Billetterie, information voyageurs, gestion des flux, sécurité, suivi des départs : une gare moderne ne peut plus fonctionner avec des procédures dispersées et une circulation d'information approximative. Le numérique peut réduire les zones grises et améliorer l'expérience du voyageur.
Mais Casablanca connaît trop bien les limites des projets annoncés avec enthousiasme. Une gare ne devient pas « smart » parce qu'on installe des écrans et une application. Elle le devient lorsque les files d'attente diminuent, que les voyageurs trouvent une information fiable, que la propreté est assurée, que les transporteurs respectent les règles et que les incidents sont traités rapidement.
Ouled Ziane reste un symbole. Celui d'un lieu indispensable, longtemps associé au désordre, et désormais engagé dans une réhabilitation plus large. La technologie peut aider. Elle ne remplacera ni le contrôle, ni la responsabilité, ni une gestion quotidienne sérieuse.
L'idée paraît logique. Billetterie, information voyageurs, gestion des flux, sécurité, suivi des départs : une gare moderne ne peut plus fonctionner avec des procédures dispersées et une circulation d'information approximative. Le numérique peut réduire les zones grises et améliorer l'expérience du voyageur.
Mais Casablanca connaît trop bien les limites des projets annoncés avec enthousiasme. Une gare ne devient pas « smart » parce qu'on installe des écrans et une application. Elle le devient lorsque les files d'attente diminuent, que les voyageurs trouvent une information fiable, que la propreté est assurée, que les transporteurs respectent les règles et que les incidents sont traités rapidement.
Ouled Ziane reste un symbole. Celui d'un lieu indispensable, longtemps associé au désordre, et désormais engagé dans une réhabilitation plus large. La technologie peut aider. Elle ne remplacera ni le contrôle, ni la responsabilité, ni une gestion quotidienne sérieuse.












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